Comment les Dao Tiên préservent-ils leurs brocatelles traditionnelles?

Les tissages traditionnels disparaissent peu à peu. Mais à Na Chan, un village peuplé de Dao Tiên de la province de Cao Bang, les habitants tiennent à préserver coûte leur savoir-faire ancestral.
 Comment les Dao Tiên préservent-ils leurs brocatelles traditionnelles? ảnh 1Photo truyenhinhdulih.vn

Cao Bang (VNA) - Industrialisation oblige, les tissages traditionnels disparaissent peu à peu. Mais à Na Chan, un village peuplé de Dao Tiên de la province septentrionale de Cao Bang, les habitants tiennent à préserver coûte que coûte leur savoir-faire ancestral.

Chez les Dao Tiên, le tissage de brocatelles est l’affaire des femmes. La tradition veut d’ailleurs qu’elles confectionnent elles-mêmes leur robe de mariée. Le tissu vient du lin cultivé sur place et les motifs de décoration sont soit brodés soit imprimés avec de la cire d’abeille. Les motifs récurrents sont les étoiles, les fleurs, les chiens… Mais en plus de leurs habits, les Dao Tiên confectionnent aussi leurs literies et d’autres objets en tissu.

C’est en 2012 que pour la première fois, les tisseuses du village ont constitué un groupe de production. Le centre de développement communautaire de Cao Bang et la société Dai An leur ont apporté des aides financières pour se procurer des matières premières et des machines à coudre, à surfiler ou à repasser… Ils leur ont également appris à commercialiser leurs produits. Chaque année, vers la mi-novembre, une ou deux tisseuses de Nà Chan partent désormais présenter leurs brocatelles à Hanoï ou à Hô Chi Minh-ville, se félicite Triêu Thi Nhim, responsable du groupe.

«La création de ce groupe aura permis de préserver notre identité culturelle et d’augmenter nos revenus. Les touristes adorent nos produits. Tout ce que nous souhaitons, c’est de continuer de bénéficier du soutien des autorités locales», nous dit-elle.

Pour obtenir de beaux produits, les tisseuses n’hésitent pas à travailler dur, assure Bàn Thi Xuân, l’une d’entre elles.

«Nous devons faire preuve de minutie et de patience, aussi bien dans la sélection du tissu et sa teinture indigo que dans la broderie et la finition. Nous sommes parfaitement conscientes que notre crédibilité auprès des clients dépend entièrement de la qualité de notre travail artisanal», explique-t-elle.

L’initiative de Nà Chan a convaincu le comité populaire de la commune de Hoa Tham qui a décidé d’encourager tous ses villages à restaurer le tissage traditionnel. -VOV/VNA

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