La technique ECMO augmente le taux de survie des patients gravement malades

Grâce à l'application de la technologie ECMO, l'hôpital Cho Rây a traité de nombreux cas graves avec succès tels que choc cardiaque, insuffisance respiratoire aiguë, myocardite, liquide amniotique...
La technique ECMO augmente le taux de survie des patients gravement malades ảnh 1Pham Thi Ngoc Thao présente son rapport sur la technologie  ECMO. Photo : VNA

Hanoï (VNA) - Grâce à l'application de la technologie ECMO, l'hôpital Cho Rây a traité de nombreux cas graves avec succès tels que choc cardiaque, insuffisance respiratoire aiguë, myocardite, liquide amniotique...

L’oxygénation par membrane extracorporelle, communément appelée ECMO (l'acronyme anglais de extracorporeal membrane oxygenation), désigne, en réanimation, une technique de circulation extracorporelle offrant une assistance à la fois cardiaque et respiratoire à des patients dont le cœur et/ou les poumons ne sont pas capable d'assurer un échange gazeux compatible avec la vie.

Selon la professeure agrégée Pham Thi Ngoc Thao, en 10 ans de mise en œuvre de cette technique, l'hôpital Cho Rây l’a utilisé sur 349 patients, avec des  taux de sevrage de 71% et de  sortie de l’hôpital de 57%, supérieurs à la moyenne mondiale (55%).

"Grâce à l'ECMO, les deux tiers des patients atteints de maladies cardiovasculaires sont sauvés, et la probabilité de réussite des urgences hospitalières passe à 90% au lieu de 70% auparavant", a-t-elle insisté à la conférence annuelle scientifique et technologique de cet hôpital tenue le 9 octobre.

L'hôpital Cho Rây est la première unité du Sud à être équipée du système ECMO, qui représente un nouvel espoir pour les patients gravement malades.

En particulier, lors de l'épidémie de COVID-19, après 43 jours d'ECMO, le patient N°91 (un pilote de ligne anglais) a pu être sauvé. Il s'est rétabli et est retourné à une vie normale.

Dans la zone épidémique de la province de Dà Nang, malgré des comorbidités, les patients N°472 et 582 ont pu récupérer et sortir de l'hôpital grâce à une intervention de l'hôpital Cho Rây par ECMO.

"Si dans le passé, l'ECMO était considéré comme le dernier recours avec une faible efficacité, maintenant, grâce à une modernisation, cette technologie  permet d’augmenter le taux de  patients sauvés", a confirmé Pham Thi Ngoc Thao.

Partout dans le monde, de plus en plus de centres ECMO ont été créés. Fidèle aux progrès de la médecine mondiale, l'hôpital Cho Rây a également envoyé des médecins en formation à l'étranger depuis plus de 10 ans et dispose désormais d'un effectif d’experts de cette technique. Ces derniers peuvent transmettre leurs connaissances à de nombreux autres établissements médicaux à travers le pays.

En plus du rapport sur les techniques ECMO, la conférence scientifique annuelle de cette année a présenté de nombreux autres rapports importants liés à tous les domaines tels que transplantation, réanimation d'urgence, cardiologie, urologie, hématologie, cancer, traumatologie, orthopédie ou encore système musculo-squelettique.

Nguyên Tri Thuc, directeur de l'hôpital Cho Rây a déclaré, qu’avec plus de 190 sujets dans tous les domaines, la conférence scientifique annuelle de l'hôpital "Cho Rây est considérée comme une sorte de  festival scientifique".

L'événement met non seulement à jour les dernières informations et techniques de diagnostic et de traitement, mais offre également aux médecins de nombreuses occasions d'échanger  avec des sommités internationales. Ces sessions ont été diffusées en ligne. -CVN/VNA



source

Voir plus

La Conférence sur la coopération médicale Vietnam-Danemark 2026 est organisé sous le thème : « Hôpital intelligent, santé numérique et innovation biomédicale ». Photo : VNA

Le Vietnam et le Danermark renforcent leur coopération médicale de haute technologie

Dans le prolongement immédiat de la visite d’État au Danemark du secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, cet événement marque l’une des premières étapes concrètes de la mise en œuvre des accords de haut niveau signés après l’élévation de leurs relations bilatérales au rang de partenariat stratégique global, et ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de la santé, des sciences, des technologies et de l’innovation.

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.