Selon ce projet, une base dedonnées scientifiques complètes sur ces stèles au service de leurpréservation, de leur gestion et de leur valorisation sera conçue.
Le Temple de la Littérature a été édifié en 1070, et est devenu lapremière université nationale, en 1076, sous la dynastie des Ly(1010-1225). Après de nombreux concours royaux, le roi Lê Thanh Tông(1460-1497) ordonna en 1482 l'érection de stèles en pierre portant lesnoms et les terres d'origine des premiers lauréats de ces concoursimpériaux, et ce depuis le premier concours de 1442, qui eut lieu sousla dynastie des Lê. Entre 1442 et 1779, 124 concours de doctorat ont étéorganisés, mais seulement 82 sont gravés dans la pierre au Van Miêu -Quôc Tu Giam. Les stèles sont posées sur le dos de tortues de pierre,symbole d'immortalité.
Selon les historiens, ces stèlesont une grande valeur, tant historique, culturelle qu'artistique. Ellessont considérées comme des documents historiques sur la vie et l'oeuvredes lauréats du régime impérial, ainsi que sur cette institutionqu'étaient les concours mandarinaux. Chaque stèle est par ailleurs uneoeuvre d'art en elle-même, avec ses sculptures raffinées. À traverschacune d'elles, on peut suivre le développement des beaux-arts auVietnam du 15e au 18e siècles, ce qui confirme par ailleurs leuroriginalité par rapport à d'autres.
Inscrites en mars2010 par l'UNESCO dans le registre "Mémoire du monde, régionAsie-Pacifique", les stèles ont été reconnues ensuite, en juillet 2011,en tant que patrimoine documentaire mondial par l'UNESCO. Le site de VanMieu-Quoc Tu Giam a été reconnu en mai 2012 vestige national spécial.
Le Temple de la Littérature a contribué à rendre hommage àla culture et à l'histoire millénaire du Vietnam, à la belle traditionde respecter le talent et la moralité. - VNA
Mille ans de sênh phách, un voyage artistique au cœur de la sauvegarde du ca trù
À travers le parcours des artisans et des passionnés du ca trù, le documentaire Ngàn năm sênh phách (Mille ans de sênh phách), réalisé par l’artiste du peuple Lê Viêt Huong, rappelle qu’en dépit des aléas de l’histoire, les traditions peuvent renaître dès lors qu’elles sont portées par la reconnaissance et par un engagement collectif en faveur de leur sauvegarde.