El Nino : le Vietnam confronté à une grave sécheresse

Sous l'influence d'El Nino, les trois premiers mois de l'année ont vu les fleuves de l'ensemble du pays, et surtout le fleuve Rouge, baisser drastiquement, avec toutes les conséquences que cela implique pour l'agriculture, l'aquaculture et la population.

Sous l'influence d'El Nino, les troispremiers mois de l'année ont vu les fleuves de l'ensemble du pays, etsurtout le fleuve Rouge, baisser drastiquement, avec toutes lesconséquences que cela implique pour l'agriculture, l'aquaculture et lapopulation.

La température moyenne du premier trimestre 2010 est supérieure de0,5-2,5°C à celle des précédentes années. Dans quelques jours, àquelques provinces du Nord et du Centre, la température pourrait monterjusqu'à 40°C, et au Sud, à 37°C. La pluviosité des trois premiers moisde l'année est en revanche inférieure de 25-80% à celle des annéesprécédentes. Cette situation de sécheresse, de net manque d'eau pour laproduction comme pour la vie quotidienne, mais aussi les risquesd'incendie de forêt, de remontée d'eau de mer, est particulièrementcomplexe à gérer.


Le Centre national de météorologie et d'hydrologie prévoit quecette situation ne va pas s'améliorer, ce qui entraînera une pénuried'électricité dans l'ensemble du pays. Cette année, le nombre detyphons et de dépressions tropicales en mer Orientale sera équivalent àcelui des années précédentes, dont six ou sept auront des conséquencespour le Vietnam. El Nino créera de puissants typhons dont l'évolutioncomme leurs trajectoires seront difficiles à prévoir.

La température de l'été et de l'automne prochains dans le payssera supérieure à la moyenne des années précédentes, en particulier auNord et dans la partie nord du Centre. De mai à juillet, des provincesdu Nord à celle du Centre, il y aura de graves et longues vagues dechaleur. Depuis le début de l'année, 316 incendies ont eu lieu dans lesforêts des provinces montagneuses du Nord.

Au Sud, la production agricole et la vie de la population dans ledelta du Mékong sont gravement perturbées par la remontée d'eau saléeet un Mékong à son plus bas niveau. Dans certaines provincesdeltaïques, l'eau de mer a pénétré jusqu'à 70 km dans les terres. Cephénomène est en outre apparu un mois plus tôt en comparaison desannées précédentes et ce avec un taux de salinité de 11 à 26%.Sécheresse et eau de mer ont frappé 600.000 hectares de riz dont300.000 dans les provinces de Bac Liêu, Long An, Soc Trang, Hâu Giang,Kiên Giang et Dông Thap.

Lors d'une réunion en ligne avec les provinces du Nord, du Centreet des Hauts Plateaux du Centre, le ministre de l'Agriculture et duDéveloppement rural, Cao Duc Phat, a informé que la sécheresse aentraîné une carence en eau ainsi que d'étranges maladies dans lesrizières. Il a demandé aux localités de réguler soigneusementl'irrigation et de curer les lacs réservoirs afin de conserver desréserves d'eau. - AVI

Voir plus

Se préparer à relâcher un groupe d'oiseaux dans leur milieu naturel. Photo : VNA

Lam Dong relâche des centaines d’animaux sauvages dans leur milieu naturel

Ces derniers temps, les autorités de la province de Lam Dong ont procédé à la remise en liberté de nombreux animaux sauvages, grâce notamment à la coopération volontaire des habitants. Une évolution positive qui témoigne d’une prise de conscience croissante de la population en matière de protection de la faune et de respect de la loi.

Trinh Quoc Phu (au milieu) remet volontairement l'oiseau sauvage rare aux autorités du quartier de Quy Nhon Nam. Photo : https://baogialai.com.vn/

Les garde-forestiers de Gia Lai reçoivent un oiseau rare

Le 9 janvier, les autorités forestières de Tuy Phuoc – Quy Nhon ont réceptionné un spécimen rare de Gorsachius, un oiseau sauvage de la famille des Ardeidae. Inscrite au Livre Rouge du Vietnam, cette espèce en danger critique bénéficie d'un statut de protection prioritaire absolue.

Plusieurs touristes sont ravis de découvrir la glace au sommet du mont Fansipan. Photo : VNA

Le toit du Vietnam sous la glace

Le givre est apparu dès le sommet, puis s’est étendu progressivement jusqu’à 2.700 mètres d’altitude, en s’atténuant au fur et à mesure de la descente.