L’orientation professionnelle pour gérer le stress des concours et la carrière

L’échec aux concours d’entrée au lycée et à l’université n’est pas une impasse. Le système éducatif vietnamien offre une multitude d’options pour répondre aux besoins des élèves.

Un cours pratique au Collège de haute technologie de Hanoï. Photo : VNA
Un cours pratique au Collège de haute technologie de Hanoï. Photo : VNA

Hanoi (VNA) – L’échec aux concours d’entrée au lycée et à l’université n’est pas une impasse. Le système éducatif vietnamien offre une multitude d’options pour répondre aux besoins des élèves.

Lors des concours d’entrée au lycée et à l’université, les collégiens et lycéens se trouvent à une étape charnière de leur scolarité suscitant une pression réelle. C’est aussi le moment pour eux et leurs parents de faire des choix cruciaux concernant leur orientation future. Heureusement, le système éducatif vietnamien actuel propose une large gamme de formations alternatives, répondant ainsi à leurs besoins, aspirations et capacités.

Le Vietnam compte actuellement près de 1.900 établissements de formation professionnelle. Ces derniers se sont adaptés pour donner la priorité à la formation dans des domaines correspondant aux demandes des entreprises et du marché du travail, offrant ainsi un éventail de parcours de développement de carrière aux élèves du secondaire.

Sélectionner une filière adéquate

En outre, la mise en place d’admissions anticipées et la diversification des méthodes d’admission ont permis à de nombreuses écoles professionnelles de ne plus se fier uniquement aux résultats des examens de fin d’études secondaires. Cette approche a été particulièrement bénéfique pour les candidats, car elle a permis d’alléger la pression des examens et d’élargir les options de carrière

Soucieux de l’avenir scolaire de sa fille et de son entrée au lycée, Pham Quang Dung, domicilié dans le quartier de Phuong Liêt, arrondissement de Thanh Xuân, à Hanoï, a passé au crible plusieurs lycées privés et établissements de formation professionnelle locaux. Il est très préoccupé, car, selon le ministère de l’Éducation et de la Formation, le taux d’admission au lycée dans les écoles publiques de Hanoï pour l’année scolaire 2024-2025 n’est que d’environ 60%. Les élèves non reçus doivent se tourner vers les écoles privées, les centres de formation continue et les écoles de formation professionnelle.

Après avoir visité certaines écoles et reçu des conseils, M. Dung estime que s’orienter vers l’enseignement professionnel est la solution la plus judicieuse. En effet, les élèves diplômés du collège peuvent suivre un programme d’études combinant une formation professionnelle et une éducation générale selon le modèle 9+ leur permettant ensuite de poursuivre leurs études en licence.

Le concours d’entrée au lycée est une étape importante pour chaque collégien. De nombreux élèves peuvent se sentir découragés et déprimés après avoir échoué, mais cela ne signifie pas qu’il faille mettre un terme à leurs études.

En effet, le système éducatif actuel propose de nombreuses formes d’enseignement pour répondre aux besoins des parents et des élèves. Outre les lycées publics, ils peuvent choisir d’autres modèles, l’important étant de trouver celui qui correspond à leurs capacités, à leurs intérêts et à leurs aspirations professionnelles futures.

Lê Anh Tuân, spécialiste en orientation professionnelle et en création d’entreprises de l’Union de la jeunesse de Hanoï, souligne qu’il semble désormais acquis que les élèves qui terminent la 9e année ont le niveau pour passer en 10e. Par conséquent, l’examen d’entrée au lycée se fait beaucoup plus exigeant que pour l’entrée à l’université. Actuellement, les ministères de l’Éducation et de la Formation, du Travail, des Invalides et des Affaires sociales mettent en œuvre un modèle d’enseignement à double diplôme, le modèle 9+. Ainsi, outre l’opportunité et la “porte d’entrée” traditionnelle vers la 10e année, les élèves ont d’autres possibilités d’acquérir à la fois un enseignement général et une formation professionnelle.

Pham Vu Quôc Binh, vice-président du Département général de l’éducation et de la formation professionnelle du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, fait remarquer qu’avec la sensibilisation croissante de la société à la formation professionnelle, de nombreux parents s’y intéressent et orientent leurs enfants vers des filières adaptées à leurs capacités, leur permettant de trouver un emploi dès leur sortie de l’école.

Le système 9+ est un programme d’études parallèles qui combine formation professionnelle et enseignement secondaire général. Après trois années d’études, les élèves sont admissibles à l’examen du baccalauréat. Cela présente de nombreux avantages pour les élèves. En suivant ce programme, ils sont exposés dès le plus jeune âge à leur future profession, acquièrent des compétences, sont en contact avec des entreprises et développent des habitudes de travail dans un environnement professionnel. Parallèlement, ils ont la possibilité de suivre des programmes d’enseignement secondaire général, puis de poursuivre leurs études supérieures et d’atteindre le niveau souhaité.

Déterminer les orientations futures

De nombreuses écoles donnent la priorité à l’orientation professionnelle depuis la 9e année. Avant l’inscription en 10e année, les écoles intermédiaires aident activement les élèves à bien cerner leurs aptitudes et à peser le pour et le contre des différents modèles de formation. Nguyên Ngoc Quyêt, conseiller en recrutement au Collège électromécanique de Phu Tho (Nord), souligne qu’à cet âge, les élèves peuvent déjà envisager leur future carrière et que des conseils professionnels précoces les aident à acquérir une compréhension générale et à se forger de nouvelles perspectives.

Pour répondre à la demande croissante, certaines écoles ont innové dans leurs programmes, amélioré la qualité de la formation et se sont associées à des entreprises pour créer des opportunités d’emploi aux étudiants dès l’obtention de leur diplôme. Cette stratégie vise à attirer davantage d’étudiants dans ces écoles.

Dông Trung Chinh, directeur du Collège de l’économie industrielle de Hanoï affirme que tous les programmes d’inscription de l’établissement sont liés à l’emploi. L’école s’est engagée à insérer ses élèves sur le marché du travail et a conclu des accords avec des entreprises pour qu’elles recrutent les diplômés et participent au processus de formation. – CVN/VNA

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