Les "soldats en blouse blanche", plus que jamais mobilisés

Les personnels de santé sont toujours, et plus que jamais, en première ligne dans la lutte contre la pandémie. Les Vietnamiens les surnomment, respectueusement, les "soldats en blouse blanche".

Hanoï (VNA) - Les personnels de santé sont toujours, et plus que jamais, en première ligne dans la lutte contre la pandémie. Les Vietnamiens les surnomment, respectueusement, les "soldats en blouse blanche".

La 4e vague épidémique a impacté plus fortement le système de santé vietnamien, qui voit le nombre de malades du coronavirus augmenter sans cesse. Médecins, infirmiers, agents sanitaires, tous les professionnels de santé sont mobilisés, nuit et jour, au chevet des patients, limitant au maximum la propagation du SARS-CoV-2.

Les "soldats en blouse blanche", plus que jamais mobilisés ảnh 1Un docteur consacre son temps aux consultations à distance pour les patients.

Sans repos

Face à l’augmentation exponentielle du nombre de cas d’infection dans le Sud du pays, les "soldats en blouse blanche" à Hô Chi Minh-Ville doivent s’organiser du mieux qu’ils peuvent. 

Nguyên Hai Công, de l’Hôpital militaire 175, est le chef de son Département en charge des malades du COVID-19. Ces derniers affluent jours et nuit, ce qui l’oblige à travailler sans repos, alors même que sa femme vient d’accoucher. Loin de sa famille, il doit réprimer la fatigue pour consacrer toute son énergie au traitement. "Cela va tellement vite ! Certains patients en état grave n’ont même pas de temps pour se préparer à la mort. Nous avons témoigné ici de la solitude et de la douleur des malades, ce qui nous empêche de nous apitoyer sur notre sort", témoigne-t-il. 

Investi complètement dans sa mission de sauver des vies, le docteur Công utilise les réseaux sociaux pour donner des informations et conseils aux personnes ayant peur d’avoir contracté la maladie. "Bien des gens m’envoient des messages, angoissés de souffrir du virus. J’essaie de leur donner des conseils médicaux qui se veulent aussi rassurants pour eux. Pour moi, cette communication fait partie de la responsabilité du médecin envers la communauté", explique-t-il.

Distanciation sociale oblige, on ne peut plus se rendre aussi facilement dans les hôpitaux. C’est pourquoi, les médecins sont de plus en plus contactés à distance afin de prodiguer des conseils. C’est le cas de Lê Trong Hung, en poste à l’Hôpital d’oncologie de Hô Chi Minh-Ville. Il n’est pas rare qu’il doive veiller jusqu’à 02h00 ou 03h00 du matin afin de répondre aux messages de nombreuses personnes, inquiètes pour leur santé.

Les "soldats en blouse blanche", plus que jamais mobilisés ảnh 2Une infirmière soigne un malade du COVID-19. Photo : VNA

Les établissements hospitaliers ont mis en place des consultations en ligne gratuites, mobilisant à tour de rôle les médecins. Trân Quôc Phong, de l’hôpital Binh Dân, consacre ainsi une heure chaque jour à ces consultations à distance, de 20h00 à 21h00. "Je me rappelle encore du premier jour où j’ai reçu des centaines de messages ! Sachant bien que c’est difficile aujourd’hui pour les gens de se rendre dans les hôpitaux, mais j’ai quand même été surpris par le nombre de questions qui m’ont été posées", se souvient-il.

"Pour que les malades comprennent bien leur traitement, il faut leur donner des prescriptions précises. C’est pour cela que je m’efforce du mieux possible de continuer les consultations, même à distance", ajoute-t-il.

Énergie positive

Les "soldats en blouse blanche", plus que jamais mobilisés ảnh 3Traitement des patients atteints de COVID-19. Photo: VNA

Les infirmières sont, elles aussi, mobilisées dans la lutte contre la pandémie. Celles des hôpitaux Binh Dân et Thông Nhât ont temporairement suspendu leur travail dans ces établissements pour se porter volontaires, prêter main forte dans les centres dédiés au traitement des malades du COVID-19.

En poste à l’hôpital Binh Dân, Trân Thi Thùy Duong travaille actuellement en tant qu’infirmière en chef à l’Hôpital de campagne N°8, pour prendre en charge, avec ses consœurs, un millier de patients. Elle est tellement occupée qu’elle n’a pas pu téléphoner à ses proches depuis une semaine !

Les infirmières doivent être disponibles 24 heures sur 24. Mais cela est encore insuffisant. "Le nombre d’infirmières est très modeste tandis que les patients sont trop nombreux. Il est donc difficile d’éviter les retards. Si cela arrive, je m’efforce d’expliquer la situation aux patients pour qu’ils ne s’inquiètent pas outre-mesure", confie Nguyên Thi Thanh Loan, infirmière de l’Hôpital de campagne N°8.

Les contacts directs étant à éviter, personnels de santé et patients créent des groupes d’échanges sur les réseaux sociaux (Zalo, Facebook). De cette manière, les premiers peuvent répondre aux questions des seconds mais aussi leur apporter du réconfort dans cette période très difficile.

Malgré les circonstances, c’est l’énergie positive et l’espoir qui se dégagent de tous ces échanges. -CVN/VNA

Voir plus

Plus de la moitié des Vietnamiens ont bénéficié d’un bilan de santé gratuit. Photo: VNA

Plus de la moitié des Vietnamiens ont bénéficié d’un bilan de santé gratuit

Plus de 50% de la population vietnamienne a déjà bénéficié d’un bilan de santé périodique gratuit, avec des taux dépassant 90% dans certaines localités. Le ministère de la Santé poursuit la collecte et l’analyse des résultats afin d’améliorer le dépistage précoce, de mieux exploiter les données médicales disponibles et de limiter les examens redondants et les coûts inutiles.

Photo: l’Hôpital national d’obstétrique et de gynécologie

Une première intervention FETO réalisée avec succès au Vietnam

L’Hôpital national d’obstétrique et de gynécologie a réalisé avec succès, pour la première fois au Vietnam, une intervention FETO sur un fœtus atteint d’une forme sévère de hernie diaphragmatique congénitale, une avancée majeure dans le développement de la médecine fœtale dans le pays.

L'IA et l’innovation technologique contribuent à améliorer les soins de santé. Photo: VNA

L'IA et l’innovation technologique contribuent à améliorer les soins de santé

La concrétisation des objectifs et missions de la Résolution n°72-NQ/TW du Bureau politique se poursuit au Vietnam, avec de nouvelles initiatives visant à rapprocher les services de santé de la population, à renforcer les compétences médicales et à maîtriser progressivement les techniques et technologies modernes.

Le système d’imagerie UCT 960, équipé de l’intelligence artificielle, a été mis en service à l’Hôpital général international de Hai Phong. Photo : VNA

Le crédit-bail, un levier de financement pour la santé privée

Capable de financer jusqu’à 100% de la valeur des équipements médicaux, le crédit-bail offre une solution adaptée aux besoins d’investissement croissants du secteur privé de la santé, mais son développement reste freiné par plusieurs obstacles.