Déambulations dans les dédales des ruelles de Hanoi

Avec les nombreux lacs, le dédale des ruelles qui forme une partie de Hanoi marque l’identité paysagère de la capitale.
Déambulations dans les dédales des ruelles de Hanoi ảnh 1Les ruelles foisonnent de vie avec leurs marchands ambulants, leurs vendeurs de thé vert, dont les activités forment en quelque sorte l’âme de la ville. Photo : CVN
 

Hanoi (VNA) - Avec les nombreux lacs, le dédale des ruelles qui forme une partie de Hanoi marque l’identité paysagère de la capitale. À l’instar de l’homme, chaque impasse forge, à travers ses méandres, son propre destin.

Hanoi est émaillée de lacs, d’avenues ombragées et de jardins publics verdoyants. La capitale vietnamienne héberge de nombreux musées et lieux de culte. Elle est célèbre pour sa gastronomie, comme le nem et le pho, des spécialités aujourd’hui connues et reconnues dans le monde entier.

Une autre «spécialité» de la ville, souvent étrangère aux visiteurs : ses ruelles sous forme d’impasses, aux enchevêtrements parfois inextricables pour le néophyte.

Labyrinthe urbain

Hanoi abrite beaucoup de quartiers et de zones résidentielles constitués d’étroites ruelles sinueuses, que l’on peut rencontrer presque partout dans la ville. Nul ne saurait dire leur nombre exact.

Trouver une adresse ici ? Pas simple ! Surtout pour les maisons situées dans une ruelle interminable, elle-même se séparant en plusieurs embranchements formant autant de petites impasses. Une fois engagé dans une ruelle reliée directement à la rue principale, il faut s’engager dans une autre - de niveau 2 -, puis se frayer un chemin dans une autre petite impasse où se trouve la maison en question. De quoi mettre à l’épreuve même les caractères les plus patients.

Du charme à toutes les encablures

Si les rues, considérées comme le visage du centre urbain, proposent un festival de couleurs et une animation parfois étourdissante, ces ruelles foisonnent aussi de vie avec leurs marchands ambulants, leurs gargotes, leurs vendeurs de thé vert, leurs jeux. Ces activités forment en quelque sorte l’âme de la ville. Elles aident les citadins à se rapprocher, à créer des liens, renforçant le sentiment de «propriété communautaire».

«Pour les gens qui vivent depuis longtemps à Hanoi, les ruelles sont une catégorie de zone résidentielle représentative de la capitale», souligne le poète Giang Nam. C’est ici, dans ce cadre au charme certain, que se perpétue le mode de vie traditionnel. Ces ruelles font entre 2 et 4 mètres de large dans l’immense majorité des cas, et peuvent cacher de larges maisons-jardins. «Beaucoup de bâtisses abritent encore des jardins avec des pamplemoussiers, des aréquiers, des bambous. Cela donne à leurs occupants un espace de vie beaucoup plus salubre que ceux des habitations ayant pignon sur rue, qui doivent essuyer toute la journée les gaz d’échappement», remarque l’architecte Pham Thanh Tùng.

Mme Suu, née en 1949, habite dans la ruelle 281, rue Truong Đinh, arrondissement de Hoàng Mai, depuis qu’elle s’est mariée, il y a une quarantaine d’années. Avant que l’urbanisation ne tisse sa toile, c’était ici un ancien village nommé Tuong Mai. Elle vit avec les familles de ses deux fils dans un espace de 400 m², dont 300 m² consacrés à une grande cour hébergeant différentes plantes : champaca, manguier, aréquier, bambou... «Ma maison a été restaurée à plusieurs reprises. Mais je garde toujours ce jardin créé par mes beaux-parents. Aujourd’hui, mes petits-enfants apprécient cet espace vert», confie Mme Suu.

Une identité qui se dévoile au compte-gouttes

Chaque impasse a son identité propre. La ruelle Tam Thuong est actuellement réputée comme adresse gastronomique des jeunes. Si la rue Ðinh Liêt, dans le Vieux quartier, n’est déjà pas bien large, elle donne sur une impasse qui l’est encore moins : Trung Yên. Un coin bien gardé par les connaisseurs. «Personne vivant dans le Vieux quartier ne peut être considéré comme véritable Hanoïen s’il n’a jamais pris de Pho Suong dans la ruelle Trung Yên», tonne le poète Giang Nam. Pho Suong est, comme son nom l’indique, un tout petit restaurant de pho, où le soleil ne pénètre jamais. Mais il est bondé du matin au soir. C’est certainement «le plus hanoïen des restaurants de pho de Hanoi», comme quelqu’un l’a si bien exprimé.

À quelques pas de là, la ruelle numérotée 6 Ðinh Liêt. Une impasse si étroite qu’elle pourrait barrer l’accès à un sumotori ! Mais au bout, telle une oasis improbable, un superbe espace vert apparaît. Des aréquiers poussent très haut dans le ciel, à côté d’un vieux puits dans la cour. C’est l’unique villa-jardin à se tenir encore debout dans cette rue ancienne. Une bâtisse à deux étages d’architecture française, mais très vietnamienne dans son aménagement. Une association des plus harmonieuses.

Qui a pu percer tous les secrets que dissimulent les ruelles de la capitale ? Certainement personne. La ruelle Xóm Ha Hôi est romantique comme un poème d’automne. La ruelle Ðông Xuân (à côté du marché Ðông Xuân) suffirait à écrire quelques livres sur la gastronomie. De même pour la ruelle Phât Lôc. Sans compter moult autres impasses nommées, mais aussi anonymes. «Lors de mes promenades, je sens que Hanoi cache ses volets les plus intéressants dans ces ruelles sinueuses», partage le poète Giang Nam.

Hanoi ne s’apprivoise pas facilement. Il ne s’agit pas de mets précuisinés, encore moins de fast-food. Non, cela nécessite du temps, comme lorsqu’un chef étoilé procède au choix des meilleurs ingrédients. Le travail peut paraître fastidieux, mais au final, ô combien gratifiant. Hanoi l’authentique n’est pas contée dans les guides touristiques. Elle s’apprécie, se dévoile au fil de ses ruelles, que si l’on y met son cœur, son âme. Hanoi est belle, Hanoi est éternelle... –VNA

Voir plus

Quang Tri met en œuvre une série de mesures coordonnées visant à renforcer le contrôle des navires de pêche. Photo: VNA

Quang Tri renforce la surveillance de sa flotte pour lutter contre la pêche INN

Quang Tri compte actuellement environ 4 600 navires de pêche d'une longueur de 6 mètres ou plus. L'intégralité de cette flottille est en conformité avec les réglementations relatives à l'enregistrement et aux licences d'exploitation, et 100% des bâtiments requis sont équipés d'un système de surveillance par satellite (VMS), un outil essentiel pour renforcer la surveillance des activités en mer.

Jonathan Baker, représentant de l’UNESCO au Vietnam. Photo: VNA

Investir dans le capital humain et culturel, la clé du bonheur au Vietnam

Fort de deux années passées au Vietnam, Jonathan Baker, représentant de l’UNESCO au Vietnam, a indiqué avoir régulièrement observé l’accent mis par les dirigeants sur l’importance du soutien à la population. Selon lui, l’amélioration du niveau de bonheur au Vietnam ces dernières années repose avant tout sur des investissements soutenus dans le capital humain, notamment à travers le renforcement du financement de l’éducation et le soutien aux enseignants et aux élèves.

Actuellement, la mégapole du Sud recense 16 centres de protection sociale, dont douze accueillent des personnes âgées. Photo : VNA

Santé et services : les défis du vieillissement à Hô Chi Minh-Ville

Confrontée à une croissance démographique doublée d'un vieillissement accéléré, Ho Chi Minh-Ville fait face à l'urgence d'assurer le bien-être de ses seniors. Dans ce contexte, la prise en charge gériatrique s'impose comme le défi absolu, souligne le Dr Nguyen Van Vinh Chau.

Plus de 23 % des internautes vietnamiens ont été confrontés à des menaces en ligne en 2025. Photo fournie par Kaspersky

Kaspersky : 23 % des internautes vietnamiens victimes de menaces en ligne en 2025

Plus de 23 % des internautes vietnamiens ont été exposés à des menaces en ligne en 2025, ce qui place le pays au 78e rang mondial, soit une progression de deux places par rapport à l’année précédente (80e), selon Kaspersky, entreprise mondiale de cybersécurité et de protection de la vie privée numérique.

Séance entre l’ambassadeur de Belgique au Vietnam, Karl Van Den Bossche, et les autorités de la province de Hung Yen. Photo: VNA

Un fonds belge propose des investissements et des projets de soutien à Hung Yen

La Belgique et l'écosystème Aquitara ont manifesté leur intérêt pour investir et mener des actions caritatives au Vietnam en général, et dans la province de Hung Yen en particulier. Ils ont appelé la province à faciliter la mise en œuvre de leurs programmes et projets, notamment en mettant à disposition des terrains libérés. 

Le secteur judiciaire est appellé à poursuivre son virage numérique et à construire l’e-juridiction. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville accélère le perfectionnement du modèle d’e-juridiction

La numérisation a renforcé la transparence du fonctionnement de la justice. Les citoyens et les justiciables peuvent désormais consulter les informations relatives aux affaires et suivre leur avancement via des plateformes en ligne, ce qui réduit la nécessité de se rendre physiquement au tribunal, permet de gagner du temps et de réduire les coûts, et renforce le contrôle public des activités judiciaires.

De nombreuses mesures incitatives et une réglementation transparente sont en place pour encourager les investisseurs à participer à la construction de projets de logements sociaux. Photo : VNA

Un nouveau cadre politique dynamise le développement du logement social

Le décret modifié établit une réglementation détaillée et harmonisée couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets de logements sociaux, depuis la préparation du projet et la sélection des investisseurs jusqu’aux mécanismes d’incitation, en passant par les procédures de vente, de location-acquisition et de gestion opérationnelle.

Le secrétaire général du Parti, To Lam, et le Premier ministre Pham Minh Chinh assistent à la cérémonie dans la commune de Dong Dang, province de Lang Son. Photo : VNA

Lancement massif d’écoles internats dans les zones frontalières

Le Vietnam lance simultanément la construction de 121 écoles internats multi-niveaux dans 17 provinces frontalières, avec un investissement de près de 30.000 milliards de dongs, afin de renforcer l’égalité d’accès à l’éducation et le développement durable des zones frontalières.