Ressusciter un Hanoï oublié

Hanoï est une source d’inspiration de nombreux artistes et se trouve au cœur de la thématique du club MyHanoi, dont le but est de préserver et promouvoir les valeurs culturelles de la ville.
Ressusciter un Hanoï oublié ảnh 1Le club MyHanoi a introduit plusieurs jeux populaires dans des lieux publics. Photo : CVN
 

Hanoï (VNA) - Hanoï, capitale et âme du pays, est une ville considérée comme source d’inspiration de nombreux artistes et se trouve au cœur de la thématique du club MyHanoi, dont le but est de préserver et promouvoir les valeurs culturelles de la ville. Durant plus de 10 ans d’activités, Ngô Quy Duc et les membres dudit club ont ainsi mis en place et réalisé de nombreux projets dans cette optique.

Étant né et ayant grandi à Hanoï, au fond de son cœur, Ngô Quy Duc voue un amour particulièrement tendre pour la ville. Diplômé du Centre de formation des programmeurs internationaux FPT-APTECH, Ngô Quy Duc a cependant décidé de s’orienter dans un nouveau secteur : prendre les rennes du club MyHanoi.

En décembre 2006, en contastant que les sources d’information sur Hanoï restaient encore très insuffisantes, une idée a ainsi germé dans l’esprit du jeune homme : créer une «bibliothèque en ligne de Hanoï» où sont regroupées informations, archives sur la position géographique, histoire, économie et vieux quartiers de Thang Long-Hanoï. A partir de cette idée, le club MyHanoi a vu le jour.

Pour l’heure, MyHanoi est un des premiers clubs où se réunissent les jeunes amoureux de la capitale. Dès la naissance du projet, l’objectif a été de créer et de lancer des programmes culturels et artistiques pour préserver et développer les valeurs de la capitale millénaire. Le nom MyHanoi du groupe retrace en effet l’amour et la nostalgie de tous ceux qui ont une enfance liée aux «ding ding» de la sonnerie du tram, à l’odeur de la fleur d’alstonia, aux trente six rues et corporations ou encore à l’image des marchands ambulants... Ces beaux souvenirs ont poussé les membres du MyHanoi de collecter et de ramasser des documents et images afin d’enrichir l’encyclopédie en ligne sur Hanoï.

À présent, MyHaNoi comporte 50 membres officiels et plus de 300 étudiants volontaires provenant des différentes universités de la ville.

Des activités diverses

Ressusciter un Hanoï oublié ảnh 2La classe sur l'áo dài traditionnelle, organisée par MyHanoi en collaboration avec la styliste Lan Huong. Photo : CVN

MyHanoi a également organisé plusieurs programmes tels que «La mémoire de mon enfance» ou l’introduction de jeux populaires dans les lieux publics.

Depuis avril  2016, le club a ainsi organisé la mise en place de jeux traditionnels entre 15h-19h les samedis et dimanches sur l’esplanade de la statue Ly Thai Tô, près du lac de Hoàn Kiêm. Cet espace a attiré la participation de nombreux habitants et touristes avec un éventail d’activités diverses tels que la balançoire, le tir à la corde (keo co en vietnamien) et les échasses notamment. Les jeunes, et les moins jeunes, ont ainsi l’occasion de faire un retour dans le passé pour revivre, le temps d’un instant, ces moments d’antan que l’âge moderne s’est empressé de rendre désuets.

Une classe sur l'ao dài

Récemment, Ngô Quy Duc a collaboré avec la styliste Lan Huong à l’ouverture d’une classe sur les origines culturelles et esthétiques de l’áo dài traditionnel (tunique fendue des Vietnamiennes) ainsi que sur son utilisation. La classe est essentiellement consacrée aux jeunes filles et femmes, située à l’Espace de l’áo dài du Vietnam, au numéro 18, rue Au Co, Hanoï.

Ressusciter un Hanoï oublié ảnh 3Les habitants sont très enthousiastes avec les jeux populaires organisés sur l’esplanade de la statue Ly Thai Tô ou dans la rue piétonne. Photo : CVN

En 10 ans d’existence MyHanoi a fait face à un certain nombre de difficultés et de défis, mais aujourd’hui le club est devenu une adresse incontournable des amoureux de la ville. Son siège intitulé «Espace d’échange culturel de Hanoi 1010» (ou Hanoi 1010 cultural exchange space en anglais) a été officiellement inauguré au No32 Vong Thi, arrondissement de Buoi, Tây Hô, Hanoï. Le club accueille ainsi souvent les jeunes qui y viennent pour échanger et partager ensemble leur amour mutuel de la capitale.

«Les clichés de la ville pris par MyHanoi arrivent à capturer ces moments qui m’évoquent mon enfance», a écrit un facebooker. Ou «Je ne suis pas Hanoïen mais j’y ai grandi et dans ma mémoire, il y a toujours ces images qui me rappellent de bons souvenirs sur Hanoï», «J’aime mon Hanoï!»... Ces commentaires, sur la fanpage de Facebook sont autant de motivation pour que Ngô Quy Duc et MyHanoï de continuer à nourrir et diffuser un amour tant partagé de la capitale millénaire. -CVN/VNA

Voir plus

Haches de pierre découvertes dans la grotte Én. Photo : Musée de la province de Quang Tri

Cinq haches de pierre préhistoriques refont surface à Phong Nha-Ke Bàng

Les premières analyses suggèrent que les haches de pierre datent d’il y a environ 6.000 à 8.000 ans, soit du Néolithique, et sont associées à la culture de Bau Tro, une culture archéologique du Néolithique final du Centre du Vietnam datant d’il y a environ 5.000 à 8.000 ans, connue grâce aux outils en pierre et aux poteries mis au jour dans la province de Quang Bình.

Une exposition consacrée au roi Hàm Nghi offre aux jeunes générations une meilleure compréhension de l’histoire et de la culture nationales, les sensibilisant ainsi davantage à la préservation et à la valorisation du patrimoine. Photo: VNA

Les classes ouvertes cultivent l’amour des jeunes pour le patrimoine

Au fil des ans, le Centre de conservation des monuments de Huê s’est imposé comme un chef de file national en matière d’éducation patrimoniale en milieu scolaire. Il a mis en place des modèles novateurs qui transforment les sites patrimoniaux en « classes ouvertes » et en outils pédagogiques dynamiques.

Le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Photo. VNA

Ngoc Lang Nam Hai, symbole spirituel et culturel des pêcheurs du littoral vietnamien

À Phuoc Hai, le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Il incarne une tradition spirituelle unique des pêcheurs, mêlant culte ancestral, identité culturelle maritime et efforts de préservation patrimoniale. Ce lieu occupe une place centrale dans la vie spirituelle des pêcheurs. Avant chaque sortie en mer, certains viennent y brûler de l’encens pour solliciter protection et abondance. 

Photo : VNA

Une procession de palanquins vers le Temple des rois Hùng, riche en singularité

La procession des palanquins vers le temple des rois Hùng est une tradition culturelle emblématique, profondément ancrée dans l’esprit communautaire et transmise de génération en génération. Elle rassemble fidèles et habitants dans une atmosphère solennelle et empreinte de ferveur, où se mêlent rites, offrandes et expressions de dévotion.
Elle incarne la morale « Boire de l’eau, se souvenir de sa source », tout en illustrant le respect et la reconnaissance voués aux ancêtres, fondateurs et bâtisseurs de la nation.

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Dans l’art du Tuông (théâtre classique vietnamien), le maquillage scénique, communément appelé « ve mat » (peinture du visage), constitue l’un des éléments les plus emblématiques et fondamentaux. Véritable langage visuel, il permet au public de percevoir immédiatement la personnalité, le statut social et la moralité des personnages dès leur entrée en scène.

Présentation du projet de film sur le commandant légendaire Tran Hung Dao à Séoul. Photo: VNA

Un film sur Trân Hung Dao ouvre de nouvelles perspectives Vietnam–République de Corée

Le film retrace la vie et la carrière de Tran Hung Dao, le commandant légendaire qui a mené le peuple de l'ancien Vietnam, le Dai Viet, à la victoire contre les invasions mongoles à trois reprises au 13e siècle. Véritable symbole de patriotisme et de génie militaire, il est souvent comparé dans ce projet à l'amiral sud-coréen Yi Sun Sin pour son importance historique et culturelle.