📝 Édito: La "libertĂ© de religion" ne doit pas ĂȘtre politisĂ©e

Il est aisĂ© de constater le ton dĂ©passĂ© de ce rapport, fondĂ© sur des arguments non Ă©tayĂ©s, des prĂ©jugĂ©s tenaces et des interprĂ©tations imposĂ©es concernant la libertĂ© de religion au Vietnam. Ce n’est d’ailleurs pas la premiĂšre fois que les conclusions de l’organisation rĂ©vĂšlent de flagrantes lacunes en matiĂšre d’objectivitĂ© et de mĂ©thodologie, soulevant des questions quant aux motivations politiques qui sous-tendent ce qui est prĂ©sentĂ© comme une Ă©valuation des droits humains.

Le 2569e anniversaire de Bouddha cĂ©lĂ©brĂ© dans l'ancienne capitale de HuĂȘ Photo: VNA
Le 2569e anniversaire de Bouddha cĂ©lĂ©brĂ© dans l'ancienne capitale de HuĂȘ Photo: VNA

Hanoi (VNA) – Le rapport actualisĂ© publiĂ© le 9 dĂ©cembre 2025 par la Commission amĂ©ricaine sur la libertĂ© religieuse internationale (USCIRF) prĂ©sente une fois de plus une Ă©valuation partiale de la libertĂ© religieuse au Vietnam, reflĂ©tant une tendance persistante Ă  politiser une question qui devrait au contraire ĂȘtre abordĂ©e par le dialogue, le respect et la comprĂ©hension mutuels.

Dans sa mise Ă  jour du 9 dĂ©cembre, l’USCIRF continue de dresser un tableau sombre de la situation de la libertĂ© religieuse au Vietnam, renouvelant ses recommandations habituelles d’inscrire le pays sur la liste des « pays particuliĂšrement prĂ©occupants » et de le soumettre Ă  des mesures de pression.

Le ton dĂ©passĂ© de ce rapport, fondĂ© sur des arguments non Ă©tayĂ©s, des prĂ©jugĂ©s tenaces et des interprĂ©tations imposĂ©es de la libertĂ© de religion au Vietnam, est manifeste. Ce n’est d’ailleurs pas la premiĂšre fois que les conclusions de l’organisation rĂ©vĂšlent des lacunes flagrantes en matiĂšre d’objectivitĂ© et de mĂ©thodologie, soulevant des questions quant aux motivations politiques qui sous-tendent ce qui est prĂ©sentĂ© comme une Ă©valuation des droits humains.

Ce qui frappe le plus, c’est la maniĂšre dont l’USCIRF aborde et interprĂšte le concept de "libertĂ© religieuse". Le rapport repose sur une conception occidentale de cette notion, façonnĂ©e par le contexte historique et politique spĂ©cifique des États-Unis, et l’applique ensuite comme critĂšre universel pour juger des pays aux contextes historiques, culturels, ethniques et sociaux radicalement diffĂ©rents. Selon cette logique, presque toute forme de gestion Ă©tatique des activitĂ©s religieuses risque d’ĂȘtre qualifiĂ©e de "rĂ©pression", quels que soient le but ou le contexte rĂ©els de ces mesures.

Une telle approche nĂ©glige une rĂ©alitĂ© fondamentale : la libertĂ© religieuse n’existe pas indĂ©pendamment de la vie sociale. Elle est toujours liĂ©e Ă  l’ordre juridique, Ă  la sĂ©curitĂ© publique et aux droits et intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes des autres acteurs de la sociĂ©tĂ©. Aucune nation multiconfessionnelle et multiethnique ne peut fonctionner de maniĂšre stable sans un cadre juridique rĂ©gissant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la religion et aux convictions. MĂȘme en droit international, la libertĂ© de religion ou de conviction n’est pas un droit absolu. L’article 29 de la DĂ©claration universelle des droits de l’homme de 1948 Ă©nonce clairement que l’exercice des droits et libertĂ©s est soumis aux limitations prĂ©vues par la loi afin de garantir l’ordre public, la moralitĂ© sociale et les droits d’autrui.

En pratique, l’obligation pour les organisations religieuses d’enregistrer leurs activitĂ©s et d’assurer la transparence concernant leur personnel, leurs lieux de culte et leurs ressources financiĂšres est une pratique courante dans de nombreux pays, y compris ceux souvent citĂ©s par l’USCIRF comme modĂšles de libertĂ© religieuse. Aux États-Unis, les organisations religieuses doivent s’enregistrer auprĂšs du Service des impĂŽts (IRS) pour bĂ©nĂ©ficier d’exonĂ©rations fiscales, se conformer aux obligations de dĂ©claration financiĂšre et s’abstenir de toute activitĂ© politique partisane. De nombreux États imposent Ă©galement des exigences spĂ©cifiques en matiĂšre d’autorisation et de normes de sĂ©curitĂ©, notamment en matiĂšre de prĂ©vention et de lutte contre les incendies, pour les lieux de culte. De telles mesures rĂ©glementaires ne sont Ă©videmment pas considĂ©rĂ©es comme de la "rĂ©pression religieuse", mais sont largement reconnues comme faisant partie du fonctionnement normal d’un État de droit.

Au Vietnam, le respect de la libertĂ© de croyance et de religion est une politique constante et de longue date du Parti et de l’État, affirmĂ©e de la Constitution de 1946 Ă  celle de 2013. Ce droit est garanti par la Constitution, tout en s’inscrivant dans un cadre juridique assurant l’harmonie entre la libertĂ© individuelle et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. L’interprĂ©tation que fait l’USCIRF de ce mĂ©canisme de gestion comme preuve d’une "libertĂ© restreinte" reflĂšte une perspective unilatĂ©rale qui ne parvient pas Ă  replacer la question dans le contexte historique, social et pratique plus large du Vietnam.

Une autre lacune systĂ©mique du rapport de l’USCIRF rĂ©side dans sa tendance Ă  confondre le traitement des infractions Ă  la loi avec la "rĂ©pression religieuse". Dans nombre des cas citĂ©s, les individus sont tenus responsables non pas de leurs convictions religieuses, mais d’actes spĂ©cifiques tels que l’instrumentalisation de la religion pour inciter Ă  la division, s’opposer aux autoritĂ©s, troubler l’ordre public ou porter atteinte aux intĂ©rĂȘts de l’État et de la sociĂ©tĂ©. Or, ce contexte est souvent omis ou minimisĂ©, ce qui conduit Ă  qualifier collectivement ces incidents de cas de « prisonniers religieux ».

Le cas de HĂŽ Trong Phuc, ĂągĂ© de 17 ans, citĂ© par l’USCIRF comme un exemple typique, illustre clairement cette distorsion conceptuelle. Le rapport met l’accent uniquement sur l’élĂ©ment religieux, omettant de mentionner que cet individu a publiĂ© et diffusĂ© Ă  plusieurs reprises des contenus dĂ©formĂ©s et diffamatoires, incitĂ© Ă  la haine, portĂ© atteinte aux intĂ©rĂȘts de l’État et perturbĂ© l’ordre social. Isoler ces violations de leur contexte spĂ©cifique et les qualifier de "rĂ©pression religieuse" constitue une dĂ©naturation fondamentale de la rĂ©alitĂ© des faits.

Sur le plan mĂ©thodologique, le rapport de l’USCIRF s’appuie fortement sur des sources secondaires, notamment des groupes de dĂ©fense des droits, des groupes d’exilĂ©s et des individus aux opinions hostiles Ă  l’État vietnamien. Ces sources sont rarement confrontĂ©es Ă  des donnĂ©es officielles, des Ă©valuations indĂ©pendantes ou des Ă©tudes de terrain exhaustives. Par ailleurs, le rapport ignore largement le tableau plus global et objectif de la vie religieuse au Vietnam.

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Le 2569e anniversaire de Bouddha cĂ©lĂ©brĂ© dans l'ancienne capitale de HuĂȘ Photo: VNA

À la mi-2025, le Vietnam reconnaissait 43 organisations religieuses reprĂ©sentant 16 religions diffĂ©rentes, comptant environ 27,7 Ă  28 millions de fidĂšles – prĂšs de 28% de la population –, plus de 53.000 dignitaires et quelque 29.600 lieux de culte. Chaque annĂ©e, le pays accueille plus de 8 000 festivals religieux et commĂ©moratifs, qui attirent une large participation. Au Vietnam, les religions coexistent pacifiquement et dans un esprit d’inclusion, dĂ©fendant le principe d’une vie vertueuse et d’une foi sincĂšre, respectant Ă  la fois les prĂ©ceptes religieux et la loi, et contribuant activement Ă  la sociĂ©tĂ© dans un esprit d’unitĂ© et de dĂ©veloppement national. Cette rĂ©alitĂ© dynamique et convaincante de la libertĂ© religieuse au Vietnam est pourtant largement absente du rapport de l’USCIRF.

Il est Ă©galement nĂ©cessaire de replacer les rapports de l’USCIRF dans un contexte politique plus large. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une agence gouvernementale amĂ©ricaine, l’USCIRF conseille le CongrĂšs, le secrĂ©taire d’État et le prĂ©sident des États-Unis sur la politique Ă©trangĂšre relative Ă  la dĂ©mocratie, aux droits de l’homme et Ă  la libertĂ© religieuse. En rĂ©alitĂ©, ses rapports servent souvent de prĂ©texte Ă  des pressions politiques, Ă  l’imposition de normes, voire Ă  la justification de sanctions. La recommandation unilatĂ©rale de l’USCIRF d’inscrire le Vietnam sur la liste du PCC tĂ©moigne d’une approche partiale et normative, d’autant plus que les relations vietnamo-amĂ©ricaines ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©es au rang de partenariat stratĂ©gique global, avec une coopĂ©ration de plus en plus Ă©tendue dans de nombreux domaines.

Le Vietnam ne nie pas que la gestion Ă©tatique des affaires religieuses soit un domaine complexe qui exige une amĂ©lioration continue des politiques et du cadre juridique. De fait, au fil des ans, le Parti et l’État ont ƓuvrĂ© sans relĂąche Ă  l’amĂ©lioration du cadre juridique et du modĂšle de gestion relatifs aux croyances et aux religions. Les dispositions de la Constitution, de la loi de 2016 sur les croyances et les religions et du dĂ©cret n°95/ND-CP de 2023 ont contribuĂ© Ă  garantir la libertĂ© de croyance et de religion des citoyens, tout en simplifiant les procĂ©dures administratives et en crĂ©ant un environnement Ă©quitable et transparent permettant aux organisations religieuses lĂ©galement reconnues d’exercer leurs activitĂ©s.

Une Ă©valuation objective et exhaustive de la libertĂ© religieuse au Vietnam ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e que dans un cadre de dialogue Ă©galitaire et de respect mutuel, et non par le biais d’étiquetages politiques ou de mĂ©canismes coercitifs et imposĂ©s. Un dialogue sĂ©rieux ne peut s’instaurer que lorsque toutes les parties sont disposĂ©es Ă  mettre de cĂŽtĂ© leurs prĂ©jugĂ©s, Ă  Ă©couter la complexitĂ© des rĂ©alitĂ©s et Ă  respecter la souverainetĂ© de chaque pays quant Ă  l’élaboration de ses propres politiques. DĂ©contextualisĂ©e et politisĂ©e, la notion de « libertĂ© religieuse » peut aisĂ©ment devenir un instrument de pression, au lieu de servir de fondement Ă  la comprĂ©hension, Ă  la confiance et Ă  la coopĂ©ration.

De toute Ă©vidence, le rapport actualisĂ© de l’USCIRF sur le Vietnam, tant sur le fond que sur la forme, prĂ©sente encore d’importantes lacunes en matiĂšre d’objectivitĂ©, reflĂ©tant une perspective partiale et normative. Ce n’est que lorsque les Ă©valuations s’appuieront sur une Ă©coute multidimensionnelle, une comparaison exhaustive des donnĂ©es et le respect de la souverainetĂ© du Vietnam quant Ă  l’élaboration et Ă  la mise en Ɠuvre de sa politique religieuse que le dialogue sur la libertĂ© de croyance et de religion pourra devenir constructif, contribuant ainsi Ă  instaurer la confiance et Ă  promouvoir une coopĂ©ration saine et authentique dans les relations Vietnam-États-Unis, conformĂ©ment aux normes juridiques internationales auxquelles les deux pays sont attachĂ©s. – VNA

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