La fleur d’abricotier, symbole du Têt au Sud du Vietnam

L’épanouissement des fleurs célèbre de la plus belle des manières l’arrivée du printemps.. Parmi toutes les espèces, la fleur d’abricotier est incontournable au Sud du Vietnam.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - L’épanouissement des fleurs célèbre de la plus belle des manières l’arrivée du printemps et, avec lui, le début de la Nouvelle Année. Parmi toutes les espèces, la fleur d’abricotier est incontournable au Sud du Vietnam.

La fleur d’abricotier, symbole du Têt au Sud du Vietnam ảnh 1Des clients choisisent et louent des abricotiers pour le Têt. Photo : ​VNA/CVN​

On la retrouve partout à l’occasion du Têt traditionnel. Cette fleur, jaune et brillante, a la réputation d’apporter chance et prospérité.

L’abricotier (Ochna integerrima) est un arbuste facile à cultiver et entretenir. Cependant, le transformer en un bonsaï couvert de fleurs demande un peu de pratique, d’investissement et de savoir-faire.

Durant le Têt, les Vietnamiens souhaitent toujours décorer leurs habitations des plus beaux abricotiers possibles, prestige oblige. Pour l’achat, les canons de beauté sont précis : tronc à branches multiples, à rameaux grands, souples et forts, boutons de fleurs répartis uniformément et prêts à éclore. En effet, les fleurs doivent s’épanouir dès les premiers jours du Têt. Selon les croyances, l’Ochna integerrima doit fleurir pile-poil au moment où commence le Nouvel An, le matin du premier jour (calendrier lunaire), ce qui apporte chance, prospérité et bonheur pour toute l’année.

Patience et savoir-faire, la clé du success


Début octobre, dans les arrondissements périphériques de Hô Chi Minh-Ville, les arboriculteurs spécialisés commencent à tailler les feuilles, les branches, en vue de proposer les meilleurs produits possibles pour le Têt.

La fleur d’abricotier, symbole du Têt au Sud du Vietnam ảnh 2Fleurs d’abricotier. Photo : VNA/CVN​

Le jardin d’An Hoài, dans le quartier de Hiêp Binh Phuoc, arrondissement de Thu Duc, compte environ 3.000 pieds d’abricotiers, dont 200 âgés. «Dans les jours qui précédent le Têt, l’arboriculteur doit embaucher du personnel qui donnera la forme, retirera les feuilles et soignera les abricotiers. Actuellement, près d’un millier d’arbres sont pris en charge de la sorte pour pouvoir être vendus sur le marché du Têt», informe Nguyên Ngoc Dung, patronne d’An Hoài.

Outre les soins dits normaux, les jardiniers investissent aussi dans les variétés, les machines et les techniques avancées. Selon Trinh Hoàng Quân, un jardinier de l’arrondissement de Thu Duc : «J’ai appliqué des techniques de pointe, participé à des cours de formation en physiologie végétale, les techniques de plantation, de soin des plantes d’ornement». Aujourd’hui, son verger est équipé d’un système en circuit fermé qui comprend le traitement des pieds, des greffons, les soins (par le biais d’une solution aqueuse nutritive). Système qui comporte aussi des équipements pour que la floraison intervienne en temps voulu. Chaque année, il fournit environ 1.000 pots pour les grands marchés du pays comme Hanoi et Hô Chi Minh-Ville.

Le plus délicat réside, on l’a bien compris, dans la période de floraison, qui dépend des conditions météorologiques. Lorsque le temps fait des siennes, elle peut intervenir tôt ou tard, avec un manque à gagner substantiel pour les arboriculteurs.

Abricotiers à louer

Les services de location d’abricotiers pendant le Têt ne cessent de se développer. Beaucoup de gens optent actuellement pour cette option. Un mois et demi avant le Têt, les jardiniers commencent à fixer les prix et à chercher des commandes, généralement faites par des compagnies et bureaux administratifs. L’intérêt du prêt des abricotiers, c’est que l’on peut choisir un bel arbre constellé de fleurs, sans se soucier de ce qu’il deviendra après le Têt.

Nguyên Van Khoa, de l’arrondissement de Thu Duc, confie : «Au lieu d’acheter un abricotier d’une dizaine de millions de dôngs, et ensuite de demander aux jardiniers de s’en occuper, je préfère en louer un. Chaque année, je viens ici et choisis un beau spécimen bien fleuri».

Selon Nguyên Ngoc Dung, le prix de location dépend de la forme et de l’âge de l’arbre. Il peut aller de 500.000 dôngs à 30 millions de dôngs. En toute logique, les pieds les plus chers sont les plus gros et les plus vieux. «L’an dernier, j’ai gagné près d’un milliard de dôngs en services de location d’abricotiers», indique Mme Dung.

Enfin, bonne nouvelle pour les acheteurs, «la récession économique fait que les prix des abricotiers cette année seront peu ou prou les mêmes que l’an dernier», prévoit-elle. - CVN/VNA


Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.