Des traits culturels originaux de l’ethnie Bô Y

Les Bô Y sont l’une de ces ethnies ultra-minoritaires que compte le Vietnam : environ 3.000 âmes, tout au plus, mais une culture ancestrale farouchement préservée et ô combien fascinante.

Hanoi (VNA) - Les Bô Y sont l’une de ces ethnies ultra-minoritaires que compte le Vietnam : environ 3.000 âmes, tout au plus, mais une culture ancestrale farouchement préservée et ô combien fascinante.

L’ethnie Bô Y est appelée de différents noms, comme Chung Cha, Trong Gia, Tu Di, Tu Din et Pu Na. La langue des Bô Y appartient au groupe Tày - Thai.

L’ethnie Bô Y est la plus petite en termes de représentants parmi les 54 groupes ethniques au Vietnam. Environ 3.000 personnes, qui vivent dans les provinces frontalières du Nord : Lào Cai, Yên Bai, Hà Giang et Tuyên Quang.

Des traits culturels originaux de l’ethnie Bô Y ảnh 1Des femmes Bô Y.Photo : Archives/CVN

L’ethnie Bô Y dépend de la culture sur brûlis. La culture du maïs est leur culture principale. En outre, chaque famille entretient généralement un jardin potager. En dehors de l’élevage du bétail et de la volaille, les Bô Y sont également impliquées dans divers métiers tels que tissage, forge, poterie, sculpture sur pierre, gravure, tressage, boiseries, etc.

Us et coutumes des Bô Y

Les Bô Y vivent dans les montagnes. Leurs maisons ont trois pièces et un hall d’entrée. La charpente, qui se compose de deux solives couvrant un certain nombre de colonnes, est en bois ou bambou. Le toit est en tuiles. Le rez-de-chaussée est le lieu de vie et le premier étage est réservé au stockage des vivres.

Le culte des ancêtres est une coutume importante chez cette ethnie. Sur l’autel sont disposées trois baguettes d’encens : une pour rendre un culte au Ciel, une pour le génie du foyer et une pour les ancêtres.

Des traits culturels originaux de l’ethnie Bô Y ảnh 2Le culte des ancêtres est une coutume importante chez les Bô Y. Photo : Archives/CVN

Les femmes Bô Y portent de nombreux ornements en argent tels que colliers, bracelets et chaînes de boucles d’oreilles. Leur jupe est ornée de beaucoup de motifs réalisés selon la technique du batik. La jaquette est courte, souvent à cinq pans, avec un corsage couvrant la poitrine et l’abdomen. En outre, il y a toujours des motifs de tambour de bronze sur les manches.

Les femmes portent leurs cheveux enroulés en chignon. Leur couvre-chef est traditionnellement un turban indigo ou ornée de broderies colorées.

Autrefois, les femmes Bô Y avaient coutume d’enfanter en position accroupie. Le placenta était enterré en dessous du lit de la mère. Les enfants étaient en deuil pendant 90 jours lors du décès de la mère et 120 jours lors du décès du père.

Rites matrimoniaux séculaires

La cérémonie de mariage des Bô Y se compose de trois étapes. La première consiste à demander la main de la mariée. La famille du marié choisit deux femmes, considérées comme très chanceuses et fertiles, pour demander la permission de la famille.

Des traits culturels originaux de l’ethnie Bô Y ảnh 3

Motifsde tambourde bronze surles manchesdes vêtements. Photo :Archives/CVN

Si la famille de la mariée est d’accord, deux hommes de la famille du marié sont envoyés pour s’enquérir des cadeaux de mariage que souhaite la famille de la mariée. Plus tard, en remettant ces cadeaux, la famille du marié pose des questions sur la date de naissance de la mariée pour choisir un jour du mariage le plus faste possible.

Les marieurs jouent un rôle important dans chaque mariage des Bô Y. Ce sont des gens qui ont un certain prestige au sein de la communauté, qui comprennent les coutumes et peuvent chanter certaines mélodies traditionnelles.

Le jour du mariage, la famille du marié apporte un cochon à celle de la mariée pour préparer le repas pour les invités. La famille de la mariée va pour bloquer l’entrée avec une chaise sur laquelle sont déposés quatre bols d’alcool de riz. Quand les marieurs de la délégation du marié se présentent, si l’un d’eux ne parvient pas à improviser des chants convenables avec le contexte, il devra boire les quatre bols d’alcool avant d’être autorisé à entrer dans la maison.

Autrefois, on ne se mariait qu’au sein de l’ethnie. Cette pratique a été abandonnée et maintenant les jeunes sont libres de choisir des partenaires d’autres groupes ethniques.

Un certain nombre de projets d’étude et de conservation de la culture Bô Y ont été mis en œuvre. La transmission des traditions et des valeurs se perpétue, même si de plus en plus de jeunes succombent aux sirènes de la modernité. -CVN/VNA

Voir plus

La consule générale du Vietnam à Busan, Doàn Phuong Lan, s’exprime lors de la cérémonie, à Daegu, en République de Corée. Photo : baoquocte.vn

Le Vietnam et la République de Corée élargissent leurs échanges culturels

Le consulat général du Vietnam à Busan s’est engagé à collaborer étroitement avec le KVCC afin d’organiser davantage d’activités culturelles, tandis que les autorités locales ont exprimé leur soutien aux programmes visant à aider les familles et les enfants vietnamo-sud-coréens à mieux comprendre la culture vietnamienne.

Colloque scientifique international intitulé « Collection photographique de l’EFEO : un potentiel patrimonial ». Photo: VNA

Près de 40.000 photographies de l’EFEO révèlent un précieux patrimoine documentaire

Réunis à Hanoï lors d’un colloque scientifique international, des chercheurs vietnamiens et étrangers ont souligné la valeur historique, scientifique et culturelle exceptionnelle de la collection photographique de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO). Riche de près de 40.000 clichés réalisés entre la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, ce fonds documentaire pourrait constituer un candidat de premier plan à une inscription au registre du patrimoine documentaire mondial de l’UNESCO.

Visiteurs à l'exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées ». Photo : VNA

Une exposition d’archives sur Hoàng Sa et Truong Sa s’ouvre à Da Nang

Une exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées » a été inaugurée le 15 juin dans la ville centrale de Da Nang, à l’occasion de la Journée mondiale des océans (8 juin) et de la Semaine vietnamienne de la mer et des îles 2026. Réunissant près de 200 documents d’archives, cartes et photographies, l’événement vise à mettre en valeur les preuves historiques et juridiques liées à la souveraineté maritime du Vietnam, tout en sensibilisant le public au patrimoine documentaire national.

Le duo français de pop alternative Ojos entamera une tournée dans plusieurs villes du Vietnam. Photo : Institut français du Vietnam

Le duo français de pop alternative Ojos en tournée exceptionnelle au Vietnam en juin

Après plus d’une centaine de concerts à travers l’Europe, Ojos invite le public à découvrir un univers musical à la fois envoûtant, puissant et profondément sensible. Le duo mêle avec finesse sonorités électroniques, mélodies pop contemporaines et textes accessibles, créant un espace musical singulier et immédiatement reconnaissable.

Programme de démonstration collective de yoga tenu le 14 juin à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï célèbre le yoga, symbole de l’amitié entre le Vietnam et l’Inde

À l’occasion de la Journée internationale du yoga, célébrée le 21 juin, une démonstration collective de yoga a réuni à Hanoï de nombreux participants vietnamiens et indiens. L’événement a mis en valeur le rôle du yoga comme vecteur de bien-être, de dialogue interculturel et de rapprochement entre les peuples du Vietnam et de l’Inde.

Des performances artistiques lors de la soirée d'ouverture de la Semaine internationale de musique de Hué. Photo : VNA

Hue donne le coup d’envoi de sa Semaine internationale de la musique 2026

La Semaine internationale de la musique de Hue 2026 a été inaugurée le 13 juin dans l’ancienne cité impériale, ouvrant six soirées de spectacles gratuits réunissant des artistes vietnamiens et internationaux. À travers une programmation mêlant traditions et modernité, l’événement ambitionne de renforcer le rayonnement culturel de Hue et de consolider son statut de « Ville des Festivals » du Vietnam.

Les visiteurs découvrent des produits raffinés issus des villages de la soie vietnamienne présenté à la maison communale de Yen Thai, dans l’arrondissement de Hoan Kiem à Hanoï. Photo: hanoimoi.vn

« À la découverte des métiers du Vieux Quartier » : immersion dans l’univers de la soie au coeur de Hanoi

Dans la maison communale de Yen Thai, au cœur du Vieux Quartier de Hanoï, le programme culturel « Chạm nghề phố cổ 2026 » met à l’honneur la soie vietnamienne à travers un parcours immersif mêlant découverte, transmission et savoir-faire artisanal. Entre démonstrations de tissage, initiation des visiteurs et présentation de soies emblématiques des grands villages de métier, l’événement valorise un patrimoine vivant tout en soulignant son adaptation aux usages contemporains et son importance culturelle pour les jeunes générations.

Les habitants de la zone frontalière d’An Giang valorisent le jonc gris pour fabriquer des objets d’artisanat

Les habitants de la zone frontalière d’An Giang valorisent le jonc gris pour fabriquer des objets d’artisanat

Dans les zones frontalières avec le Cambodge, les abondantes ressources en jonc gris (Lepironia articulata, ou cỏ bàng) constituent une précieuse matière première pour les habitants d’An Giang. Ceux-ci en tirent une large gamme de produits artisanaux, allant des sacs à main et portefeuilles aux paniers, articles ménagers et objets de décoration. Cette activité génère des revenus stables, tout en contribuant au développement économique local et à l’amélioration du niveau de vie des habitants.

Jardins luxuriants, étangs paisibles et murs couverts de mousse composent un décor empreint de calme, invitant à la contemplation. Photo : Vietnam+

La pagode Minh Thanh, un air du Japon au cœur de Gia Lai

Nichée dans la ville de Pleiku, province de Gia Lai, la pagode Minh Thanh séduit par son architecture inspirée du Japon. Entre spiritualité et beauté architecturale, elle est devenue l’un des sites culturels et touristiques les plus emblématiques de la province de Gia Lai.