Peinture : une soixantaine d’œuvres d’artistes autistes exposées à Hanoï

Les œuvres de six autistes (cinq Vietnamiens et un Japonais) sont exposées à Hanoï du 4 au 12 mars au Musée des femmes du Vietnam (36, rue Ly Thuong Kiêt).

Hanoï (VNA) - Les œuvres de six autistes (cinq Vietnamiens et un Japonais) sont exposées à Hanoï du 4 au 12 mars au Musée des femmes du Vietnam (36, rue Ly Thuong Kiêt).

Peinture : une soixantaine d’œuvres d’artistes autistes exposées à Hanoï ảnh 1L'exposition ouvre ses portes du 4 au 12 mars au Musée des femmes du Vietnam, au 36, rue Ly Thuong Kiêt, à Hanoï.

L'événement, intitulé «Chạm» (Touch - Le Toucher), est organisé par le Réseau des autistes du Vietnam (VAN), en collaboration avec le Centre d’initiative pour la santé et la démographie, le Centre d’échanges culturels japonais au Vietnam et le Groupe des femmes asiatiques et des amis à Hanoï.

Cinq Vietnamiens sont Trung Hiêu, Hoàng Minh, Binh Minh, Gia Bao (Danh Lâm) et Nem (Dinh Chi), âgés de 15 à 20 ans. Et un Japonais est Ujita Masato, de 42 ans.

L’exposition est divisée en six parties. Chacune dévoile le sens esthétique et la passion de ces personnes souffrant d'autisme, qui ont généralement du mal à exprimer ce qu'ils ressentent. En revanche, nombre d’entre elles possèdent des facultés intellectuelles exceptionnelles. Elles ont une excellente mémoire et comprennent parfaitement leur environnement.

Cette exposition permet d’exprimer la créativité des autistes et leur vision de ce qui les entoure.

Peinture : une soixantaine d’œuvres d’artistes autistes exposées à Hanoï ảnh 2L’exposition est divisée en six parties. Chacune dévoile le sens esthétique et la passion de ces personnes souffrant d'autisme, qui ont généralement du mal à exprimer ce qu'ils ressentent.

À la cérémonie de vernissage, tenue le 4 mars, le directeur adjoint du Centre d’échanges culturels japonais au Vietnam, M. Kawai, n’a pas caché son bonheur de voir la participation d’Ujita Masato, un autiste japonais, à cet événement, sans oublier de souhaiter que cette exposition permette d’aider la société à mieux comprendre le monde des autistes, en vue d’une meilleure intégration de ceux-ci. «Une coopération bilatérale est prévue après cet événement», a-t-il souligné.

D’après lui, il s’agit du 2e programme de coopération de la partie japonaise dans ce domaine, le premier étant la traduction et la publication de la BD «Aller ensemble avec la lumière», qui dévoile la vie quotidienne d’une famille ayant un petit autiste. 

Il s’agit du premier de la série d’événements de cette année du Réseau des autistes du Vietnam.

Peinture : une soixantaine d’œuvres d’artistes autistes exposées à Hanoï ảnh 3

Peindre est un besoin quotidien deNem (Hà Dinh Chi). Pour lui, la peinture est une forme de communication et d’expression individuelle. Nem adore le jaune. Cet autiste de 12 ans a réalisé des milliers de peintures et il a été le premier autiste du Vietnam à avoir une exposition personnelle, en mai 2014.

Peinture : une soixantaine d’œuvres d’artistes autistes exposées à Hanoï ảnh 4Ujita Masato et sa mère à l'exposition.

C’est la première fois que le Japonais Ujita Masato participe à une exposition au Vietnam. En octobre 2016, cet autiste de 42 ans a réalisé sa 3e exposition personnelle au Japon, la première en 2008. Toutes ses œuvres portent des couleurs claires et harmonieuses. Ujita Masato aime surtout reproduire des œuvres de Picasso, Modigliani, des clichés de voyage. -CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.