Un journaliste britannique parle du "pouvoir" du bun cha vietnamien

"Je n'oublierai jamais la première portion de bun cha de ma vie", a partagé le journaliste britannique Graham Holliday.
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Hanoï (VNA) - "Je n'oublierai jamais la première portion de bun cha de ma vie", a partagé le journaliste britannique Graham Holliday.

Le bun cha est l'un des représentants du Vietnam dans la liste des "50 meilleurs plats de vermicelles au monde" votée par les lecteurs de TasteAtlas - un site xeb connu sous le nom de "carte mondiale de l'alimentation".
 
Dans l'introduction du bun cha, TasteAtlas mentionnait la fois où ce plat était apparu dans l'émission Parts Unknown du regretté célèbre chef Anthony Bourdain en 2016, lorsqu'il dégustait du bun cha et de la bière de Hanoï avec l'ancien président Barack Obama.
 
Être apprécié par un président américain et un chef de renommée mondiale a aidé le bun cha vietnamien à devenir de plus en plus populaire dans le monde.
 
Inspiré par une photo prise par Obama et Bourdain dans un restaurant de bun cha, en 2016, le journaliste britannique Graham Holliday a également écrit un article sur ce plat.
 
Au printemps dernier [2015], un collègue à New York m'a envoyé une photo de [l'ancien] président Obama en train de dîner avec Anthony Bourdain à Hanoï. Ils sont assis sur un tabouret en plastique bleu devant une simple table en inox, où se trouvent des bols en porcelaine blanche, une assiette d’herbes aromatiques et deux assiettes de vermicelles. Je sais très bien ce qu'ils ont mangé tous les deux.
 
A midi à Hanoï, on trouve du bun cha partout.  Et il y a 20 ans, quand j'ai goûté du bun cha pour la première fois, tout était exactement pareil.
 
Quand je suis arrivé au Vietnam, je ne connaissais presque rien à la cuisine vietnamienne. A cette époque, j'étais professeur d'anglais pour le British Council. Un jour, je suis tombé sur un restaurant de bun cha dans la rue Phung Hung.
 
Sur un gril à charbon posé sur le trottoir, à côté d'un pancovier, des morceaux de porc grésillaient et la fumée montait comme un large rideau couvrant la rue. Les mots "bun cha" étaient griffonnés sur un carton accroché à un arbre, juste au-dessus du gril.
 
Ce jour-là, je n'ai pas pu résister. Je me suis assis sur un tabouret en plastique. Goûter le bun cha pour la première fois a été le début de très nombreux repas. Ce repas bon marché  est devenu une de mes préférences culinaires.
 
Le bun cha est généralement un plat de déjeuner. Ils sa compose de trois parties: la partie principale est du porc (boulettes, morceaux) qui est trempé dans du nuoc mam (sauce de poisson) avec des morceaux de cornichons, du piment et du poivre noir. Vient ensuite une assiette de vermicelles blancs, et une d’herbes aromatiques avec de nombreuses variétés comme laitue, perilla, marjolaine, etc.

Vous pouvez commander en plus des nem cua be (rouleaux de printemps au crabe), c'est l'accompagnement parfait pour le bun cha. Les nem frits sont croustillants, gras. Dans la garniture, on retrouve de morceaux de chair de crabe blanc.
 
Personnellement, je n'oublierai jamais la première portion de bun cha de ma vie. Comme je l'ai écrit dans mon livre : "Le bun cha a le pouvoir de rendre tout ce qui vous entoure attrayant : le klaxon des voitures, la fumée, le bruit des trains, l'agitation des rues, le son du poulet haché ou le bruit des métallurgistes, etc., deviennent une harmonie à côté de ce merveilleux plat."
 
M. Obama a lui aussi certainement succombé aux charmes du bun cha. J'ai interrogé Bourdain sur les commentaires d'Obama et il m'a répondu: "Il a aimé. Le lendemain matin, il en parlait encore!."/.-CPV/VNA

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