L’offrande d’encens, une belle pratique culturelle des Vietnamiens

L’offrande de bâtonnets d’encens est l’une des pratiques de la voie bouddhiste, extrêmement riche en significations et en bienfaits.
L’offrande d’encens, une belle pratique culturelle des Vietnamiens ảnh 1L’offrande d’encens est un acte sacré qui s’accompagne de prières. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - L’offrande de bâtonnets d’encens est l’une des pratiques de la voie bouddhiste, extrêmement riche en significations et en bienfaits. C’est un rituel incontournable lors des fêtes ainsi que dans le culte des ancêtres au sein de chaque famille vietnamienne.

L’encens est considéré comme un pont sacré entre la vie visible des êtres humains et le monde spirituel de la terre, du ciel et des dieux.

L’offrande d’encens sur l’autel des ancêtres ou des divinités dans les familles ou dans les maisons communes, temples et pagodes est une pratique traditionnelle respectée lors des 1er et 15e jours du mois lunaire, des anniversaires de la mort des proches et, naturellement, du Têt traditionnel. Parmi les offrandes données aux ancêtres et aux dieux, le bâton d’encens est indispensable. Ce dernier représente bien plus qu’un simple objet ; c’est un élément sacré dans chaque famille vietnamienne.

L’offrande d’encens reflète le désir des gens de contacter les divinités. Quand le bâton d’encens est brûlé, les prières leur sont transmises.

Un acte sacré accompagné de prières

Autrefois, quand les gens n’étaient pas en mesure d’expliquer les phénomènes surnaturels, ils les déifiaient et attachaient chacun d’eux à une divinité. La plupart des habitants croyaient alors que ces divinités pouvaient influencer directement leur vie. C’est la raison pour laquelle on essayait de communiquer avec ces êtres dits Suprêmes.

L’utilisation de l’encens pour communiquer avec les divinités existe depuis “la nuit des temps” et il nous est difficile, même à l’heure actuelle, de déterminer exactement quand est-ce que les gens ont commencé cette pratique. Cette forme de communication est apparue très tôt car il y a des images d’encens dans des pyramides d’Égypte !

Il existe de nombreux types d’encens : de petits bâtonnets de bambou avec de la poudre de bois tout autour ou encore des spirales sous forme de cône souvent faites de bois aromatique.

Selon la coutume, le nombre de bâtons d’encens brûlés doit toujours être impair (1, 3, 5, 7, 9) parce qu’il représente la prospérité et le développement. On doit les tenir des deux mains et les placer respectueusement sur l’autel, manifestant ainsi son honnêteté. Lorsque l’on place les bâtonnets, on doit être concentré, ne pas parler avec son voisin ni plaisanter avec sa voisine. Chacun doit également être habillé de manière respectueuse.

Les maîtres des rites du village et des familles sont généralement des personnes âgées. Tout en offrant l’encens aux ancêtres et aux divinités, ils doivent aussi montrer leur profond respect. La sélection de ceux à qui l’on confie la tâche d’entreprendre ledit rituel est effectuée avec grand soin, au risque de voir les villageois punis par les divinités. C’est également un immense honneur pour les personnes sélectionnées.

Dans de nombreuses régions rurales du Vietnam, on conserve la coutume de brûler de l’encens au pied des vieux arbres ou au coin de la maison, car on pense que toute créature possède une vie spirituelle. Dans ces lieux, le rituel se fait aussi solennellement et respectueusement que dans les temples et les pagodes.

L’offrande d’encens est un rituel important et la majorité des religions le pratiquent sous différentes formes. Dans le bouddhisme, elle est une pratique indispensable lors des cérémonies et fêtes.

Un vecteur de l’identité culturelle vietnamienne

Cette religion considère l’encens comme l’une des six offrandes avec les fleurs, les illuminations (bougies et/ou lampes), le thé, les fruits et la nourriture. Selon les fidèles, la sincérité s’exprime à travers la fumée d’encens et celles disponibles dans la nature. Nul besoin d’un grand festin. L’encens aromatique, la lampe à huile, quelques fleurs fraîches et de bons fruits sont amplement suffisants. Le Bouddha n’est pas présent sur l’autel ou dans les statues mais dans le cœur de tous.

En raison du concept que "le Bouddha est dans l’âme", le bouddhisme honore la sincérité de chaque croyant. Offrir de l’encens au Bouddha exprime la sincérité, le respect et l’amour des disciples, appelés Tâm huong (encens de l’esprit). Quiconque atteint le Tâm huong peut pratiquer le Dharma et se libérer ainsi de ses souffrances.

À travers l’espace et le temps, le rituel de l’offrande d’encens aux dieux et aux ancêtres lors du Nouvel An lunaire, des fêtes ou des anniversaires de la mort s’est transmis de génération en génération. Le bâton d’encens est devenu un élément culturel  incontournable. Il transmet des valeurs culturelles et morales aux générations futures. Avec d’autres coutumes, l’offrande d’encens contribue à préserver l’identité culturelle et les valeurs de la nation vietnamienne. -CVN/VNA

Voir plus

Un spectacle artistique lors de la cérémonie d’ouverture. Photo : phunuonline.com.vn.

Ouverture du Festival d’échanges culturels Hoi An – Japon 2026

Le festival propose diverses activités culturelles et artistiques : espaces culturels Vietnam–Japon, reconstitution du cortège de la princesse Ngoc Hoa et du marchand japonais Araki Sotaro, expositions, spectacles traditionnels, jeux populaires et échanges communautaires.

Hanoi accueillera un festival international de jazz en septembre prochain, attirant de nombreux groupes vietnamiens et étrangers. Photo : bvhttdl.gov.vn

Le Festival international de jazz fera vibrer l’automne de Hanoi

Placé sous le thème « Jazz Hanoi – Mélodie sans frontières », le ce festival fait partie de la feuille de route de Hanoi dans le cadre du Réseau des villes créatives de l’UNESCO et reflète l’ambition de la capitale de faire de ce festival une marque culturelle distinctive tout en renforçant sa position sur la scène musicale internationale.

La cérémonie de remise du Prix pour les enfants Dê Mèn aura lieu le 22 mai, à 16h30, au Musée des beaux-arts du Vietnam, 66 rue Nguyên Thai Hoc, à Hanoï. Photo: VNA

Le Prix Dê Mèn contribue à diffuser la vitalité de la littérature et des arts pour enfants

Pour sa septième édition, le Prix pour les enfants Dê Mèn (Le grillon) réaffirme son ouverture en s’affranchissant des frontières traditionnelles de la littérature. La présence de la comédie musicale « Phep mau cua Kurt » (Le miracle de Kurt), de la série animée Wolfoo et d’un écosystème créatif numérique parmi les dix finalistes témoigne de l’engagement croissant du prix envers la création contemporaine et de son expansion au théâtre, au cinéma, à l’animation et aux plateformes numériques.

Affiche de l’exposition. Photo: ecoleartuccle.be

Art et émotions : le Vietnam à l’honneur en Belgique

À Bruxelles, 33 artistes belges présentent une exposition collective inspirée par leur voyage au Vietnam, mêlant peintures, photos et installations pour rendre hommage à la richesse culturelle du pays tout en alertant sur les effets de la montée des eaux.

439 équipes d’Asie inscrites à l’Asian Hackathon for Green Future 2026. Photo: Université VinUni

439 équipes d’Asie inscrites à l’Asian Hackathon for Green Future 2026

L’Asian Hackathon for Green Future 2026 enregistre 439 équipes inscrites, réunissant 1 439 candidats de 22 pays et territoires. L’événement, axé sur des solutions technologiques pour un avenir durable, place le Vietnam en tête des inscriptions et met en lumière l’engagement interdisciplinaire des jeunes innovateurs asiatiques.

L’ambassadeur du Vietnam aux États-Unis, Nguyen Quoc Dung, s'exprime au séminaire. Photo: VNA

Le patrimoine vietnamien à l’honneur au cœur de Washington

Le séminaire constitue une étape concrète vers la création d’un partenariat durable entre les institutions culturelles vietnamiennes et le Musée national d’art asiatique de la Smithsonian Institution (NMAA), notamment dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’organisation de futures expositions.