Commémoration de l'anniversaire de la mort de l'ancêtre du Hat Xâm

La cérémonie de commémoration de l'anniversaire de la mort de l'ancêtre du Hat Xâm, ou chant des aveugles, a eu lieu mardi au temple Hao Nam dans la capitale de Hanoi.
La cérémonie decommémoration de l'anniversaire de la mort de l'ancêtre du Hat Xâm, ouchant des aveugles, a eu lieu mardi au temple Hao Nam dans la capitalede Hanoi.

Organisée par le Centre de développement desarts musicaux du Vietnam, cet évènement a réuni de nombreuxmusicologues, musiciens et interprètes de Hat Xâm.

Selon la légende, il y a plus de 700 ans sous le règne de l'empereurTrân Nhân Tông (1279-1293), le prince héritier Trân Quôc Dinh, renduaveugle par son propre frère Trân Quôc Toan voulant prendre le trône,fut emmené par celui-ci dans une forêt profonde pour être abandonné auxanimaux sauvages. Comblé de malheur, il ne cessa de se lamenter de sonsort tragique. Ému par ses pleurs déchirants, le Bouddha apparut et luiapprit des airs forts touchants, capables d'attendrir les cœurs les plusdurs. Sauvé, le prince aveugle refusa de revenir au palais pour passerle reste de sa vie à apprendre à ses consorts cet art qui, au fil dutemps, devint le gagne-pain des malvoyants. D'où son nom de Hat xâm. 

                                               

Techniquement, le Hat xâm relève du genre folklorique, ses phrasesmélodiques sont constituées du pied 6-8. Les chansonniers ne sont pasdes mendiants, il s'agit de véritables artistes ambulants.

Le Hat xâm a atteint son apogée à la fin du XIXe et au début du XXesiècles. De nombreuses troupes de chanteurs ambulantes animaient alorsla vie culturelle de Hanoi. Accompagnés par un Dan Nhi, ils seproduisaient souvent en plein air, n'importe où, dans les marchés, surles tramways ou aux carrefours. Séduits par leurs mélodies, lesspectateurs n'hésitaient jamais à leur offrir quelques sous.

Constatant que le Hat xâm tombait dans l’oubli, le Centre dedéveloppement des arts musicaux du Vietnam, des musiciens et desartistes ont tout fait pour le préserver, le valoriser et le développer.

Tous les samedis soirs, le long de l'axe piétonnier duvieux quartier de Hanoi, des artistes de Hat xâm se produisent sur unepetite scène improvisée, devant le marché Dông Xuân. Vêtus des habitsbruns de jadis, d'une paire de lunettes noires sur les yeux, leschanteurs et chanteuses interprètent des airs de xâm devant un publictoujours nombreux de connaisseurs comme de simples curieux.

Le Centre de développement des arts musicaux du Vietnam dispense depuisdeux années en collaboration avec l'Institut de la musique de Hue uneformation pratique à la musique traditionnelle pour 16 étudiants.

Lors de cette cérémonie, les représentants de la compagnie IMC(International Medical Consultant Compagny) et du Centre dedéveloppement des arts musicaux du Vietnam ont remis des bourses à desétudiants brillants lors du précédent semestre. -AVI

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