Le palais Kinh Thiên, un patrimoine culturel et architectural original

Bien que détruit par les guerres et les affres du temps, le palais Kinh Thien reste le cœur de la cité impériale de Thang Long, à Hanoï.

Hanoi (VNA) - Bien que détruit par les guerres et les affres du temps, le palais Kinh Thien reste le cœur de la cité impériale de Thang Long, à Hanoï. Cinq ans après l’inscription de la cité au patrimoine culturel mondial, les travaux ont démarré pour restaurer ce palais, dont la construction a eu lieu au 15ème siècle, sous les règnes de trois rois.   

Le palais Kinh Thiên, un patrimoine culturel et architectural original ảnh 1Photo: Internet

C’est en 1428 que la construction du palais Kinh Thien a débuté sur ordre du roi Le Thai To, mais ce n’est qu’une bonne trentaine d’années plus tard, sous le règne du roi Le Thanh Tong, que les travaux se sont terminés.

"Aussitôt après avoir chassé les envahisseurs Ming, précise le professeur Tong Trung Tin, de l’Institut d’Archéologie, le roi Le Thai To a fait reconstruire la capitale. Dès la première année de son règne, c’est-à-dire en 1428, il a fait construire le palais Kinh Thien pour organiser les plus importantes réunions et les cérémonies de la dynastie. C’est dans ce palais qu’ont été prises les plus grandes décisions du pays tant en matière d’édification que de défense nationale".

Le palais Kinh Thiên, un patrimoine culturel et architectural original ảnh 2Photo: Internet

De ce palais, il ne reste plus aujourd’hui que l’esplanade, qui mesure 57 mètres de long, 41 mètres et demi de large et 2,3 mètres de haut. De grands blocs de pierre bleue constituent les marches conduisant aux trois entrées. Il y a dix marches, en tout. Séparées par deux dragons en pierre bleue, elles forment trois escaliers parallèles. Sculptés en 1467, ces dragons sont représentatifs de l’art sculptural de la dynastie Le So (1428-1459). La tête est grande et élevée, les yeux ronds et exorbités, les cornes longues et la crinière ondulant vers l’arrière. Le corps forme des ondes de plus en plus petites à mesure que l’on monte. Quant aux nageoires qui sont sur le dos du dragon, elles ressemblent à des nuages ou des éclairs. Selon le peintre et chercheur Nguyen Duc Hoa, le fait que ces deux dragons existent encore à nos jours est une grande chance.

"Durant la période féodale, le palais Kinh Thien était le lieu où le roi et la cour honorait le ciel et la terre, c’est pourquoi il devait être le plus bel ouvrage architectural possible. Aujourd’hui, il n’existe plus de traces d’architecture hormis ces dragons qui datent de 1467. Beaux et raffinés, ils témoignent du grand talent et de l’habileté exceptionnelle des artisans de l’époque", indique-t-il.

Devant le palais, se trouve la cour où se déroulaient les cérémonies et les réunions importantes. Les archéologues ont estimé qu’il s’agissait en fait de deux cours superposées, celle de la dynastie Le So (1428-1459) et celle de la dynastie Le Trung Hung (1533-1789).  : "La cour de la dynastie Le So était pavée de carreaux de briques rouges et celle de la dynastie Le Trung Hung, de briques grises. Elles n’étaient pas au niveau actuel mais plus basses, d’un à deux mètres de profondeur", explique le professeur Tong Trung Tin.

Les fouilles archéologiques se poursuivent, les scientifiques souhaitant en savoir plus sur le palais Kinh Thien tel qu’il fut construit au 15ème siècle. Si la restauration aboutit, ce palais nous apprendra beaucoup sur l’une des périodes les plus florissantes de l’histoire féodale vietnamienne. -VOV/VNA

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