Le printemps au pied de la montagne Lang Biang

Le plateau de Lang Biang est connu, non seulement comme étant un site touristique des plus attrayants, mais aussi comme étant un champ d’application des hautes technologies à l’agriculture.
Le printemps au pied de la montagne Lang Biang ảnh 1Photo: VOV

Lam Dong (VNA) - Le plateau de Lang Biang est connu non seulement comme étant un site touristique des plus attrayants, mais aussi comme étant un champ d’application des hautes technologies à l’agriculture, pour le plus grand bénéfice des minorités ethniques locales.

Cap sur la province de Lâm Đông, et plus précisément sur le hameau de Bon Đưng 1, un hameau rattaché au district de Lạc Dương. Il y a sept ans encore, Cil Nôm, de l’ethnie K’Ho, était à la tête d’un foyer pauvre. Il dispose aujourd’hui d’une maison confortable et spacieuse et engrange un revenu annuel moyen de 300 millions de dongs. Un enrichissement spectaculaire donc, dû à un effort de restructuration agricole qui lui a permis de passer de la riziculture à la culture alternée - fleurs et légumes -, le tout grâce au soutien des autorités locales. Ces deux dernières années, grâce à l’installation d’un système d’irrigation automatique et de 500m² de serre pour l’horticulture, ses recettes annuelles se sont élevées à 500 millions de dongs.

Cil Nôm : «Auparavant, on ne pratiquait qu’une seule récolte de riz par an. Autant dire que c’était la disette pendant des mois et des mois ! Mais maintenant, avec l’horticulture et les cultures maraîchères, tout va bien. On s’enrichit de jour en jour ! On a même pu s’équiper en moyens de transport et en outils ménagers. Alors, cette année, le Têt, ça va être fastueux !».

Plusieurs foyers issus de minorités ethniques maîtrisent parfaitement les technologies de production modernes et développent même des modèles de connexion dans la production et la vente des produits agricoles. Păng Ting Sin, du hameau de Đan Kia, passe pour être l’un des pionniers en la matière. Il a signé des contrats de vente pour ses fleurs et a décidé de consacrer cinq de ses huit hectares de maraîchage à la plantation des roses. Chaque fleur se vend 1.000 dongs, ce qui lui garantit un revenu mensuel de plus de 50 millions de dongs.

Păng Ting Sin : «L’horticulture demande davantage d’investissements que la culture maraîchère et aussi davantage de connaissances techniques et technologiques. Les légumes donnent des recettes assez instables alors que les fleurs promettent des recettes plus stables et plus élevées».

Le bourg de Lạc Dương applique aujourd’hui les hautes technologies sur 70% de ses 1.500 hectares de légumes, de fleurs, de fraises et d’artichauts. Selon Nguyễn Duy Hải, président du comité populaire du district de Lạc Dương, les mentalités ont beaucoup évolué au sein des minorités ethniques. Dans les prochains temps, les autorités locales entendent bien promulguer des politiques concrètes allant dans le sens d’un essor des hautes technologies appliquées à l’agriculture.

Nguyễn Duy Hải : «Acuellement, notre localité développe des modèles économiques garantissant un bon revenu aux membres des minorités ethniques. Nous appliquons les hautes technologies à la culture maraîchère et à l’horticulture, les roses notamment. Nous comptons multiplier nos modèles économiques, tout en mettant l’accent sur la restructuration des cultures».

Cette application des hautes technologies au développement agricole se révèle donc particulièrement efficace sur le plateau de Lang Biang. Les minorités ethniques qui y vivent sont les premières à en bénéficier, ce qui cadre tout à fait avec les visées de la Nouvelle ruralité. - VOV/VNA

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