L’ASEAN redouble de vigilance sur l’épidémie de Zika

Les pays de l’ASEAN accroissent leur vigilance sur l’épidémie de Zika

Les ministères de la Santé de l’ASEAN se sont accordés lors de leur vidéoconférence, le 19 septembre, sur une série de mesures destinées à faire face à l’épidémie de Zika qui a touché sept des dix membres.

Hanoi (VNA) – Les ministères de la Santé de l’ASEAN se sont accordés lors de leur vidéoconférence, le 19 septembre, sur une série de mesures destinées à faire face à l’épidémie de Zika qui a touché sept des dix membres du bloc régional, à l’exception du Laos, du Brunei et du Myanmar.

Les pays de l’ASEAN accroissent leur vigilance sur l’épidémie de Zika ảnh 1Les dirigeants de la santé publique des pays membres de l'ASEAN lors de la vidéoconférence sur la prévention et la lutte contre l’épidémie de Zika, le 19 septembre.
Photo: VietnamPlus

Ils ont convenu dans leur déclaration commune de renforcer les systèmes de surveillance nationaux et promouvoir le mécanisme d’évaluation des risques sur le virus Zika avec le soutien des organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La déclaration prévoit également le partage d’informations entre pays en vue d’une évaluation exacte des risques, l’application des mesures appropriées de gestion et d’évaluation des risques par le contrôle des vecteurs de l’infection, la garantie d’accès au diagnostic en laboratoire d’analyse, la recherche et la partage de nouvelles découvertes sur cette épidémie.

Transmis par la piqûre des moustiques Aedes, présents en Amérique latine et dans les Caraïbes, le virus Zika est tenu pour responsable de nombreux cas de malformations congénitales chez les nourrissons, notamment la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne) et de maladies neurologiques rares chez les adultes.

L’OMS a déjà déclaré l’épidémie comme « urgence de santé publique de portée internationale». Le virus, qui s’est propagé au Brésil, en Colombie et dans les Caraïbes depuis la fin de 2014 par des moustiques Aedes ægypti, représente aussi un sujet de préoccupation en Europe. Même si dans la majorité des cas l’infection qu’il provoque reste bénigne.

En Asie du Sud-Est, les autorités sanitaires craignent une évolution complexe de l’épidémie due au virus Zika dont les mécanismes restent encore mal connus, alors que jusqu’alors la transmission par la piqûre des moustiques était considérée comme le mode de contamination quasi exclusif.

Singapour avait fait état le 27 août de son premier cas de transmission locale du virus, une Malaisienne de 47 ans. Le premier cas de Zika avait été détecté à Singapour en mai sur un homme qui avait passé plus d’un mois au Brésil, épicentre de l’épidémie

Les autorités singapouriennes ont confirmé le 19 septembre 12 nouveaux cas de malades du virus Zika, contaminés localement le week-end dernier, ce qui porte le nombre total des victimes à 381.

La Malaisie, l’Indonésie et les Philippines ont fait savoir qu’elles vont surveiller les touristes en provenance de Singapour, alors que l’Australie, Taiwan (Chine) déconseillent tout voyage dans l’insulaire cité-Etat, et les Etats-Unis recommandent aux femmes enceintes de ne pas s’y rendre.

La Thaïlande recensait depuis début janvier 2016 jusqu’au 13 septembre environ 200 cas, selon le ministère thaïlandais de la Santé.

Le Département de médecine préventive du ministère vietnamien de la Santé a demandé de superviser étroitement les touristes venant des pays touchés par le virus Zika et les Vietnamiens de retour de ces régions, ainsi que d’effectuer immédiatement des tests sur les cas suspects.

Le ministère de la Santé a demandé de renforcer les mesures préventives comme l’emploi de moustiquaires, la suppression des contenants susceptibles de retenir de l’eau et, plus généralement, éliminer tous les endroits où les moustiques peuvent se reproduire, outre la pulvérisation d’insecticide. - VNA

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