Hanoi (VNA) - Plus des trois quarts des travailleurs vietnamiens se disent actuellement ouverts à l’emploi et prêts à changer de poste si une opportunité intéressante se présente. Ce constat marque un tournant majeur dans la définition de la stabilité de l’emploi à l’aube de 2026.
Cette conclusion est issue d’une enquête sur le marché du travail menée par Côc Côc Research, qui met en lumière l’évolution des valeurs professionnelles, des attentes et des attitudes vis-à-vis de l’attachement à long terme à un seul employeur.
D’après les réponses de plus de 1.000 travailleurs et employeurs à travers le pays, 40% des employés ont déclaré qu’un emploi stable devait garantir des salaires, des primes et des prestations d’assurance clairs et intégralement versés en temps voulu.
Dans un contexte d’incertitude économique mondiale et de pressions internes liées à l’inflation, à la hausse du coût de la vie et aux restructurations d’entreprises, la stabilité des revenus demeure un facteur essentiel pour les travailleurs en quête de sécurité et de continuité.
Cependant, l’enquête révèle que la notion de stabilité évolue. Plus de 20% des répondants considèrent un environnement de travail sain, le respect mutuel et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle comme des facteurs déterminants pour un engagement à long terme.
Parallèlement, 16,1% soulignent l’importance de l’investissement des entreprises dans la formation et le développement des compétences, permettant ainsi aux employés de suivre le rythme des mutations technologiques rapides et de répondre aux exigences croissantes du marché du travail.
Ensemble, les résultats suggèrent qu’en 2026, la stabilité ne signifie plus rester au même poste pendant de nombreuses années ni travailler indéfiniment pour le même employeur. Elle est de plus en plus perçue comme un revenu stable, une sécurité psychologique et des perspectives d’évolution professionnelle continues. Les travailleurs sont plus enclins à rester lorsqu’ils ont le sentiment de progresser, plutôt que de se contenter de leur zone de confort professionnelle.
Le marché du travail en 2025 reflète une combinaison de stabilité relative et de mobilité sous-jacente. L’enquête a révélé que 53,8% des travailleurs restent dans la même entreprise et au même poste, tandis que 16,4% ont changé de fonction ou de service au sein de leur organisation.
Cela indique que les entreprises se restructurent activement, ajustent leurs opérations et font tourner leur personnel pour s’adapter à l’évolution du marché, plutôt que de privilégier une expansion agressive.
Parmi ceux qui ont démissionné volontairement ou qui ont connu le chômage ou un licenciement, près de 47,7% ont retrouvé un emploi, principalement en rejoignant d’autres entreprises du même secteur.
Une proportion plus faible a choisi de changer à la fois d’employeur et de secteur, ce qui témoigne d’une recherche de nouvelles orientations professionnelles suite à des perturbations du marché du travail ou lorsque les compétences acquises ne correspondent plus aux besoins du marché.
Malgré cela, 36% de ce groupe n’ont pas encore trouvé d’emploi et près de 16,3% n’ont pas encore entamé de recherche d’emploi. Ces chiffres mettent en évidence une réinsertion professionnelle inégale et une pression croissante liée aux compétences, à l’expérience et à la compétitivité sur le marché du travail, notamment dans les domaines hautement spécialisés ou les secteurs fortement touchés par la transformation numérique.
Mobilité sélective
L’enquête révèle que 77% des travailleurs sont actuellement ouverts à l’emploi. Parmi eux, 48,7% indiquent qu’ils n’envisageraient un changement de poste que si une opportunité véritablement intéressante se présentait, tandis que 28,1% recherchent activement un nouvel emploi et sont prêts à déménager immédiatement.
Ce constat témoigne d’une évolution vers une mobilité sélective, contrairement au roulement massif d’emplois observé lors des périodes de forte croissance des années précédentes.
Quant aux motivations des changements d’emploi, les salaires, primes et avantages sociaux non compétitifs demeurent le principal facteur, cité par 44,1% des répondants. Viennent ensuite les opportunités limitées de formation et d’évolution de carrière (33,7%), la surcharge de travail, le déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée, le désir de changer de secteur et les environnements de travail toxiques.
L’expérience du recrutement joue également un rôle important dans l’engagement des candidats. Plus de 54% d’entre eux déclarent se sentir plus en sécurité et respectés lorsque les employeurs font preuve de transparence quant à la rémunération, les avantages sociaux et la culture d’entreprise dès la publication
de l’offre d’emploi.
Le rapport de Côc Côc Research met en lumière une évolution manifeste des valeurs professionnelles. Si le salaire et les avantages sociaux demeurent un facteur de stabilité perçue à 40%, le revenu n’est plus la priorité absolue.
En particulier, 76,9% des travailleurs se disent prêts à privilégier un environnement de travail plus sain, plus respectueux et plus équilibré, même au prix d’une rémunération moindre.
Chez les jeunes actifs, cette tendance est encore plus marquée : 60,8% d’entre eux seraient disposés à accepter une réduction de salaire de 1 à 10% en échange d’un lieu de travail plus adapté.
Cela témoigne d’une transformation profonde dans la façon dont les jeunes employés envisagent leur carrière, accordant une plus grande importance au développement durable, au bien-être mental et à l’adaptabilité à long terme. — VNA
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