L'artisanat de production du thé parfumé au lotus de Hanoï reconnu patrimoine culturel immatériel national

Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a publié la décision n°2316/QD-BVHTTDL reconnaissant l'artisanat traditionnel de fabrication du thé parfumé au lotus dans le quartier de Quang An, arrondissement de Tây Hô à Hanoï comme patrimoine culturel immatériel national.

Avec sa longue histoire et son lien étroit avec la célèbre région du lac de l'Ouest, cet artisanat est devenu un symbole de la culture culinaire de Hanoi. Photo: VNA
Avec sa longue histoire et son lien étroit avec la célèbre région du lac de l'Ouest, cet artisanat est devenu un symbole de la culture culinaire de Hanoi. Photo: VNA

Hanoï (VNA) – Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a publié la décision n°2316/QD-BVHTTDL reconnaissant l'artisanat traditionnel de fabrication du thé parfumé au lotus dans le quartier de Quang An, arrondissement de Tây Hô à Hanoï comme patrimoine culturel immatériel national.

Avec sa longue histoire et son lien étroit avec la célèbre région du lac de l'Ouest, cet artisanat est devenu un symbole de la culture culinaire de Hanoi.

Quang An est une vaste région de culture du lotus à Hanoï et également le berceau du célèbre artisanat de fabrication du thé parfumé au lotus. Les habitants locaux ont préservé cette tradition séculaire et ont travaillé dur pour la maintenir en vie.

Chaque année, en juin, lorsque les lotus s’épanouissent, c’est aussi la haute saison des ménages producteurs de thé au lotus dans le quartier de Quang An. Les bulbes de lotus sont cueillis tôt le matin lorsqu'ils sont à leur plus pur. De ces fleurs fraîches, on détache les étamines pour cueillir les anthères blanches à leur sommet, le gạo sen (riz de lotus), qui serviront à l’aromatisation du thé.

La première opération consiste à superposer des couches de thé et d’étamines. Dans une enceinte hermétique, on dépose une couche de thé, puis une couche plus mince d’anthères, et ainsi de suite. Après le séchage, il faut vanner le mélange pour en éliminer les anthères. On parfume de nouveau le thé avec des anthères, et cela encore 5 fois voire 7 fois consécutives. En raison de la préparation méticuleuse, il faut une à deux semaines pour terminer un lot.

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L'artisane centenaire Nguyen Thi Dan du quartier de Quang Ba, arrondissement de Tay Ho. Photo: VNA

Le thé au lotus de Tay Ho se distingue des autres par sa saveur spéciale qu’on trouve nulle part ailleurs. Un kilogramme de thé au lotus demande 1.000 fleurs de lotus, cinq aromatisations de thé avec leurs anthères et un travail minutieux d’un à deux semaines.

Outre la méthode traditionnelle, les producteurs locaux ont une autre méthode d’aromatisation du thé au lotus, moins de temps et à prix plus raisonnable. Il faut déposer un peu de thé dans les fleurs. Puis, les fabricantes utilisent les feuilles de lotus pour emballer la fleur remplie de thé. Ces feuilles, ni trop vieilles ni trop jeunes, sont laissées un peu fanées pour éviter de se déchirer lors de l’emballage. Une fois remplies de thé, les fleurs sont mises dans l’eau pour que le thé absorbe tout le parfum des lotus.

Lorsqu’on boit une goutte, une saveur douce irradie dans la gorge et le buveur ressent d’une sensation vraiment agréable.

Avec sa saveur distinctive et sa préparation méticuleuse, le thé parfumé au lotus de Tây Hô est devenu un élément essentiel de l'expérience touristique à Hanoi.

La reconnaissance du métier de production du thé au lotus de Quang An en tant que patrimoine culturel immatériel national crée une motivation pour les artisans à continuer de préserver et de promouvoir les valeurs culturelles, dont l'art du thé de la capitale millénaire.-VNA

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