Le Vietnam place la santé au cœur de l’action climatique

Le Vietnam et trois agences des Nations Unies ont réaffirmé leur engagement commun à placer la santé au cœur de l’action climatique, en veillant à ce que les politiques climatiques protègent les vies, renforcent la résilience et ne laissent personne de côté.

La Dr Angela Pratt, représentante de l’OMS au Vietnam. Photo : VGP
La Dr Angela Pratt, représentante de l’OMS au Vietnam. Photo : VGP

Hanoi (VNA) – Le Vietnam et trois agences des Nations Unies ont réaffirmé leur engagement commun à placer la santé au cœur de l’action climatique, en veillant à ce que les politiques climatiques protègent les vies, renforcent la résilience et ne laissent personne de côté.

Le ministère de la Santé, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ont organisé un atelier de consultation à Hanoï le 23 septembre.

L’événement visait à promouvoir l’intégration de la santé dans la réponse nationale du Vietnam au changement climatique et à contribuer aux prochaines Contributions déterminées au niveau national (CDN) 3.0, qui seront soumises en prévision de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) qui se tiendra au Brésil en novembre 2025.

L’atelier, intitulé « Atelier de consultation sur le changement climatique et la santé : promouvoir l’intégration de la santé dans la CDN 3.0 du Vietnam », a réuni des représentants d’agences gouvernementales, de partenaires du développement et du monde universitaire. Les participants ont travaillé à l’identification des actions prioritaires permettant d’intégrer les considérations sanitaires dans la politique climatique nationale.

L’intégration de la santé dans la réponse climatique du Vietnam est considérée comme cruciale, non seulement pour préserver des vies, mais aussi pour renforcer la résilience du système de santé, réduire les pertes économiques et garantir que l’action climatique génère des bénéfices sociaux et économiques plus larges.

Selon les estimations, le changement climatique pourrait coûter au Vietnam entre 1 et 3 milliards de dollars en dépenses de santé et jusqu’à 23 milliards de dollars en pertes de productivité d’ici 2050. Avec 70% de la population vivant dans des zones côtières ou de basse altitude, les risques d’inondations, d’intrusions d’eau salée et de phénomènes météorologiques extrêmes constituent une menace directe pour la santé publique.

Intervenant lors de l’atelier, la Dr Angela Pratt, représentante de l’OMS au Vietnam, a souligné les progrès du pays et son rôle mondial. « Le Vietnam fait déjà preuve d’un leadership et d’un engagement forts, et joue un rôle de plus en plus important dans les efforts régionaux et mondiaux, notamment en tant que membre très actif de l’ATACH de l’OMS. Renforcer l’intégration de la santé dans la CDN 3.0 du Vietnam contribuera à garantir que l’action climatique protège des vies et favorise la santé et le bien-être », a-t-elle déclaré.

La représentante résidente du PNUD, Ramla Khalidi, a souligné que placer la santé au cœur de l’ambition climatique pouvait permettre de débloquer de nouveaux financements, de renforcer la résilience et d’obtenir de meilleurs résultats pour les populations et la planète. Une population en bonne santé est le fondement d’une économie résiliente, d’une main-d’œuvre productive et d’une société prospère.

La représentante de l’UNICEF au Vietnam, Silvia Danailov, a insisté sur la vulnérabilité des enfants au changement climatique, réaffirmant l’engagement de l’UNICEF en faveur de politiques climatiques centrées sur les enfants.

Nous avons activement œuvré et fourni un soutien technique pour promouvoir l’intégration de la santé des enfants dans les efforts du pays en matière de changement climatique et dans la CDN 3.0. L’UNICEF continuera de soutenir les approches adaptées aux enfants et aux jeunes afin que les droits des enfants restent une priorité dans le programme climatique du Vietnam, a-t-elle indiqué.

Cette consultation s’inscrit dans le droit fil de l’engagement pris par le Vietnam lors de la COP26 de mettre en place des systèmes de santé durables et résilients au changement climatique, ainsi que de son rôle de membre du comité directeur de l’Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé (ATACH) dans la région du Pacifique occidental. Le Vietnam poursuit également des objectifs complémentaires, tels que la réduction de la pollution atmosphérique dans les grandes villes afin de garantir un avenir plus propre et plus sain.

Alors que le changement climatique se manifeste de plus en plus comme une crise sanitaire, le Vietnam et ses partenaires sont déterminés à renforcer leur coopération pour protéger les communautés, préserver les acquis du développement et faire preuve de leadership en associant ambition climatique et bien-être des populations. VNA

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