Dans presquetous les villages ethniques de ce district, les caractères culturelsoriginaux que sont les gongs, les maisons communes et les fêtestraditionnelles demeurent solidement ancrés.
A l'heureactuelle, l'on recense à Dak Doa 87 maisons communes et maisonsdestinées aux activités communautaires, 156 troupes artistiques, et prèsd'un millier d'ensemble de gongs avec 85 orchestres, sans compter lesvillages de métier de tissage de brocatelles...
Lesactivités d'échanges permettent de mettre l'identité des ethnies Bahnaret J'rai en avant. Les dialectes et écritures ethniques font égalementl'objet d'un travail de préservation. Les fêtes traditionnellesperdurent, à l'instar du sacrifice de buffles, du culte de la goutted'eau, de la cérémonie de passage à l'âge adulte... De même, lesautorités encouragent les ethnies à faire valoir leur patrimoineartistique (chants, épopées, danses, habits traditionnels, etc.).
Les autorités de Dak Doa ont notamment demandé d'introduire les gongs àl'école. Et aujourd'hui, huit écoles possèdent un orchestre (voireplusieurs) de gongs.- AVI
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.