La croissance forte marque le pas au premier trimestre

La croissance vietnamienne progresse de 5,46% au premier trimestre 2016

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5,46% au premier trimestre, plus lent que le rythme de 6,12% de la même période de l'année dernière, selon le Département général des statistiques.

Hanoi (VNA) - Le PIB  vietnamien a augmenté de 5,46 % ​de janvier à mars, ​contre 6,12 % ​le premier trimestre 2015, a fait savoir le 26 mars à Hanoi l'Office général des statistiques du Vietnam (OGS).

Le directeur général de l'OGS, Nguyên Bich Lâm, a ​indiqué qu'il y avait des signes de ​tassement ​de la croissance, ​même s'il s'agit du premier trimestre ​de mise en oeuvre du Plan quinquennal de développement socioéconomique 2016-2020.

La production de riz dans le delta du Mékong, le grenier à riz du Vietnam, a ​​diminué de 6,2%, ​ce qui représente environ 700.000 tonnes ​de moins, tandis que le rendement des cultures d'hiver dans le Nord ​est également faible.

La ​croissance des secteurs industriel et de la construction ​atteint seulement 6,72 %, ​contre 8,74 % il y a un an, a noté Nguyên Bich Lâm lors de la conférence de presse à Hanoi.

Partiellement touchées par les difficultés économiques mondiales, les exportations n'ont ​connu qu'une croissance modeste de 4,1%, a-t-il ​déclaré, ajoutant que l​'export de pétrole brut - une importante source de ​rentrées pour le budget de l'Etat, ont baissé de 52,8 % ​ce premier trimestre.

​Le chef de l'OGS a également souligné certains ​points saillants, ​une croissance de 6,13% pour le secteur des services, la plus élevée depuis le premier trimestre de 2012. L'indice des prix à la consommation (IPC) ​de mars a ​progressé de 0,57% ​en un mois et de 1,69% sur ​un an. L’IPC pour ce premier trimestre ​est de 1,25 %.

La sécheresse, les remontées d'eau salée et des conditions météorologiques imprévisibles poseront des défis majeurs ​à l'économie ​vietnamienne ​durant toute l'année 2016​, a-t-il souligné.

En outre, les ​cours du pétrole brut, qui devraient rester bas, auront ​plusieurs répercussions sur l'économie nationale, ​dont une baisse des recettes de l'Etat, même si ces cours ​permettront de réduire les charges de la plupart des secteurs économiques, ce qui ​participera à la croissance du PIB, a-t-il ​ajouté.

En 2015, la croissance du PIB a atteint 6,68%, record depuis 2008. Pour la période 2016-2020, le gouvernement ambitionne d’atteindre une croissance économique moyenne comprise entre 6,5% et 7% par an. - VNA

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