La cérémonie marquant la mise en service d’une station de mesure de la qualité de l'air, implantée au siège de l’ambassade de France à Hanoï. Photo: VNA

Hanoi (VNA) – Le 16 juillet, l’ambassade de France au Vietnam a organisé une cérémonie marquant la mise en service d’une station de mesure de la qualité de l'air, implantée dans son siège à Hanoï.

Cette station fonctionne automatiquement 24 heures par jour. Les paramètres tels que la direction du vent, sa vitesse, les précipitations, la poussière, l'ozone et la qualité de l'air sont constamment mis à jour.

Elle sera connectée au réseau des stations gérées par les autorités municipales et ses données seront transmises continuellement au réseau de surveillance de la ville. Elle permet aussi de mener en même temps des recherches détaillées sur la pollution et les sources de pollution variables.

Elle constitue l’étape suivante du projet de soutien technique accordé par l’Agence Française de Développement(AFD) et l’Association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France (Airparif) en faveur de la capitale Vietnam. Ce projet a permis de mettre en place à Hanoï dix stations de mesure de la qualité de l'air par des entreprises françaises et le groupe ENVEA.

Lors de la cérémonie, l’ambassade de France a également présenté un module en 3D "HoanKiemAir" simulant l’interaction entre la circulation urbaine et la pollution de l’air à Hanoï. L'outil "HoanKiem Air" permet de mesurer le niveau de pollution en projetant les informations de simulation sur le module en 3D du district de Hoan Kiem afin d'identifier et de prendre en compte des scénarios et des différentes solutions d'atténuation.

La France et le Vietnam considèrent l’environnement comme un secteur de coopération en priorité, a déclaré l’ambassadeur français Bertrand Lortholary.

L’implantation d’une station de mesure de la qualité de l'air au siège de l’ambassade de France à Hanoï, témoigne de la coopération dynamique en matière de l’environnement entre les deux pays, en particulier entre Hanoï et l’Île-de-France qui célèbrent cette année le 30e anniversaire de leurs relations de coopération, a-t-il ajouté.

A ce jour, Hanoï recense 15 stations de surveillance environnementale : dix de surveillance automatiquement de la qualité de l’air et cinq sur les plans d’eau. D’ici 2020, la capitale vise à porter à 95 le nombre de stations de surveillance de la qualité de l’air implantées sur son sol.

Un accord de partenariat pour le dimensionnement d’un réseau de surveillance et d’information sur la qualité de l’air a été signé en septembre 2016 entre le Service municipal des Ressources naturelles et de l’Environnement et l’Association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France (Airparif).

Ce projet, à l’initiative du Comité populaire de Hanoi et de l’ambassade de France au Vietnam, bénéficiait d’un soutien de 120.000 euros de l’Agence Française de Développement(AFD). L'objectif était de permettre à Hanoi de se doter rapidement d'un dispositif opérationnel efficace.

Dans les temps à venir, le Comité populaire de Hanoï continuera de se coordonner avec Airparif dans la mise en œuvre du projet d’assistance technique à l’étude de la situation de l'air de Hanoï, financé par le gouvernement français. Un autre projet portant sur l’investissement dans un réseau de surveillance de l’environnement de la capitale sera déployé par le Comité populaire. Ce réseau se composera, entre autres, de 10 stations fixes de surveillance de l’air, de 60 capteurs, d’une station mobile et de quatre stations sur les plans d’eau.

Encourager les citadins à utiliser les moyens de transport en commun, limiter les motos en intra-muros, déployer le programme de plantation d’un million d’arbres… sont de bonnes solutions pour améliorer la qualité de l’air dans la ville. Le plus important c’est d’élever la conscience des habitants dans la protection de la qualité de l’air et de conjuguer les efforts des autorités locales (arrondissements, quartiers intra-muros et districts suburbains) en la matière. -VNA