Le site archéologique d'Óc Eo-Ba Thê en quête de reconnaissance universelle

La culture d’Óc Eo prend ses racines dans l’ancien royaume de Phu Nam, qui semble avoir prospéré du Ier au VIe — VIIe siècles de l’ère chrétienne en Asie du Sud-Est. Cette culture a montré que le royaume de Phu Nam cultivait des relations avec plusieurs régions et pays d’Asie de l’Est, d’Asie occidentale et de l’Inde.

Le site archéologique d’Óc Eo - Ba Thê figure depuis début 2022 dans les Listes indicatives de l’UNESCO. Photo : VNA
Le site archéologique d’Óc Eo - Ba Thê figure depuis début 2022 dans les Listes indicatives de l’UNESCO. Photo : VNA

Hanoi (VNA) – Les autorités de la province d’An Giang (dans le delta du Mékong) ont travaillé en étroite collaboration avec les organismes compétents pour achever au plus tôt possible le dossier de candidature à soumettre à l’UNESCO pour demander l’inscription du site archéologique d'Óc Eo-Ba Thê au patrimoine culturel mondial.

Le Comité de gestion des vestiges culturels d’Óc Eo vient d’organiser une conférence sur la préparation du dossier de candidature pour la reconnaissance du site archéologique d’Óc Eo-Ba Thê en tant que patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

L’événement a vu la participation de nombreux experts et chercheurs dans les domaines culturel et historique.

Les vestiges culturels d’Óc Eo, qui représentent l’ancienne civilisation d’Oc Eo, s’étend sur 433,1 hectares dans le bourg d’Oc Eo, district de Thoai Son, province d’An Giang (Sud).

Óc Eo est l’une des trois cultures anciennes du Vietnam : Dông Son au Nord, Sa Huynh au Centre et Óc Eo au Sud. Il s’agit d’un nom donné par l’archéologue français Louis Malleret (1901 – 1970), directeur de l’École française d’Extrême-Orient de 1949 à 1956, lors de sa découverte en 1942 du site sur un monticule élevé dans un champ situé au sud-est de la montagne Ba Thê (aujourd’hui le bourg d’Óc Eo).

La culture d’Óc Eo prend ses racines dans l’ancien royaume de Phu Nam, qui semble avoir prospéré du Ier au VIe — VIIe siècles de l’ère chrétienne en Asie du Sud-Est. Cette culture a montré que le royaume de Phu Nam cultivait des relations avec plusieurs régions et pays d’Asie de l’Est, d’Asie occidentale et de l’Inde, notamment. Ce royaume a ainsi connu son apogée grâce à son économie maritime et ses échanges commerciaux avec ces pays.

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Le Comité de gestion des vestiges culturels d’Oc Eo signe un accord avec les services concernés pour la préparation du dossier de candidature à soumettre à l’UNESCO. Photo : VNA

Beaucoup d’archéologues vietnamiens et étrangers ont effectué des fouilles importantes pour percer les secrets de cette ancienne culture.

Actuellement, la province d’An Giang abrite plus de 80 sites de vestiges liés à la culture d’Óc Eo. Parmi ceux-ci, Oc Eo-Ba The se distingue comme un site clé. Autrefois, il était un centre urbain dynamique, une ville portuaire et un pôle économique et culturel majeur de l’ancien royaume de Phu Nam.

Grâce à ses valeurs historiques et culturelles, le site Óc Eo-Ba Thê a été reconnu par le ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme comme site national spécial en 2012.

En octobre 2021, le Premier ministre vietnamien a approuvé la soumission d’un rapport résumé à l’UNESCO, proposant l’inscription du site sur la liste indicative du patrimoine mondial.

Grâce au soutien du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, de la Commission nationale de l’UNESCO, du Conseil national du patrimoine culturel et de l’Académie des sciences sociales du Vietnam, ce rapport résumé a été finalisé le 1er avril 2022. L’UNESCO a accepté d’inclure le site archéologique d'Óc Eo-Ba Thê sur sa liste indicative, a fait savoir Nguyên Khac Nguyên, directeur adjoint du Comité de gestion des vestiges culturels d’Oc Eo.

Fin 2022, le Comité populaire de la province d’An Giang a publié un plan pour l’élaboration du dossier de candidature complet. Cependant, en raison de difficultés rencontrées lors du processus d’évaluation, le plan détaillé et le budget n’ont été approuvés que fin 2024, a-t-il ajouté.

Lors de la conférence, Nguyên Khac Nguyên a annoncé qu’un consortium, composé de l’Institut pour la conservation des monuments, du Centre de recherche géologique, patrimoniale et environnementale, et de l’Université des sciences sociales et humaines de Hô Chi Minh-Ville, avait remporté le contrat pour la préparation du dossier de candidature et du plan de gestion du site.

Trân Thi Minh Huê, directrice adjointe de l’Institut pour la conservation des monuments, a indiqué que les travaux se dérouleraient d’avril 2025 à janvier 2026. L’accent sera mis sur la recherche, l’inventaire et la systématisation des documents et des artefacts afin d’identifier la nature et la valeur patrimoniale du site. Cela comprend des fouilles archéologiques, la cartographie du site, la création de diagrammes de répartition des vestiges et l’analyse d’échantillons de matériaux et de la composition métallique des structures et des artefacts.

L’institut collaborera avec les organismes compétents pour développer des études thématiques démontrant la valeur universelle exceptionnelle, l’intégrité et l’authenticité du site, a-t-elle affirmé.

Les autorités de la province d'An Giang souhaitent finaliser l’année prochaine le dossier de candidature du site archéologique d’Óc Eo-Ba Thê. Il s’agit d’une étape importante dans les efforts visant à préserver et à promouvoir les valeurs historiques et culturelles uniques de ce site. – NDEL/VNA

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