Ouverture d’une conférence de l’OMS à Hanoi

«Le gouvernement vietnamien considère toujours la santé publique comme un devoir de l’ensemble de la société et du système politique», a déclaré la ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên.
«Le gouvernement vietnamienconsidère toujours la santé publique comme un devoir de l’ensemble de lasociété et du système politique», a déclaré la ministre de la Santé,Nguyên Thi Kim Tiên, lors de la cérémonie d’ouverture de la 63e sessiondu Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, le 24septembre à Hanoi.

«Au cours de ces dernièresannées, le Vietnam a obtenu de grandes réalisations en matière de santé.Le Parti, l’État et le gouvernement ont réservé un large soutien, moralet financier, aux activités de santé publique», a affirmé la ministrevietnamienne de la Santé.

Selon Nguyên Thi Kim Tiên,le secteur de la santé du Vietnam mène de vastes campagnesd’information auprès de la population sur les comportements à risques etles mesures d’hygiène, de prévention, à respecter pour mieux seprémunir de certaines maladies. Le secteur se concentre aussi sur laconstruction d’un réseau solide de centres de soins de médecinegénérale. En jeu : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;et le fait de disposer d’un contingent de ressources humaines hautementqualifiées pour une médecine moderne.
«L’organisation par leVietnam de cette 63e session du Comité régional de l’OMS reflète lavolonté du Vietnam, et plus globalement de toute la région d'Asie, decollaborer avec les instances internationales dans la santé publique»,a-t-elle souligné.

Dans son allocution prononcéelors de cette conférence, la vice-présidente de la République, NguyênThi Doan, a affirmé que cet événement témoignait d’une coopérationrigoureuse et efficace entre le Vietnam et l’OMS, ainsi qu’avec d’autrespays. Selon elle, plusieurs grandes politiques de santé ont étépubliées ces dernières années, avec la priorité donnée àl’investissement. Nguyên Thi Doan a également demandé aux participantsd’étudier, ensemble, les problèmes de santé publique dans chaque pays etdans toute la région, comme la prévention et la lutte contre lesmaladies contagieuses, non contagieuses, le programme de vaccinationétendu...

À cette occasion, le Docteur ShinYoung-Soo, directeur de l’OMS pour le Pacifique occidental, s’estfélicité des efforts du Vietnam dans la lutte anti-tabac, un autre graveproblème de santé publique, spécialement au Vietnam, la population -masculine en très large majorité - consommant massivement du tabac soustoutes ses formes.

Comme d’habitude, cette 63esession - qui se poursuit jusqu’au 28 septembre - se concentre sur lesprincipaux problèmes de santé de la région, l’élaboration de nouvellespolitiques et l’approbation des activités à mener dans les prochainesannées en vue d’améliorer la santé des populations. Il s’agit deproblèmes tels que, par exemple, la prévention et la lutte contre lesviolences et les accidents, les maladies tropicales «oubliées», lesméfaits du tabagisme, les maladies non contagieuses, les Objectifs duMillénaire du Développement en matière de santé, le financement de lasanté publique... Par ailleurs, un débat sur la nutrition sera organiséavec la participation des directeurs de l'Asie-Pacifique de l’OAA, del’UNICEF, du programme alimentaire mondial (PAM) ainsi que du directeurde l’OMS pour le Pacifique occidental.

Le Vietnamorganisera en tant que pays hôte un forum de haut rang intitulé «Uneassurance santé pour tous», lequel sera co-présidé par la ministrevietnamienne de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, et le directeur de l’OMSpour le Pacifique occidental, Shin Young-soo. D’autres événements oucolloques organisés par l’OMS en coopération avec l’Australie aurontlieu, ainsi que plusieurs rencontres bilatérales en marge de cetteconférence. – AVI

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.