Le «Culte de la barque», une coutume bien ancrée

Dans l’enchevêtrement de cours d’eau qui caractérise le delta du Mékong, existe le rite du «Culte de la barque». Si la vie se modernise, cette tradition n’est pas prête de sombrer.
Le «Culte de la barque», une coutume bien ancrée ảnh 1Le «Culte de la barque» se transmet de génération en génération dans le delta du Mékong pour demander au génie de protéger les êtres humains vivant sur les eaux. Photo : VNA/CVN   

Dans l’enchevêtrement de cours d’eau qui caractérise le delta du Mékong, existe le rite du «Culte de la barque». Si la vie se modernise, cette tradition n’est pas prête de sombrer.

Il n’y a encore pas si longtemps, les activités des habitants du delta du Mékong (Sud) se faisaient dans leur quasi-totalité au fil de l’eau : circulation des gens, transport des marchandises, échanges commerciaux, etc.

Dans cette basse région dilacérée par les fleuves, rivières, canaux et autres arroyos, les embarcations constituaient un moyen de transport indispensable, pour ne pas dire unique. Elles étaient toutes en bois, avec de nombreuses déclinaisons. Bateau, barque, jonque, canot, sampan... chacun avait (et a) son usage distinctif. Pour le canot par exemple, on compte les «3 la», «5 la», «7 la» ou «9 la» (littéralement trois, cinq, sept ou neuf feuilles), ce qui correspond à un nombre distinctif de pièces de bois utilisées pour leur construction.

Si les canots sont utilisés pour faire circuler les gens dans l’enceinte de la localité, les barques sont destinées au transport des marchandises ou des passagers vers des destinations éloignées. Sans oublier des bateaux et des radeaux qui servent également de lieu d’habitation pour nombre de familles locales. Le «Culte de la barque» se pratique et se transmet de génération en génération chez les riverains du delta du Mékong, notamment chez les commerçants bateliers.

Une croyance religieuse

La tradition veut qu’il existe dans l’immensité un génie tout-puissant qui est là pour protéger les êtres humains vivant sur les eaux du «mauvais œil». Une croyance religieuse ancrée dans l’esprit des riverains, à tel point que ces derniers cherchaient à implorer la grâce du génie protecteur à chaque arrivée de telle ou telle mésaventure. C’est ainsi qu’est apparu le rite du «Culte de la barque», dédié au génie protecteur. Ce rite a lieu deux fois par mois, les 16e et 29e  jours de chaque mois lunaire. Les offrandes, disposées sur un plateau placé à la proue de la barque, sont nombreuses : un canard bouilli, trois bols de soupe de riz, un flacon d’alcool, un verre de thé, des gâteaux et des fruits frais. Parfois, on y ajoute une tête de porc bouillie.

Cette coutume est aussi pratiquée avant la construction d’une nouvelle embarcation, avant sa mise à l’eau ou avant les travaux de réparation. -VNA/CVN

Voir plus

Le Sud du Vietnam abrite de nombreux villages horticoles et jardins spécialisés dans les plantes ornementales, dont l’histoire remonte à plusieurs décennies. Parmi eux, le village de Sa Dec, dans la province de Dông Thap, qui est considéré comme la plus vaste région de culture florale dédiée au Têt dans le delta du Mékong. Fort d’un passé centenaire, Sa Dec voit, en fin d’année, ses jardins s’animer afin d’ajuster les cycles de floraison et d’assurer un approvisionnement conforme aux besoins du marché du Têt. Photos: VNP

Dans le Sud règne l’effervescence florale à l’approche du Têt

La décoration intérieure à base de fleurs fraîches et de plantes ornementales pendant le Têt constitue une tradition culturelle vietnamienne ancestrale et précieuse. Elle symbolise les vœux de retrouvailles familiales, de prospérité et d’un nouveau départ empreint de sérénité. Dans le Sud du Vietnam, la culture florale du Têt bat son plein, les provinces et les villes mobilisant leurs productions afin de répondre à la demande croissante à l’approche du Nouvel An lunaire 2026.

Présentation de produits OCOP. Photo: VNA

À Hanoï, des espaces culturels et commerciaux au service du Tet 2026

Selon Nguyen The Hiep, directeur adjoint du Service municipal de l’industrie et du commerce, ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre de la directive n°05-CT/TU du Comité municipal du Parti de Hanoï relative à l’organisation des activités d’accueil du Nouvel An lunaire 2026.

Distribution de l’étrenne du Nouvel An aux représentants des personnes âgées et aux enfants au Mozambique. Photo : Ambassade du Vietnam au Mozambique

Un avant-goût du Têt vietnamien au Laos et au Mozambique

L’école bilingue lao-vietnamienne Nguyen Du a réuni ses élèves, Lao et Vietnamiens, le 3 février pour un atelier traditionnel de confection de bánh chưng (gâteau de riz gluant carré), à l’approche du Nouvel An lunaire (Têt) 2026.

La Semaine de l’"áo dài" London 2026 (Ao Dai Fashion Week London 2026) se tiendra du 19 au 21 septembre 2026 à Londres. Photo: VNA

Ao Dai Fashion Week London : l'"áo dài" sur les catwalks de Londres fin 2026

Placée sous le thème évocateur « A Runway of Heritage, A Future of Style » (Un podium du patrimoine, un avenir de style), l'événement Ao Dai Fashion Week London ambitionne de promouvoir l’"áo dài" comme un élément vivant du patrimoine vietnamien, tout en construisant un écosystème reliant culture, communauté, créativité et commerce entre le Vietnam et le monde.

Une représentation dans le cadre du programme politico-artistique intitulé « Duong lên phia truoc » (La voie à suivre), à Hanoi, le 4 février. Photo : VNA

La voie à suivre, une symphonie artistique pour les 96 ans du Parti

Ce programme visait à revisiter les traditions révolutionnaires de la nation et à réaffirmer le rôle prépondérant du Parti tout au long du processus révolutionnaire, de la lutte pour l’indépendance nationale à la construction et au développement du pays durant la période de renouveau et d’intégration internationale.

Croustillant à l’extérieur, savoureux à l’intérieur : le nem, rouleau frit emblématique du Vietnam, incarne à lui seul la richesse et la convivialité de sa gastronomie. Photo : VNA

Les artisans de la cuisine, vecteurs de l’image des destinations vietnamiennes

Dans un contexte où de nombreux plats vietnamiens sont régulièrement distingués dans des classements gastronomiques internationaux prestigieux, la professionnalisation du métier de cuisinier et la valorisation des talents d’exception apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer l’attractivité du tourisme vietnamien.