L’équipe de lutte vietnamienne au carrefour des ambitions

Au-delà des entraînements nationaux, l’équipe vietnamienne met en place des actions à long terme pour renforcer sa compétitivité, non seulement aux SEA Games 33, mais aussi en vue des Jeux olympiques de 2028.

Nguyên Thi My Hanh (à droite) affronte l'Indonésienne Kharisma Tantri Herlina en finale de la catégorie des 62 kg femmes aux 31es Jeux d'Asie du Sud-Est. Photo: VNA
Nguyên Thi My Hanh (à droite) affronte l'Indonésienne Kharisma Tantri Herlina en finale de la catégorie des 62 kg femmes aux 31es Jeux d'Asie du Sud-Est. Photo: VNA

Hanoi (VNA) – Lors de nombreuses éditions des Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games), l’équipe nationale de lutte du Vietnam a toujours été considérée comme une « mine d’or » du sport national.

Aux 33ᵉs SEA Games à venir, la lutte reste l’un des espoirs d’or malgré de nombreux défis, en particulier face à l’équipe du pays hôte, la Thaïlande. L’équipe vietnamienne devra s’adapter, ajuster ses stratégies et se surpasser pour préserver sa position.

Lors des deux dernières éditions, les résultats ont été remarquables : 17 médailles d’or aux SEA Games 31 et 13 aux SEA Games 32. Pourtant, pour ces 33ᵉ SEA Games, l’objectif fixé n’est plus que de 5 à 6 médailles d’or, un chiffre modeste au regard du palmarès impressionnant de la lutte vietnamienne dans la région.

Une nouvelle génération et des attentes révisées

Selon Ta Dinh Duc, responsable de la discipline à l’Administration vietnamienne des sports et secrétaire général de la Fédération vietnamienne de lutte, cette baisse d’objectifs s’explique principalement par la décision du comité d’organisation des 33es SEA Games de réduire le nombre d’épreuves de lutte de 30 à seulement 12. Les trois styles, lutte libre masculine, lutte gréco-romaine masculine et lutte libre féminine, sont maintenus, mais chaque style ne comprend plus que quatre catégories de poids, et chaque pays ne peut inscrire qu’un seul athlète par catégorie.

Non seulement l’ampleur de la compétition est réduite, mais l’absence des deux catégories féminines de 50 kg et 53 kg, traditionnellement dominées par le Vietnam, diminue considérablement les chances de médailles.

Un autre défi majeur : de nombreux lutteurs expérimentés ont pris leur retraite ou se sont retirés de la compétition, laissant place à une génération plus jeune, encore peu aguerrie aux compétitions internationales.

Le staff technique a élaboré un programme d’entraînement rigoureux dès le début de l’année 2025. Depuis le 15 juillet, l’équipe nationale a entamé une deuxième phase de préparation au Centre national d’entraînement sportif de Hanoi. Ta Dinh Duc précise que la sélection ne se limite pas aux critères techniques : elle prend également en compte la psychologie, le sang-froid en compétition et la capacité à appliquer les stratégies collectives.

Investir en profondeur

Au-delà des entraînements nationaux, l’équipe vietnamienne met en place des actions à long terme pour renforcer sa compétitivité, non seulement aux SEA Games 33, mais aussi en vue des Jeux olympiques de 2028.

L’une des mesures phares consiste à recruter des experts étrangers, en commençant par la lutte libre féminine. Un spécialiste américain de haut niveau est actuellement en négociation pour améliorer la tactique, la condition physique et les techniques modernes de compétition.

Parallèlement à cela, l’Administration des sports et la Fédération nationale de lutte cherchent des financements afin d’envoyer les meilleurs athlètes s’entraîner et concourir à l’étranger, plutôt que de se limiter à la préparation domestique. Une autre orientation stratégique concerne la lutte de plage, discipline en plein essor et susceptible de figurer aux prochains Jeux olympiques.

Avec un investissement ciblé, une discipline stricte à l’entraînement et une vision de développement à long terme, l’équipe vietnamienne entend défendre son rang et poursuivre l’écriture de nouvelles pages dorées pour le sport national sur la scène régionale.

Même si l’objectif officiel n’est que de 5 à 6 médailles d’or, la route reste semée d’embûches. L’équipe devra s’adapter aux nouvelles règles, restructurer ses effectifs et préserver intacte sa soif de victoire.

Nguyên Hông Minh, vice-directeur de l’Administration vietnamienne des sports, indique que la liste officielle des athlètes pour les 33ᵉ SEA Games n’est pas encore arrêtée. La date limite d’inscription auprès des organisateurs thaïlandais est fixée à septembre, rendant cette période décisive pour tester, évaluer et finaliser la composition de l’équipe.

Les entraîneurs reconnaissent que la suppression de certaines catégories de poids, auparavant dominées par le Vietnam, constitue un obstacle réel. Cependant, grâce à une approche prudente et méthodique, alliant expérience, stratégie technique et ouverture internationale, l’équipe nationale de lutte a toutes les raisons d’espérer une édition mémorable des SEA Games. – NDEL/VNA

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