Studios, une nécessité pour le 7e art national

Alors que l’engouement des réalisateurs et des producteurs pour le genre historique est en hausse, il leur est de plus en plus difficile de trouver des décors pour filmer leurs œuvres.

Hanoï, 23 juin (VNA) - Alors que l’engouement des réalisateurs et des producteurs pour le genre historique est en hausse, il leur est de plus en plus difficile de trouver des décors pour filmer leurs œuvres. Pour développer le cinéma national, la construction de studios s’avère indispensable.

 Studios, une nécessité pour le 7e art national ảnh 1Tây Mô, district de Nam Tu Liêm, à Hanoï, constitue actuellement un nouvel eldorado pour le tournage. Photo : Pham Hông/CVN

Tây Mô, district de Nam Tu Liêm, à Hanoï, est depuis longtemps considéré comme le "village hollywoodien" du Vietnam. De nombreux films historiques y ont été tournés.

La maison de la famille de Mme Yên est le lieu de prédilection des équipes pour les tournages à l’intérieur de maisons anciennes typiquement vietnamiennes.

Mme Yên raconte que tout a débuté vers les années 2000, lorsque le village de Tây Mô a commencé à accueillir des équipes de production. À l’époque, chaque séance de tournage attirait de nombreux villageois qui, par curiosité, arrêtaient toute activité pour venir assister au spectacle. Avec le temps, la fascination a laissé place à l’habitude et ces scènes font dorénavant partie du quotidien des habitants.

Suite à l’urbanisation, les petites maisons au charme d’antan ont peu à peu été remplacées par des logements modernes. À ce jour, Tây Mô ne compte plus que cinq à sept maisons anciennes adaptées au décor d’œuvres historiques.

"Certaines équipes de production logent avec la famille du propriétaire pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. La vie familiale est fatalement bouleversée. Ma famille se plaint souvent et il arrive qu’elle ne veuille plus les accueillir. Mais lorsque je vois les travaux pénibles fournis par les cinéastes pour produire leur film, je me sens heureuse d’avoir pu contribuer à leur création", partage Mme Yên.

L’ancien village de Duong Lâm, situé à environ 50 km du centre de Hanoï, constitue actuellement un nouvel eldorado de tournage, surtout pour les films historiques et ruraux.

"Les réalisateurs, les artistes et les chanteurs viennent souvent ici pour tourner des films ou faire des photos. D’ailleurs, l’acteur Quang Tèo est en train de tourner une comédie dans le village à l’heure où nous parlons! Nous, villageois, rencontrons, presque tous les jours, des célébrités ici", raconte Mme Hông, une villageoise.

Malgré l’urbanisation galopante, surtout dans les zones suburbaines de la capitale, Duong Lâm a su conserver ses anciennes bâtisses, puits, pagodes ainsi que sa maison commune et la porte du village. C’est pourquoi il attire aujourd’hui un grand nombre de professionnels du cinéma.

Outre Tây Mô et Duong Lâm, en banlieue de Hanoï, les provinces de Hung Yên et Nam Dinh au Nord sont également des destinations de choix des équipes de tournage.

Une fierté du passé


Les studios de Cô Loa sont nés il y a plus de 50 ans, à environ 20 km du centre de Hanoï. Ils ont connu leur heure de gloire avec plusieurs œuvres célèbres qui y ont été tournées, comme Chung môt dong sông (Même rivière) ; Chi Tu Hâu (Mme Tu Hâu) et Nghêu, so, ôc, hên, entre autres.

 Studios, une nécessité pour le 7e art national ảnh 2Une vue des studios de Cô Loa, en banlieue de Hanoï. Photo : Anh Tuân/VNA

De nombreuses générations de cinéastes vietnamiens se sont attachées à ces studios, en particulier lors de la guerre du Vietnam. Mais à partir des années 1980, désertés, ils sont tombés dans l’oubli.

En 2008, le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a entériné une décision de restauration des studios de Cô Loa, d’un investissement de plus de 100 milliards de dôngs, l’équivalent de près de 4,4 millions de dollars actuellement.

La première phase des travaux a été achevée avec l’entrée en service d’un studio de 450 m² et de ses ouvrages auxiliaires.

Les célèbres studios du monde dont Paramount et Disney (États-Unis), Atlas Film Studio (Maroc), Bollywood (Inde) et SSC (République de Corée) investissent d’immenses sommes dans leurs studios et décors, ce qui contribue grandement aux succès de leurs films. Ils deviennent par la suite des destinations prisées de touristes.

Pour sa part, la Chine, pays dont la réputation des films historiques n’est plus à faire, totalise actuellement une dizaine de studios qui accueillent chaque année de nombreux touristes tant vietnamiens qu’étrangers.

L’immense succès de la superproduction hollywoodienne Kong: Skull Island de Jordan Vogt-Roberts, tournée en 2016 dans certaines provinces du Nord du Vietnam, a fait sensation dans le monde du cinéma. Outre le complexe paysager de Tràng An, les sites touristiques de Vân Long et de Tam Côc -  Bich Dông (Ninh Binh), le Parc national de Phong Nha - Ke Bàng (Quang Binh) ou encore la baie de Ha Long (Quang Ninh) ont aussi servi d’écrin pour ce long-métrage.

Particulièrement, le village des aborigènes du film est devenu une nouvelle attraction touristique à Ninh Binh.

Yên Tu, futurs studios


Dang Thai Huyên, réalisatrice du film Nguoi tro vê (Le revenant) avec ses décors de la région rurale du Nord après la guerre, a confié qu’il lui avait été difficile de trouver des décors adaptés. "Chaque scène devait être tournée dans un lieu différent", explique-t-elle.

Selon Pham Dông Hông, metteur en scène spécialisé dans la production de films historiques, il est de plus en plus difficile de trouver de beaux décors adaptés à ce genre cinématographique.

En général, pour avoir accès à de tels décors, les équipes doivent se déplacer dans cinq à sept lieux différents pour tourner. Il s’agit d’une question épineuse pour les œuvres à faible budget.

S’étendant sur 15 ha, les studios de Yên Tu, dans la province de Quang Ninh (Nord), verront le jour, c’est sûr. Un événement que de nombreux réalisateurs et autres professionnels du cinéma attendent avec impatience. -CVN/VNA

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