Marchés africains : opportunités et défis

Un séminaire sur les voies arbitrales de règlement de litiges commerciaux est organisé les 7 et 8 juin à Hanoi.
Marchés africains : opportunités et défis ảnh 1Le séminaire sur les voies arbitrales de règlement de litiges commerciaux est organisé les 7 et 8 juin à Hanoi.

Hanoi (VNA) - Un séminaire sur les voies arbitrales de règlement de litiges commerciaux est organisé les 7 et 8 juin à Hanoi. L’objectif : aider les entreprises vietnamiennes à faciliter les échanges tout en réduisant les risques inhérents à leur entrée dans les marchés des pays francophones de l’Afrique.

Le Vietnam et les pays francophones de l’Afrique ont un taux de croissance élevé. Les relations commerciales entre les pays francophones du Mékong, de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) ne cessent de progresser.

En 2014, l’économie de l’UEMOA a atteint une croissance moyenne de 5,6% et celle de la CEMAC, de 3,9%, tandis que la croissance du Vietnam était de 5,9%. Les entreprises vietnamiennes s’intéressent de plus en plus aux potentialités économiques et commerciales des pays membres de ces deux zones.

«Les échanges commerciaux entre le Vietnam et l’UEMOA sont passés de 180 millions de dollars en 2007 à 990,2 millions en 2015, ceux entre le Vietnam et la CEMAC, de 72,6 millions de dollars à 336,7 millions. La structure des articles exportés vers ces marchés est de plus en plus diversifiée avec des produits du textile et de l'habillement, des pièces détachées pour voitures, motos, des ordinateurs, des produits électroniques et composants… Les deux produits principalement importés par le Vietnam sont la noix de cajou et le coton». C'est ce qu'a informé Hoàng Duc Nhuân, représentant du Département des marchés d’Afrique, d’Asie de l’Ouest et du Sud (ministère de l’Industrie et du Commerce), lors du séminaire organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Centre du commerce international et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam (VCCI).

La Francophonie appuiera les différentes formes de coopération Sud-Sud et tripartite, de façon à développer les opportunités de co-investissement et de diversification commerciale. «Les potentiels doivent être mieux exploités. Les entreprises souhaitent toujours avoir de nouveaux marchés. Le français est un des moyens pour que les entreprises des pays francophones puissent chercher les partenaires», a affirmé Éric Normand-Thibeault, directeur régional de l'OIF pour l'Asie et le Pacifique.

Obstacles et solutions

Cependant, il existe beaucoup d’obstacles dans la coopération entre les entreprises vietnamiennes et africaines. Il s’agit de difficultés dans le paiement, le transport, la demande de visa, le manque d’informations sur le marché et les partenaires, etc.

Les participants du séminaire ont également discuté des mesures à appliquer pour une entrée réussie dans les marchés de l’UEMOA et de la CEMAC.

«Les infrastructures des pays africains sont faibles. C’est pourquoi le délai de réalisation des projets est plus long que dans les autres régions du monde. Il faut donner la priorité à l’investissement à long terme. De plus, pour minimiser les obstacles, il est important de bien étudier les lois locales, notamment de l’OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires) avant d’accéder à ces marchés», a insisté Thai Kiêu Huong, vice-présidente du Forum des hommes d’affaires Vietnam - Afrique - Proche-Orient. 

Et Hoàng Duc Nhuân de compléter : «Les parties concernées poursuivent la promotion de leurs acquis positifs tout en recherchant ensemble de nouvelles mesures et activités, le maintien de l’organisation des rencontres acheteurs/vendeurs sur les filières commerce, des missions commerciales. Il est nécessaire d’instaurer un réseau d’organismes d’appui au commerce et à l’investissement du Mékong, de l’UEMOA et de la CEMAC et l’échange permanent d’informations, de créer des bases de données sur les informations d’affaires et d’investissements de ces trois zones économiques et de publier des livres bilingues. Enfin, nous devons étudier la possibilité de négocier et de signer un accord de libre-échange entre le Vietnam (ou le Mékong), l’UEMOA et la CEMAC». -CVN/VNA

Voir plus

Gia Lai mise sur une pêche durable et une aquaculture high-tech. Photo: VNA

Gia Lai mise sur une pêche durable et une aquaculture high-tech

Gia Lai vise à développer le secteur halieutique selon une approche durable, en réduisant progressivement l’intensité de l’exploitation tout en protégeant et en restaurant les ressources aquatiques, parallèlement à une application accrue des avancées scientifiques et technologiques et au développement de l’aquaculture de haute technologie.

Une habitante de Hô Chi Minh-Ville fait ses achats dans un supermarché. Photo: VNA

Le Vietnam mobilise ses moteurs de croissance pour viser une croissance à deux chiffres

Selon les analyses économiques du premier trimestre, l’économie vietnamienne a enregistré une dynamique de croissance notable, malgré les tensions géopolitiques et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette performance repose sur la contribution conjuguée des trois piliers traditionnels que sont la consommation intérieure, l’investissement et les exportations, parallèlement à l’émergence d’un nouveau modèle de croissance fondé sur la connaissance, la science, la technologie et l’innovation.

Production verte et chaînes de valeur, moteurs de la filière fruits et légumes en 2026

Production verte et chaînes de valeur, moteurs de la filière fruits et légumes en 2026

Face à la pression croissante des normes internationales et domestiques, la filière des fruits et légumes du Vietnam accélère sa transition vers un modèle de production vert, durable et sécurisé. Cette transformation ne se limite pas à un simple changement des méthodes agricoles, mais s’étend à l’ensemble de la chaîne de valeur, de la culture à l’exportation, avec un accent particulier sur la normalisation et la construction de marques. Ces efforts visent à concrétiser les objectifs de croissance fixés pour l’année 2026, dans un contexte de concurrence de plus en plus intense.