Le dossier médical électronique s’implante lentement

D’ici 2023, tous les milieux cliniques de première classe s’activent dans l’établissement du système de technologies de l’information (TI) afin de déployer les dossiers médicaux électroniques (DME).

Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Selon la circulaire No46/2018/TT-BYT datée le 28 décembre 2018 du ministère de la Santé, d’ici 2023, tous les milieux cliniques de première classe s’activent dans l’établissement du système de technologies de l’information (TI) afin de déployer les dossiers médicaux électroniques (DME).

Le dossier médical électronique s’implante lentement ảnh 1Un médecin cherche les informations d'une patiente dans le système DME. Photo: CVN


Cependant, de nombreux hôpitaux de première classe à Hô Chi Minh-Ville ont reconnu qu’ils n’avaient pas assez de moyens pour y investir. Pour les établissements hospitaliers, la plus grande difficulté pour déployer les DME est le financement. Il s’agit d’un problème commun lorsque les hôpitaux jouissent d’une autonomie financière.

Selon Lê Anh Tuân, directeur adjoint de l’Hôpital d’oncologie de Hô Chi Minh-Ville, il faut mettre à niveau les ordinateurs et les connexions Internet, afin de pouvoir télécharger les données. Il existe ensuite des coûts très divers (achat de logiciels spécialisés pour les DME, de dispositifs de sécurité et maintenance des signatures). D’après lui, le déploiement des DME d’un hôpital est estimé à plus de 100 milliards de dông. 

D’un même point de vue, Ngô Ngoc Quang Minh, directeur adjoint de l’Hôpital de pédiatrie 1, a informé que ce dernier comptait environ 6.000 malades ambulatoires et 1.600-1.700 patients hospitalisés. Par conséquent, pour déployer les DME, il faut investir dans un centre de données équipé de logiciels et d’ordinateurs de grande capacité... De plus, les 400 médecins titulaires doivent être munis chacun d’une tablette pouvant se connecter au centre. En particulier, le logiciel PACs (archivage et transmission d’images médicales) mis en œuvre dans cet établissement coûte 30 milliards de dông.

Outre les équipements et les logiciels, la signature numérique est l’une des conditions importantes afin de vérifier le pouvoir d’accéder aux DME. Actuellement, le coût pour maintenir une signature numérique est d’un million de dôngs/personne/an. Pour effectuer des DME, l’hôpital devra réaliser entre 1.200 et 1.400 signatures numériques du personnel de l’hôpital puis additionner les coûts relatifs à la mise à niveau des équipements, à la maintenance et au développement alors que cet hôpital a beaucoup d’autres frais à dépenser.

Nguyên Minh Quân, directeur de l’Hôpital de Thu Duc, a partagé que le conseil d’administration et le personnel de cet établissement avaient consacré beaucoup d’efforts ces dix dernières années à la reconversion vers les DME.

Auparavant, l’hôpital a fait des essais avec les logiciels de DME achetés sur le marché, peu compatibles. Ensuite, il a recruté 24 programmeurs pour créer son propre logiciel de DME. Cependant, jusqu’à présent, les DME de Thu Duc n’étant pas encore parfaits, l’hôpital devra continuer à les améliorer. "Il est important que chaque hôpital détermine ses besoins en investissements correspondant à ses caractéristiques de fonctionnement", a suggéré M. Quân.

Un modèle de DME commun
 
En ce qui concerne la signature électronique, Pham Thanh Viêt, chef du Département du plan et des affaires générales de l’hôpital Cho Rây, a quelques questions. Comment faire pour des patients qui n’en possèdent pas? Comment traiter l’exigence d’avoir une "signature manuscrite" des patients conformément à certaines réglementations du ministère de la Santé?

Pham Thanh Viêt a indiqué qu’actuellement, la plupart des hôpitaux devaient mettre en place les choses de manière différente. Ce qui rend difficiles la cohérence, la cohésion, la synchronisation et la transmission des données médicales entre les hôpitaux. 

"L’importance du DME est d’être créé semblablement afin de faciliter l’accès aux données entre les établissements médicaux, ainsi que la compréhension précise et claire des médecins pour les carnets de santé des patients". Par conséquent, M. Viêt a proposé au ministère de la Santé de créer un type de DME standard pour tous les hôpitaux du pays, afin que sa mise en place soit plus efficace, évitant donc des gaspillages.

Ngô Ngoc Quang Minh, directeur adjoint de l’Hôpital de pédiatrie 1, se soucie aussi de la sécurité des données. Selon lui, le dossier médical doit être hautement sécurisé. En cas d’utilisation illégale, le prestige de l’hôpital et la vie des patients seront affectés. Par ailleurs, les établissements hospitaliers doivent également faire attention à la perte de dossiers médicaux en cas de cyber-attaque. Un gros défi !

Cependant, selon M. Minh, bien qu’il existe des difficultés, les hôpitaux devront mettre en place les DME dans les temps à venir car il s’agit d’une politique appropriée pour améliorer la qualité des services du secteur de la santé du Vietnam. À l’avenir, outre les DME, les établissements hospitaliers devront se préparer à de nouvelles mutations. – CVN/VNA

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