Hanoï (VNA) - De nombreux artistes étrangers ont choisi de s’installer au Vietnam pour exercer leur métier. Ils ont récolté les succès principalement dans le domaine du cinéma, du théâtre et de la musique et ce qui a permis de fleurir le marché artistique vietnamien.

Hari Won, une star originaire de la Corée du Sud. Photo : Her World Viet Nam/CVN

Beaucoup d’artistes sud-coréens se sont lancés dans la conquête du marché vietnamien dont les chanteurs Hari Won, Juni, JIS, Cho Hae-ryong qui ont réussi à séduire le public vietnamien.

«J’ai rencontré bien des difficultés pour apprendre le vietnamien. Néanmoins, après m’être mariée avec Trân Thành (acteur comique vietnamien, NDLR), mon vietnamien s’est bien amélioré», confie Hari Won. Elle a ensuite souligné que les barrières linguistiques lui ont également apportées des opportunités favorables. «La plupart des spectateurs sont intrigués face à mon accent prononcé, se réjouit-elle. Par contre, j’ai mis beaucoup de temps à apprendre par cœur les paroles de mes chansons vietnamiennes», exprime la jeune chanteuse.


Cette année, Hari Won, à présent belle-fille d’une famille vietnamienne, a passé le premier Têt au Vietnam. «Je suis émerveillée par les us et coutumes du Têt au Vietnam. J’apprécie tout particulièrement porter l'ao dài (tunique traditionnelle fendue des Vietnamiennes, NDLR) et me balader dans les marchés de Têt pour me fondre dans l’ambiance très animée des journées à l’approche du Têt», partage-t-elle. Cette chanteuse a d’ailleurs l’intention de valoriser l’image du Vietnam dans ses prochaines performances musicales.

Suite aux succès de Hari Won au Vietnam, JIS a également choisi ce pays pour développer sa carrière. Il a enrichi sa réputation à travers les réseaux sociaux après avoir diffusé ses reprises de chansons populaires d’artistes vietnamiens tels que Tuân Hung, Khac Viêt et Trung Quân Idol. L’album Hot & Good est son premier disque lancé dans le marché vietnamien. Il contient des chansons composées et interprétées par JIS en coréen ainsi qu’en vietnamien. Par ailleurs, ce chanteur peut être considéré comme un artiste polyvalent puisqu’il peut jouer plusieurs instruments de musique dont la guitare, le piano, et le tambour. Avant de venir  au Vietnam, ce jeune a travaillé 7 ans dans la Société de Divertissement Musical de Seoul (Corée du Sud).

«Dans le secteur du divertissement, il est important que les artistes doivent avoir un don pour s’exprimer avec confiance, et de façon humoristique. Cela constitue un grand défi pour les étrangers», révèle JIS. «J’apprends avec assiduité le vietnamien mais malheureusement, je ne constate pas de grands progrès», déplore-t-il.

Après le succès du lancement de son premier album, il a l’intention dans le courant de l’année d’en sortir un deuxième. JIS s’est également embarqué dans le cinéma vietnamien et s’intéresse par ailleurs beaucoup à la gastronomie du pays.

Dans son pays natal, le chanteur Juni a joué dans plusieurs films musicaux tels que Rainbow Romance, Rude Miss Youn-ae… Il est également chanté Poor men, Love potion, All right, Broken, Story… Après avoir passé un an à apprendre la langue, Juni a lancé la chanson Goodnight interprétée en vietnamien. Dans l’avenir, il veut également tenter sa chance dans la cinématographie.

Enfin, la chanteuse Cho Hae-ryong s’est fait connaître après s’être mariée avec l’artiste vietnamien Dào Nhât Quang. Sa voie est très appréciée dans les orchestres symphoniques à Hô Chi Minh-Ville.

«Conquérir le cœur des spectateurs vietnamiens»

L’Américain Kyo York est un nom célèbre parmi les chanteurs étrangers au
L’Américain Kyo York veut s'affirmer au Vietnam. Photo : ​internet

Vietnam comme Lee Kirby, Ian Paynton ou encore le groupe Favic. Après avoir passé 5 ans dans le pays, Kyo York a décidé de devenir chanteur. La clé de sa réussite ? «Je suis passé par des périodes où j’étais obsédé par la prononciation du vietnamien. J’ai consacré beaucoup de temps à étudier les différentes manières de chanter dans cette langue», raconte-t-il. Il ajoute que chanter en vietnamien avec tous les accents est très différent comparé à l’anglais avant de continuer :«Mon but est de toucher le cœur des spectateurs vietnamiens. Maintenant, je peux chanter en vietnamien avec autant de confiance que ma langue maternelle».

Kyo York, même s’il se considère vietnamien, ne cache pas son insatisfaction lors de la remise des récompenses musicales : «J’ai été nommé pour plusieurs prix musicaux vietnamien. Pourtant, j’ai toujours été éliminé en raison de ma nationalité étrangère. Je souhaite que les règlements des prix soient plus favorables en faveur des chanteurs étrangers afin de les encourager à contribuer davantage aux activités artistiques au Vietnam», confie-t-il.

«En 2017, je présenterais la chanson Lang le (Silence). Non seulement un clip vidéo sera réalisé pour l’occasion mais également des tournées dans tout le pays sont programmées pour fans dans les régions lointaines», annonce Kyo York. -CVN/VNA