Le don ca tài tu s’invite dans les circuits touristiques

Le 5 décembre 2013, l'art du don ca tài tu (chant des amateurs) était officiellement reconnu patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Cette forme de musique folklorique traditionnelle du Sud reconnue comme patrimoine mondial voit sa cote de popularité se consolider auprès d’un public de plus en plus large englobant touristes nationaux et étrangers.
Le 5 décembre2013, l'art du don ca tài tu (chant des amateurs) était officiellementreconnu patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Cette forme demusique folklorique traditionnelle du Sud reconnue comme patrimoinemondial voit sa cote de popularité se consolider auprès d’un public deplus en plus large englobant touristes nationaux et étrangers.

Conscientesde cet enthousiasme, les agences de voyages du pays s’intéressentdésormais de plus en plus près à ce «chant des amateurs» et vont jusqu'àl’introduire dans leurs circuits touristiques.

NguyênMinh Mân, directeur adjoint du voyagiste Vietravel a ainsi déclaré :«L’avènement du +don ca tài tu+ ouvre de nouvelles possibilités pour lesagences de voyage de promouvoir ce mouvement culturel et de mettre enavant quelques produits dérivés. Ainsi, Vietravel va renforcer l’imagedu +don ca tài tu+ dans les foires internationales consacrées autourisme, en créant un véritable appel d’air pour cet art auprès d’unlarge public passionné de belle musique».

De son côté, levoyagiste Saigontourist vient de lancer un circuit touristique passantpar Dông Thap - Cân Tho - Cà Mau et Bac Liêu sur quatre jours avec commepoint d’orgue le premier festival national de don ca tài tu (qui auralieu du 20 au 25 avril). Ce festival - le premier du genre - aura pourthématique : «Don ca tài tu - la voix intérieure du peuple du Sud» etles touristes pourront ainsi découvrir ce qui fait le charme de cet art :le monocorde, les chansons vong cô (airs traditionnels mélancoliques),etc.

D’ailleurs, ce sera aussi l’occasion pour lesvoyageurs de rencontrer le musicien Cao Van Lâu, célèbre compositeur dela chanson Da cô hoai lang (chanson exprimant le sentiment intime denuit d’une femme en l’absence de son mari) et aussi de mieux appréhenderl’ensemble des chants du Sud ainsi que le cai luong (théâtre rénové).

DoànThi Thanh Trà, directrice du marketing de la compagnie : «Il s’agitd’une première étape dans le déploiement de tours associés à desévénements tels que le festival du +don ca tài tu+. C’est une sorte decircuit-test pour observer le marché. Si c’est un succès et que lestouristes répondent présents, la compagnie pourra envisager d'autresproduits touristiques de même type».

D’autres sociétés sontaussi sur les rangs et souhaitent surfer sur la popularité accrue dumouvement culturel. Pourtant, elles restent encore discrètes sur leursréelles intentions. C’est un responsable du service touristique de HôChi Minh-Ville qui en parle le mieux : «Nous croyons que si nousinvestissons sur le +don ca tài tu+, il deviendra un nouveau produitphare de l'industrie touristique du pays. Il est bien d’exploiter cetart musical pour valoriser ses différentes caractéristiques mais il estsouhaitable d’harmoniser sa présence au sein des circuits touristiquesde différents compagnies». -VNA

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Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

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