Le poisson fermenté des Thai

Les poissons d’eau douce occupent une place prépondérante dans la cuisine des Thai vivant dans le Nord-Ouest du Vietnam. Et la plus remarquable de leurs spécialités est sans aucun doute le poisson fermenté
Le poisson fermenté des Thai ảnh 1Coupé en filets, désarêté, le poisson est lavé et égoutté avant d’être mélangé avec de la poudre de riz gluant torréfié, du petit galanga haché, de l’ail haché et du sel. Photo: VOV

Hanoï (VNA) - Les poissons d’eau douce occupent une place prépondérante dans la cuisine des Thai vivant dans le Nord-Ouest du Vietnam. Et la plus remarquable de leurs spécialités est sans aucun doute le poisson fermenté.

Le carassin et la carpe sont les deux poissons qui peuvent servir de base à ce plat. Evidemment, plus le poisson est grand, plus sa chair est bonne, à condition toutefois qu’il n’ait pas consommé d’aliments industriels. Coupé en filets, désarêté, le poisson est lavé et égoutté avant d’être mélangé avec de la poudre de riz gluant torréfié, du petit galanga haché, de l’ail haché et du sel, nous explique Luong Van Muôn, qui habite à Son La.

«Il faut préalablement bien mélanger les ingrédients avec de la poudre de riz torréfié, avant d’y mettre le poisson. Et pour accélérer la fermentation, on peut ajouter un peu de sucre», nous révèle-t-il.

Après avoir mis ce mélange d’ingrédients au fond d’une jarre, les Thai remplissent celle-ci des poissons qu’ils ont assaisonnés, en appuyant très fort sur chaque couche, condition indispensable à une fermentation homogène. Le plat sera prêt au bout d’une semaine : les poissons auront alors un goût aigre doux, et… ne sentiront plus le poisson, nous assure Luong Van Muôn.

«Autrefois, c’était un plat qui pouvait être consommé pendant plusieurs mois.  Il faut savoir qu’en deça d’une certaine limite, plus le temps de fermentation est long, plus le poisson est délicieux», nous dit-il. «Mais pour que le plat puisse être conservé longtemps, il faut bien doser le sel. S’il n’y en a pas suffisamment, le poisson fermente vite et ne peut pas se conserver longtemps».

Si les Thai avaient effectivement cette habitude de faire fermenter les poissons pour une consommation plurimensuelle, c’était parce que leurs sources de protéine animale n’étaient pas aussi abondantes qu’elles ne le sont aujourd’hui. Aujourd’hui, le poisson fermenté est devenu une spécialité culinaire que les Thai sont fiers de partager avec d’autres peuples. Trân Thi Hiêp, originaire de la province centrale de Hà Tinh, s’est installée il y a quelques années à Son La.

«J’ai goûté tous les plats typiques des Thai, qui sont aussi délicieux les uns que les autres. Mais le poisson fermenté est, en plus, très original. C’est un mélange entre le goût doux et gras du poisson et le parfum inégalé de la poudre de riz torréfié et du petit galanga», constate-t-elle.

Le poisson fermenté peut être consommé tel quel, sauté ou grillé, avec des feuilles de ficus racemona ou de goyavier. Voilà un plat qui mérite d’être essayé! –VOV/VNA

Voir plus

Scène du film "Thỏ ơi", qui a été filmé clandestinement puis diffusé illégalement sur les réseaux sociaux seulement quelques jours après sa sortie. Photo : Galaxy Studio

Droit d’auteur : le Vietnam renforce les inspections dans l’environnement numérique

Le ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme a lancé un plan d’action visant à intensifier les contrôles et le traitement des violations du droit d’auteur, notamment dans les domaines des logiciels, des films, de la musique, des programmes télévisés et des jeux vidéo en ligne, conformément aux directives du Premier ministre sur la protection de la propriété intellectuelle.

Tay Ninh : Préserver le rythme de l'artisanat traditionnel de l'estuaire de Nhut Tao

Tay Ninh : Préserver le rythme de l'artisanat traditionnel de l'estuaire de Nhut Tao

Dans l’estuaire de Nhut Tao, dans le district de Tan Tru (ancienne province de Long An), les habitants, attachés à leur terre et à leurs traditions, cultivent chaque jour les champs de carex et font encore tourner les anciens moulins à riz. Ici perdure, au fil des gestes quotidiens, toute l’âme authentique de la vie rurale d’autrefois.

Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville fait renaître ses théâtres traditionnels

Malgré le passage du temps, les théâtres traditionnels de Hô Chi Minh-Ville poursuivent leurs efforts pour préserver et revitaliser leurs activités. La relance des œuvres classiques ainsi que l’intégration du patrimoine dans l’éducation et le tourisme témoignent de la vitalité des arts traditionnels au cœur de la métropole.

La série animée Wolfoo figure parmi les 10 finalistes du 7e Concours de cricket pour enfants. Photo : Comité d'organisation

Les 10 finalistes du Prix pour les enfants Dê mèn 2026 dévoilés

La 7e édition du prix pour les enfants Dê Mèn (Grillon) 2026 met à l’honneur la diversité de la création artistique destinée aux enfants au Vietnam, avec dix œuvres finalistes couvrant plusieurs disciplines culturelles et une participation remarquée de jeunes créateurs.

Le stand vietnamien attire un large public grâce à ses activités culturelles, ses spectacles artistiques traditionnels et ses spécialités culinaires, laissant une image positive du Vietnam auprès des visiteurs locaux et étrangers. Photo: VNA

Le Vietnam à l’honneur au Festival culturel mondial de Seongnam

Le Festival culturel mondial de Seongnam a mis à l’honneur la diversité culturelle et les échanges entre les peuples, réunissant des communautés internationales autour des traditions, de la gastronomie et des arts, avec une participation remarquée du Vietnam.

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.