Fièvre jaune : le Vietnam renforce les mesures préventives

Le ministère de la Santé a demandé de renforcer les mesures préventives contre une éventuelle épidémie de fièvre jaune au Vietnam.
Fièvre jaune : le Vietnam renforce les mesures préventives ảnh 1La vaccination préventive pour des enfants en Afrique. 

Hanoi (VNA) - Le Vietnam n’a détecté aucun cas de fièvre jaune, a récemment affirmé le Département de médecine préventive du ministère de la Santé.

​Toutefois, le risque d'introduction de ce virus au Vietnam est évident, car le pays entretient des relations commerciale, touristique et d'emploi avec un bon nombre de pays touchés par cette épidémie.

Le ministère de la Santé a demandé de renforcer les mesures préventives contre une éventuelle épidémie au Vietnam. Il a demandé aux personnes voulant ou devant ​se rendre dans les zones touchées par le virus de la fièvre jaune de se faire inoculer le vaccin contre cette maladie et de respecter les indications professionnelles et la direction de ces pays.

Il a également décidé de superviser étroitement les touristes venant des pays touchés par le virus de la fièvre jaune et les Vietnamiens de retour de ces régions, et d'effectuer immédiatement des tests pour les cas suspects.

La fièvre jaune, parfois appelée vomi noir (vomito negro) ou peste américaine, est une maladie virale aiguë. C'est une arbovirose zoonotique des grands singes de la forêt équatoriale et elle est transmise de singe à singe par divers moustiques du genre Aedes, hôtes intermédiaires et vecteurs.

L'homme traversant ces foyers sauvages d'endémie est sporadiquement piqué par les moustiques infectés et fait alors une fièvre jaune humaine dite forme sylvatique. Revenu vers les centres habités, il joue le rôle de réservoir de virus et, piqué par le moustique commensal qu'est Aedes aegypti, hôte vicariant très efficace, il est à l'origine d'une fièvre jaune purement humaine et épidémique : la redoutable forme urbaine.

La fièvre jaune reste toujours une cause importante de maladies hémorragiques dans plusieurs pays africains et sud-américains, malgré l'existence d'un vaccin efficace.
La première épidémie connue semble dater de 1648 et eut lieu au Yucatan. Il n'existe pas de traitement, c'est pourquoi la vaccination préventive est si importante.

Au cours des quatre premiers mois de cette année, l’épidémie de fièvre jaune s’est rapidement répandue dans quelques pays africains, avec 277 morts parmi 2.149 cas ​en Angola, 45 morts parmi 453 cas au Congo et sept morts parmi 30 cas en Ouganda. La Chine a dé​pisté 11 personnes atteintes de ce virus, toutes de retour de l’Angola. –VNA

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