De l’amour... aux petits plats

Tombé amoureux d’une Vietnamienne, qui est aujourd’hui sa femme, le Sud-Coréen Kwon Petrus a déménagé à Hanoï pour y ouvrir un restaurant spécialisé dans la cuisine de son pays natal.
De l’amour... aux petits plats ảnh 1Kwon Petrus et Vu Hai Yên se sont mariés en avril dernier.

Hanoï (VNA) - Tombé amoureux d’une Vietnamienne, qui est aujourd’hui sa femme, le Sud-Coréen Kwon Petrus a déménagé à Hanoï pour y ouvrir un restaurant spécialisé dans la cuisine de son pays natal.

Kwon Petrus est né et a grandi dans la ville d’Andong, province de Gyeongsang, dans le Nord de la République de Corée. Après avoir été diplômé de l’Université de Daegu dans la même province, il a continué ses études puis travaillé à l’étranger afin de découvrir le monde et enrichir ses connaissances et compétences en cuisine, sa passion de toujours. Ainsi, il a passé six mois aux États-Unis, deux ans aux Philippines et deux ans en Australie, notamment.

Après plusieurs années de vadrouille à travers le monde, le jeune Kwon décide de rentrer au bercail pour ouvrir son propre restaurant. Ou tout du moins tel était son projet avant qu’il ne fasse la rencontre de la jeune Vu Hai Yên. "C’est une drôle histoire. J’étais aux Philippines et un jour que je faisais du shopping dans un centre commercial, je l’ai vue qui était avec ses amis. Dès le premier regard, elle a retenu mon attention. Elle était si belle", se souvient-il rêveur.

Et pourtant ce jour-là, Petrus manque de courage et n’ira pas à sa rencontre. De retour chez lui, le cœur rempli de regrets, il ne cessera de penser à la jeune inconnue, "quelque chose d’inexplicable m’a alors poussé à retourner au centre commercial dans l’espoir de la revoir. Je me suis alors promis de lui parler si je la revoyais. J’ai été exaucé! Je l’ai revu, au même endroit, toujours aussi belle. Cette fois je suis allé la voir. C’était notre première rencontre, le début d’une histoire d’amour à distance", ajoute-t-il.

À cause de l’éloignement géographique, Petrus et Hai Yên ne se rencontrent pas souvent, mais gardent étroitement contact par téléphone et messages sur les réseaux sociaux. Mais leur amour, encore jeune, ne saura surmonter les obstacles de la distance et de la différence culturelle. Le couple virtuel décide de se séparer.

L’amour, plus fort que tout

De son côté, Petrus a longuement réfléchi. "Depuis que j’ai fait la connaissance de Yên, j’ai toujours voulu découvrir non seulement la femme mais aussi son pays", confie-t-il. Ainsi, le cœur l’emporte sur la raison. "J’ai décidé de me rendre au Vietnam pour la retrouver. Et… nous nous sommes mariés!", raconte Kwon.

De l’amour... aux petits plats ảnh 2Des plats au menu du restaurant Kimchi Mr Kwon, dans l’arrondissement de Dông Da, à Hanoï.


"Petrus est un homme doux et chaleureux. Il est toujours prêt à m’écouter, il me respecte. C’est la raison pour laquelle mes parents l’apprécient et ont autant confiance en lui", confie Hai Yên.

Comme beaucoup d’étrangers vivant au Vietnam, Kwon Petrus a mis un certain temps à s’adapter à la vie locale. Il a d’abord été impressionné par le trafic, qui d’après lui, est bien "trop bondé et chaotique", et nullement similaire à ce qu’il connaît en République de Corée.

Au Vietnam, la langue peut également constituer une barrière dans la vie de tous les jours. Au début, le jeune homme se sentait quelque peu exclus, il lui semblait que les gens n’aimaient pas lui parler. Mais en apprenant le vietnamien, il s’est rapidement mis à communiquer avec les locaux et ainsi à s’intégrer à la communauté.

Amateur de mam tôm

Passionné par la cuisine depuis longtemps, Kwon Petrus s’est intéressé de près à la gastronomie vietnamienne. Il a appris à confectionner des plats locaux mais à sa manière, avec une touche personnelle se basant sur les différences et les points communs entre la cuisine vietnamienne et celle de son pays natal.

Kwon a déjà savouré bon nombre de mets locaux, mais ce qui l’impressionne le plus, c’est le fameux mam tôm (saumure de crevettes fermentées), une épice très originale. "Je n’ai pas pu supporter son odeur la première fois que j’y ai goûté, c’était bien trop fort! Mais en insistant un peu, après plusieurs essais, je me suis mis à l’apprécier de plus en plus, et maintenant, j’en raffole et ne peux m’en passer pour certains plats", s’amuse-t-il.

Poursuivant son rêve, Kwon Petrus a ouvert son restaurant, nommé Kimchi Mr Kwon, dans l’arrondissement de Dông Da, qui présente la gastronomie sud-coréenne aux Hanoïens.

"Je voulais créer un espace qui permet de promouvoir la culture et la cuisine sud-coréennes au Vietnam, le tout à des prix raisonnables et accessibles au plus grand nombre", partage Kwon. Et d’ajouter qu’il ne se considère pas comme un chef cuisinier mais plutôt comme un amateur de bonne cuisine. "J’aime faire le bonheur des autres à travers mes plats, tout simplement".

En ce qui concerne la clé d’une cuisine réussie, Kwon confie sa recette, elle se compose de trois éléments: des ingrédients frais, des efforts constants mais aussi, et surtout, de la passion. "Si on concocte des plats avec ces trois facteurs, alors le succès est garanti!", assure-t-il avec fierté. -CVN/VNA

Voir plus

Coffret «Ma dao thành công». Plus qu’un symbole de bonne fortune, le cheval représente la persévérance et le moment où le dévouement finit par payer.

Philatélie : Quand arrivent les chevaux, le succès se trouve sous les sabots

Ce coffret composé de deux timbres et d’une feuille souvenir dessinés par l’artiste Nguyên Quang Vinh, porte le message traditionnel «Ma dao thành công» (quand le cheval arrive, le succès est accompli), symbolisant le retour triomphal d’une mission, la réussite dans les affaires, devenant un vœu populaire pour souhaiter chance, succès et prospérité.

Photo : VNA

Ouverture du festival des fleurs de pêcher de Nhat Tan

Le festival "Fleurs de pêcher de Nhat Tan – Couleurs printanières de Hong Ha" débuté le 19 janvier a pour objectif de mettre à l’honneur les valeurs culturelles et artisanales du village des fleurs de pêcher de Nhat Tan, tout en présentant au public et aux touristes des œuvres horticoles d’exception à l’occasion du Nouvel An lunaire de l’Année du Cheval.

Espace de spectacles recréant des scènes du Têt d’antan – Photo : tuoitre.vn

Nha Trang séduit les visiteurs par l’atmosphère du Têt traditionnel

À l’approche du Nouvel An lunaire, Nha Trang séduit habitants et visiteurs en recréant un espace de Têt traditionnel empreint de sérénité et d’authenticité, où rites ancestraux, culture populaire et expériences immersives se conjuguent pour valoriser et transmettre les valeurs culturelles vietnamiennes.

Figure symbolique de la vitalité, de la persévérance et de l’aspiration à la conquête, le cheval devient un point de rencontre culturel singulier entre l’univers des Hauts Plateaux du Centre et la cité impériale de Thang Long. Photos: Dân tri

À Hanoi, les chevaux en bois des Hauts Plateaux du Centre en ont sous le sabot

L’exposition thématique « Le cheval descend en ville » se tient au Temple de la Littérature, inaugurant une série d’activités culturelles célébrant l’arrivée du printemps de l’année du Cheval 2026. Figure symbolique de la vitalité, de la persévérance et de l’aspiration à la conquête, le cheval devient un point de rencontre culturel singulier entre l’univers des Hauts Plateaux du Centre et la cité impériale de Thang Long. Photos: Dân tri

L'attaquant vietnamien Dinh Bac célèbre son but. Le Vietnam vise un moment historique face à une Chine tenace lors d'une demi-finale de Coupe d'Asie U23 à enjeux élevés, où styles, confiance et discipline contrastés s'affrontent sous les projecteurs saoudiens.

Coupe d’Asie AFC U23: Vietnam-Chine ou la confrontation de philosophies

À la veille de leur demi-finale très attendue de la Coupe d’Asie des moins de 23 ans de l’AFC 2026, les deux représentants de l’Asie du Sud-Est et de l’Asie de l’Est ont confirmé leur préparation pour cette confrontation entre une attaque vietnamienne redoutable et une défense chinoise solide.

La stèle de Hoa Lai, trésor national, est exposée au Musée provincial de Khanh Hoa. Photo : VNA

Insuffler un nouveau souffle au patrimoine culturel Cham

Avec son système de tours-temples, de fêtes traditionnelles, de villages artisanaux et un riche patrimoine matériel et immatériel, la culture Cham à Khanh Hoa n’est pas seulement un témoignage historique et culturel ancien ; elle est aujourd’hui préservée et valorisée, associée au développement du tourisme et aux moyens de subsistance des communautés, insufflant ainsi une nouvelle vitalité au patrimoine culturel Cham dans la vie contemporaine.

Des touristes participent à l'excursion « Découvrez la nuit à Van Mieu-Quoc Tu Giam ». (Photo : nhandan.vn)

L’élan économique issu du patrimoine

Le patrimoine vietnamien s'affirme désormais comme un pilier économique : de l'essor du tourisme culturel à l'élan des industries créatives, les richesses culturelles génèrent aujourd'hui des bénéfices tangibles pour les localités.

L’artisan Luc Van Tich guide le club de chant Then de la commune de Son Hai, province de Bac Ninh, lors d’une séance d’entraînement. Photo : VNA

14e Congrès du Parti : Placer la culture à la juste place dans la stratégie de développement national

À l’approche du XIVe Congrès national du Parti communiste du Vietnam, les débats réaffirment la culture comme fondement spirituel de la société, moteur endogène du développement durable et pilier essentiel du soft power national dans un contexte d’intégration internationale approfondie.
À travers les regards d’intellectuels vietnamiens à l’étranger, l’article met en lumière les orientations visant à placer la culture au cœur de la stratégie de développement du pays.