Des anciennes maisons de Duong Lâm

Duong Lâm est une des localités à demeurer quasiment intacte et à comporter des éléments d’un village traditionnel typique du Vietnam.

Hanoi (VNA) - Situé à 50 km à l’ouest de la capitale, le village de Duong Lâm, classé au patrimoine national, se trouve dans la commune éponyme qui relève du chef-lieu de Son Tây. C’est un village rural typique du delta du fleuve Rouge qui a gardé une architecture originale avec ses anciennes maisons en latérite.

Des anciennes maisons de Duong Lâm ảnh 1Le village de Duong Lâm, une destination appréciée de nombreux visiteurs notamment des étrangers. Photo: VNA

De plus, le village se distingue par l’architecture de sa porte d’entrée et de sa maison communale, baptisée Mông Phu ou encore de sa pagode Mia, considérée comme un des plus beaux joyaux architecturaux de Duong Lâm. En particulier, les anciennes maisons de latérite constituent l’un des traits originaux de Duong Lâm. Le village en dénombre 956. Beaucoup ont été construites en 1649, 1703 et 1850. La plus ancienne date d’il y a plus de 400 ans. 

Toutefois, à l’heure actuelle, ces anciennes maisons sont sérieusement dégradées. En détail, il y a deux maisons ayant un risque le plus élevé de s’effondrer. On doit utiliser des arbalétriers afin d’éviter l’effondrement. Ces mesures n’assurent pas encore la sécurité des habitants d’ici. Il est trop difficile de pouvoir être dans leurs maisons.

Aujourd’hui, nous avons eu l’occasion de venir visiter une ancienne maison de presque 200 ans appartenant à Nguyên Trung Hiên située dans le hameau de Dông Sàng. L’habitation compte cinq travées très larges. Toutefois, avec le temps, l’état de la maison s’est empiré menaçant de s’effondrer à tout moment, forçant ainsi la famille de six à vivre dorénavant de manière très étroite dans une cuisine de seulement 40 m 2.

«Nous souhaitons restaurer notre maison le plus tôt possible. Nous souhaitons conserver son charme typique ainsi que sa valeur patrimoniale. En plus de l’aspect esthétique, c’est pour nous une nécessité afin de pouvoir vivre dans notre demeure sans dangers ni inquiétudes», a partagé M. Hiên.

Nous avons ensuite visité une deuxième habitation, l’ancienne maison de Nguyên Thi Chung dans le hameau de Dông Sàng. Tout comme la précédente, cette demeure se classe au plus ancien rang du village de Duong Lâm et menace la famille composée de trois générations qui y vit de s’effondrer à tout moment.

En effet, les piliers, meubles et éléments composant la structure du toit sont en bois et fatalement vieillissent et pourrissent au fil du temps. Les travaux consisteront donc à consolider les murs, à refaire ou à rénover la structure en bois, celle du plancher, de la charpente en passant par les piliers ainsi que les toitures. 

«Auparavant, quand la charpente en bois de la toiture était endommagée, il fallait se procurer des troncs d’eucalyptus pour remplacer les pans abîmés. Il fallait s’en contenter. Naturellement, cela ne peut être une solution permanente, il est nécessaire de refaire le toit. Le risque d’effondrement reste bien réel. Nous ne voulons pas vivre avec cette inquiétude», a partagé Mme Chung.

Les deux anciennes maisons de M. Hiên et Mme Chung ne sont pas des cas isolés. En effet, dans le village de Duong Lâm, on compte encore une centaine de maisons dégradées. Selon le représentant du Comité de gestion du village de Duong Lâm, entre 2011 et 2014,  ce dernier a achevé la restauration d’une dizaine maisons anciennes. En 2015, le Comité populaire de Hanoï a approuvé le projet de rénovation de 10 autres habitations. La subvention de l’état pour lesdites maisons s’élève à environ 800 millions de dôngs. Cependant les fonds n’ont pas encore été débloqués et plusieurs foyers attendent toujours.

«Tandis que nous attendons la mise en place de ce projet, plusieurs anciennes maisons dans le village de Duong Lâm restent gravement endommagées. La situation devient de plus en plus urgente surtout avec l’arrivée de la saison des pluies et des tempêtes. Si l’on ne déploie pas rapidement les travaux de rénovation, le patrimoine risque de se voir anéanti  à tout moment», a déclaré Pham Hùng Son, chef du Comité de gestion du village de Duong Lâm.

De son côté, les employés techniques du Comité de gestion sont souvent présents au village afin de contrôler l’évolution de l’état des habitations. -CVN/VNA

Voir plus

Haches de pierre découvertes dans la grotte Én. Photo : Musée de la province de Quang Tri

Cinq haches de pierre préhistoriques refont surface à Phong Nha-Ke Bàng

Les premières analyses suggèrent que les haches de pierre datent d’il y a environ 6.000 à 8.000 ans, soit du Néolithique, et sont associées à la culture de Bau Tro, une culture archéologique du Néolithique final du Centre du Vietnam datant d’il y a environ 5.000 à 8.000 ans, connue grâce aux outils en pierre et aux poteries mis au jour dans la province de Quang Bình.

Une exposition consacrée au roi Hàm Nghi offre aux jeunes générations une meilleure compréhension de l’histoire et de la culture nationales, les sensibilisant ainsi davantage à la préservation et à la valorisation du patrimoine. Photo: VNA

Les classes ouvertes cultivent l’amour des jeunes pour le patrimoine

Au fil des ans, le Centre de conservation des monuments de Huê s’est imposé comme un chef de file national en matière d’éducation patrimoniale en milieu scolaire. Il a mis en place des modèles novateurs qui transforment les sites patrimoniaux en « classes ouvertes » et en outils pédagogiques dynamiques.

Le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Photo. VNA

Ngoc Lang Nam Hai, symbole spirituel et culturel des pêcheurs du littoral vietnamien

À Phuoc Hai, le site de Ngoc Lang Nam Hai, dans la commune côtière de Phuoc Hai, à proximité de Ho Chi Minh-Ville, est le plus grand cimetière de baleines du Vietnam. Il incarne une tradition spirituelle unique des pêcheurs, mêlant culte ancestral, identité culturelle maritime et efforts de préservation patrimoniale. Ce lieu occupe une place centrale dans la vie spirituelle des pêcheurs. Avant chaque sortie en mer, certains viennent y brûler de l’encens pour solliciter protection et abondance. 

Photo : VNA

Une procession de palanquins vers le Temple des rois Hùng, riche en singularité

La procession des palanquins vers le temple des rois Hùng est une tradition culturelle emblématique, profondément ancrée dans l’esprit communautaire et transmise de génération en génération. Elle rassemble fidèles et habitants dans une atmosphère solennelle et empreinte de ferveur, où se mêlent rites, offrandes et expressions de dévotion.
Elle incarne la morale « Boire de l’eau, se souvenir de sa source », tout en illustrant le respect et la reconnaissance voués aux ancêtres, fondateurs et bâtisseurs de la nation.

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Le « maquillage facial », expression de l’âme et de l’essence du Tuông

Dans l’art du Tuông (théâtre classique vietnamien), le maquillage scénique, communément appelé « ve mat » (peinture du visage), constitue l’un des éléments les plus emblématiques et fondamentaux. Véritable langage visuel, il permet au public de percevoir immédiatement la personnalité, le statut social et la moralité des personnages dès leur entrée en scène.

Présentation du projet de film sur le commandant légendaire Tran Hung Dao à Séoul. Photo: VNA

Un film sur Trân Hung Dao ouvre de nouvelles perspectives Vietnam–République de Corée

Le film retrace la vie et la carrière de Tran Hung Dao, le commandant légendaire qui a mené le peuple de l'ancien Vietnam, le Dai Viet, à la victoire contre les invasions mongoles à trois reprises au 13e siècle. Véritable symbole de patriotisme et de génie militaire, il est souvent comparé dans ce projet à l'amiral sud-coréen Yi Sun Sin pour son importance historique et culturelle.