Les femmes et le changement climatique au Vietnam

À l’occasion de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, il est urgent de considérer le rôle que les Vietnamiens, en particulier les femmes, ont à jouer dans ce domaine.

Hanoi (VNA) - À l’occasion de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se déroule du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, il est urgent de considérer le rôle que les Vietnamiens, en particulier les femmes, ont à jouer dans ce domaine.

Les femmes et le changement climatique au Vietnam ảnh 1Le Vietnamest l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique. Photo : VNA

Hanoi (VNA) - Les femmes vietnamiennes, surtout celles qui sont pauvres, ont difficilement accès à la terre, au crédit et à l’information, notamment en matière de nouvelles technologies et d’énergie. Elles ont souvent moins de poids dans les décisions concernant les ressources et la gestion des catastrophes, alors que la politique nationale vietnamienne sur les changements climatiques vise l’égalité des sexes. La participation des femmes dans les consultations pour cette politique reste limitée.

Vulnérables, les femmes sont susceptibles d’être parmi les plus touchées par les impacts du changement climatique. Pour l’éviter, il faudrait multiplier les liens entre les différents secteurs de l’agriculture - élevage, horticulture, pêche et aquaculture - tout en appliquant des techniques respectueuses de l’environnement.

Terres agricoles inondées

Au Vietnam, 74% de la population habite le long des côtes. Or, les deltas du fleuve Rouge (Nord) et du Mékong (Sud) seraient les plus vulnérables avec la montée de la mer. Des mesures doivent être prises pour assurer la sécurité des infrastructures côtières et des zones urbaines. La hausse de la température de l’eau aurait des effets négatifs sur les récifs coralliens et les mangroves du delta du Mékong.

Les terres agricoles risquent d’être inondées, entraînant une baisse des rendements, l’affaiblissement ou la disparition de certaines cultures (riz de première catégorie), une recrudescence des parasites et une infertilité des sols. L’intrusion de l’eau salée affecte aussi la qualité de l’eau pour l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable dans les deux deltas.

De plus, l’élévation du niveau de la mer provoque la perte de terres de grande qualité, une vulnérabilité accrue aux inondations et aux tempêtes le long des côtes et dans les embouchures des rivières.

Les femmes et les hommes habitant en zone rurale ont des rôles complémentaires dans l’agriculture. Relevons que la moitié des hommes et deux tiers des femmes dans les zones rurales travaillent encore dans le secteur primaire.

Les femmes et le changement climatique au Vietnam ảnh 2Les terres agricoles sont inondées à cause du changement climatique. Photo : VNA

Les hommes vont pêcher tandis que les femmes s’occupent de la vente et du stockage du poisson. Dans les ménages agricoles du delta du Mékong, les poissons contribuent entre 10 et 15% du revenu total de l’aquaculture dans les zones d’eau douce, entre 20 et 35% dans les zones côtières.

Exode vers les grandes villes

À Nha Trang (province de Khanh Hoà, Centre) par exemple, les femmes récoltent des coquillages près des côtes et s’occupent de la préparation du poisson, de la réparation des filets et de la vente des produits de pêche. Les hommes installent des cages d’aquaculture, élèvent des homards et des crevettes tigrées. Les femmes amènent un apport financier supplémentaire en pêchant des crustacés utilisés comme appâts et aliments pour les crevettes.

Les changements climatiques appauvrissent les familles qui font déjà face à des difficultés financières. Elles émigrent donc vers les villes, en particulier vers les deux mégapoles Hanoi et Hô Chi Minh-Ville. En outre, l’agent orange/dioxine, produit chimique le plus toxique pulvérisé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam (1961-1971) dans les régions du Centre et du Sud a détruit plusieurs millions d’hectares de forêts. La forêt ne joue plus son rôle protecteur. Ces produits chimiques ont également tué des animaux et ont évidement eu un impact sur la santé des victimes dans les 28 zones particulièrement touchées. Ce phénomène a conduit au plus grand écocide du XXe  siècle. La population a donc également dû migrer pour commencer une nouvelle vie. Ce qui a entraîné des bouleversements sociaux.

Lors de la COP 21, qui se déroulera du 30 novembre au 11 décembre à Paris, des solutions qui tiennent compte du rôle des femmes dans la lutte contre les changements climatiques doivent être discutées. Pour assurer à tous une meilleure qualité de vie. -CVN/VNA

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