Le charme vestimentaire vietnamien sur la scène internationale

Propriétaire de la marque ASAI à Londres, le styliste d’origine vietnamienne A Sai Ta insuffle un vent nouveau sur la mode internationale.

Londres (VNA) - Propriétaire de la marque ASAI à Londres, le styliste d’origine vietnamienne A Sai Ta insuffle un vent nouveau sur la mode internationale. De retour au Vietnam depuis juillet, il est à la recherche d’inspiration pour la prochaine Semaine de la mode de Londres.

Le charme vestimentaire vietnamien sur la scène internationale ảnh 1A Sai Ta a été nommé parmi les six nouveaux stylistes exemplaires de 2017 par l’association Fashion East London. Photo: CTV/CVN
 

De prime abord, une certaine froideur émane de la personne du styliste anglais. A Sai Ta est pourtant quelqu’un de très aimable et de convivial quand il travaille avec les autres. Né à Londres où il vit toujours, A Sai Ta est d’origine asiatique, son père est hongkongais et sa mère, vietnamienne. Son père, menuisier, a quitté la famille quand le jeune garçon n’avait alors que six ans, laissant sa mère seule pour élever ses sept enfants. Elle travaillait alors comme tailleur.

Quand passion rime avec profession

De par sa situation familiale un peu spéciale, quand il était enfant, A Sai Ta devait souvent changer d’école, et fatalement il arrivait que le jeune garçon n’ait pas l’uniforme adéquat le jour de la rentrée scolaire. "Je me rappelle une année en particulier. Pendant que mes camarades portaient tous des pantalons gris, le mien était vert. Je me suis trouvé alors comme un imbécile…", raconte le styliste. "Mais je me rappelle surtout que le mec le plus branché de l’école est venu me voir et m’a demandé où j’avais acheté ce pantalon car il voulait acheter le même. À ce moment-là, je me suis rendu compte à quel point on pouvait impressionner les autres avec les tenues que l’on porte, peu importe si l’on est différent".

Dans leur jeunesse, A SaiTa et sa sœur fréquentaient régulièrement les friperies de la ville à la recherche de vêtements de seconde main. Ils s’amusaient à les réajuster, les transformer, et les personnaliser. À l’âge de 16 ans, il a obtenu son premier boulot dans un magasin de prêt-à-porter de la marque H&M. Le jeune homme a continué de travailler dans le secteur de la vente au détail de vêtements tout en suivant ses études de licence, puis de master au Collège d’art et design Central Saint Martins (dépendante de l’Université des arts de Londres).

Le charme vestimentaire vietnamien sur la scène internationale ảnh 2A Sai Ta en compagnie d’un mannequin lors d’un défilé en juillet dernier à Dà Nang (Centre). Photo: TN/CVN
 

Durant ses années estudiantines, A Sai Ta a remporté le prix de L’Oréal Professional Talent Award pour des modèles conçus à base de tricot. Après ses études, le jeune artiste a travaillé pour les marques The Row et Yeezy. Chaque expérience professionnelle lui a été enrichissante que ce soit dans sa manière de travailler ou de confectionner ses modèles. "Chaque société possède une approche qui lui est propre en ce qui concerne la création de produits ou le relationnel vis-à-vis de la clientèle. À Yeezy, j’ai appris le sens méticuleux du détail pour la confection de sweatshirts et de survêtements. Quant à The Row, elle a considérablement comblé mes lacunes en termes de tenues féminines", partage le styliste.

A Sai Ta tient à créer des vêtements qui expriment une certaine délicatesse dans le style couplé à des techniques de couture parfaites. "Je cherche à faire des vêtements quotidiens et populaires comme des blousons de motard, des blousons +bomber+ et de denim mais avec des variantes originales et élégantes", fait-il-part.

Premier défilé au Vietnam le 14 juillet

La première collection que présente A Sai Ta dans le cadre de la Fashion Week de Londres automne-hiver 2017-2018 est censée être une explosion de structures et de matières. En particulier, les franges et les tenues déchirées semblent être sa signature. "À mes débuts, par manque de fonds essentiellement, j’ai commencé à collectionner tous les tissus jetés ou non utilisés de mon école pour en faire mes propres matières premières... Étonnement, elles m’ont permis de créer des modèles vraiment uniques". À noter que les vêtements relevant de cette collection ont tous été vendus en une semaine après leur présentation.

Pour la Semaine londonienne de la mode printemps-été 2018, le styliste d’origine asiatique invite les adeptes de la mode européens à découvrir la culture de ses pays d’origine, dont le Vietnam. "Je m’inspire beaucoup de la culture traditionnelle du Vietnam et des vêtements des ethnies minoritaires de Sa Pa, province de Lào Cai. J’adore les couleurs et les matières, en particulier la brocatelle et la soie. J’aime aussi le +street style+ (style de rue) au Vietnam. Tout cela est fort enrichissant et m’apporte de l’énergie et de l’inspiration pour la création de nouveaux modèles", confie-t-il.

Pour son premier défilé au Vietnam tenu le 14 juillet, A Sai Ta a mis en exergue "la performance" des matières. "Je m’explique. Comme le podium était sous forme de pont, quand les mannequins défilaient, les tenues semblaient avoir une vie qui leur est propre. Comme si elles volaient dans l’espace. Cela me fascine…", se rappelle-t-il.

Outre la présentation de ses créations lors de ce retour tant attendu au Vietnam, A Sai Ta continue sa "chasse" aux matériaux pour ses prochaines collections prévues pour la London Fashion Week. "J’apporterai naturellement des tissus comme la brocatelle et la soie sur le devant de la scène internationale. J’ai déjà des idées plein la tête. À la London Fashion Week, je souhaite réellement présenter à sa juste valeur la beauté vestimentaire du Vietnam", conclut A Sai Ta.-CVN/VNA

Voir plus

Une démonstration d’écriture calligraphique. Photo : VNA

Hai Phong célèbre la tradition du respect des maîtres au Van Mieu Mao Dien

Le festival, qui se déroule du 4 au 6 avril, propose de nombreux rituels, activités culturelles et jeux populaires, dont la cérémonie d’offrande des caractères sacrés autour du thème « Tôn su trong dao » – qui exprime le respect et la reconnaissance envers les enseignants ainsi que l’attachement au savoir et aux valeurs morales.

La couleur rose de la pagode se détache harmonieusement sous le ciel bleu, au cœur des rizières de la région de Bay Nui, à An Giang. Photo : Thanh Sang / VNA

Pagode Hang Cong : un édifice rose unique à An Giang

Située dans la commune de Tri Ton, dans la province d’An Giang, dans le Sud du Vietnam, la pagode Krang Kroch, également connue sous le nom de pagode Hang Cong, est un temple bouddhiste theravada khmer vieux de plus d’un siècle. Étroitement liée à la vie culturelle et spirituelle de la communauté khmère de la région de Bay Nui, elle se distingue par sa rare teinte rose et son architecture traditionnelle khmère. Plus qu’un simple lieu de culte, elle constitue aujourd’hui une destination prisée des visiteurs désireux de découvrir l’identité culturelle singulière de la province d’An Giang.

Au cœur de cette conception graphique figure une colombe, symbole universel de la paix, tenant dans son bec un épi de riz et accompagnée de trois rubans de soie multicolores. Photo: VNA

Quang Tri dévoile l’identité visuelle du Festival pour la Paix 2026

Placée sous le thème "De la mémoire vers l’avenir – Quang Tri pour la paix", l’édition 2026 du festival ambitionne de souligner la valeur de la paix, d’honorer l’esprit de solidarité et d’amitié, tout en rendant hommage aux héros et martyrs tombés pour l’indépendance et la liberté.

Cérémonie d’ouverture de l’écriture (Khai bút) au temple dédié à Chu Van An, à Chí Linh, Hai Phong. (Photo : VNA)

La culture au cœur de la stratégie de développement du Vietnam

La culture s’affirme comme un pilier central du développement du Vietnam, contribuant à la fois à la croissance économique et au rayonnement international. En mobilisant ses ressources endogènes et en accélérant la transformation numérique, le pays entend renforcer sa puissance douce et sa compétitivité.

Certaines œuvres du concours. Photo: CVN

Le Danemark dans mes yeux, les artistes en herbe voient l’avenir en vert

Pour marquer son 10e anniversaire, le concours de cette année a enregistré une participation record avec plus de 130.000 dessins et œuvres artistiques réalisés par des élèves à travers tout le pays. Ce chiffre impressionnant reflète non seulement l’intérêt des enfants pour le thème "Vivre vert", mais aussi la prise de conscience croissante et l’engagement actif de la jeune génération dans la recherche de solutions créatives pour répondre aux défis environnementaux selon leur propre regard.

La rencontre à Vienne entre l’ambassadeur du Vietnam et la famille de l’écrivaine Mira Lobe. Photo: VNA

La littérature jeunesse, passerelle entre les cultures vietnamienne et autrichienne

La rencontre à Vienne entre l’ambassadeur du Vietnam et la famille de l’écrivaine Mira Lobe met en lumière le rôle de la littérature jeunesse comme vecteur de rapprochement culturel entre le Vietnam et l’Autriche, dans un contexte marqué par la reconnaissance croissante des œuvres autrichiennes auprès du public vietnamien.