À l’écoute de la nature et des musiques de Dak Nông

Si vous visitez le géoparc de Dak Nông, ne ratez pas le centre d’exposition du son. Un espace attrayant dédié aux sons de la terre, du ciel, du vent, se mêlant aux voix et aux instruments de musique.
À l’écoute de la nature et des musiques de Dak Nông ảnh 1Un instrument de musique en bambou exposé à Dak Nông (hauts plateaux du Centre. Photo : VNA/CVN

Hanoï, 18 novembre (VNA) - Si vous visitez le géoparc de Dak Nông, ne ratez pas le centre d’exposition du son. Un espace attrayant dédié aux sons de la terre, du ciel, du vent, se mêlant aux voix et aux instruments de musique d'ethnies minoritaires.

Inaugurée fin juillet 2019, le centre d’exposition se situe dans le cadre du Centre provincial de la culture de Dak Nông, ville de Gia Nghia, province de Dak Nông (hauts plateaux du Centre).

Les visiteurs peuvent y découvrir des sons des instruments musicaux traditionnels du Vietnam et d’instruments revisités par des artistes étrangers à l’aide de technologies modernes. Le centre d’exposition se compose de huit salles séparées en sept thèmes présentant des sons et des interprétations différentes. Il s’agit ici du son de la pierre, là du vent, ailleurs de l’eau…

Dans la salle nommée "Son de la pierre", les touristes ressentent ceux ascendants et descendants des pierres inanimées qui, grâce à l’ingéniosité et à la dextérité de l’homme, se transforment en instrument de musique rudimentaires mais à la sonorité extrêmement attirante et envoûtante.

Se trouve notamment dans cette salle un instrument des plus poétiques et mystérieux : un lithophone (dàn da en Vietnamien) sur lequel on tape à l’aide de petits marteaux et qui peut produire des sons aussi graves qu’aigües capables de transporter les visiteurs en immersion sonore dans les paysages fantasmagoriques, sylvestres et montagneux des ethnies du Centre. Cet instrument, découvert sur les berges du ruisseau de Dak Kar, dans la commune de Quang Tin, comprend trois dalles de pierre, intitulées Tru (mère), Tro (père) et Tê (enfant). Ce sont des artefacts de grande valeur, contribuant aux recherches sur les anciens arts des ethnies dans le Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre).

Une destination incontournable

Chaque espace se traduit par un horizon artistique original permettant aux visiteurs d’interagir avec les matières grâce aux technologies, de créer des effets sonores étonnants en touchant par exemple des pierres qui émettront des sons très différents ou en saisissant son smartphone pour éclairer des images de fleurs qui produiront chacune leur propre musique. 

Un groupe d’artistes français a été invité à réaliser une œuvre dans cette exposition et leur projet est immanquable. Le groupe Scenocosme y propose "Atmosphère", qui s’inspire des sons trouvés dans la nature. Les visiteurs doivent souffler dans une boule de céramique, produisant alors des sons tout à fait uniques qui valent à eux-seuls la visite de ce centre d’exposition original.

À côté de ces instruments et sons plus contemporains, sont exposés les instruments de musique des M’nông et Ê dê qui résident dans la province de Dak Nông, avec notamment des M’buôt et des Dinh nam (diverses flûtes en bambou).

Une sorte de "festin" de sons et de musiques s’expose aux oreilles des visiteurs à Dak Nông : de par la sonorité grave des eaux de cascade, le "léger souffle" du vent, le "murmure" des fleurs… un régal et une richesse sonore viennent caractériser toute la particularité et l’ensoleillement des hauts plateaux du Centre. 

Le centre d’exposition constitue une adresse incontournable dans les circuits du géoparc de Dak Nông, proposés par la localité. Pour Guy Martini, président du Conseil des géoparcs mondiaux de l’UNESCO, à l’origine de l’idée de ce centre d’exposition du son, l’établissement "mérite d’être la destination clé du géoparc de Dak Nông. Nous espérons qu’elle incitera des touristes à venir et à visiter ce centre ainsi que l’ensemble du parc", a-t-il déclaré.

Le géoparc de Dak Nông, situé dans la province éponyme, s’étend sur une superficie de plus de 4.700 km², sur six districts et chef-lieu de la province de Krông Nô, Cu Jut, Dak Mil, Dak Song, Dak Glong et sur une partie de Gia Nghia. Il s’agit du troisième géoparc mondial au Vietnam, après le plateau calcaire de Dông Van dans la province montagneuse de Hà Giang (Nord) et le géoparc Non Nuoc Cao Bang, à Cao Bang (Nord).

Crée en 2015, ce site est le refuge de 65 différentes zones géologiques constituées d’une cinquantaine de grottes, de cratères volcaniques éteints, de magnifiques cascades, de sites archéologiques et d’une biodiversité abondante avec des forêts tropicales primitives.

Le 7 juillet 2020, il a été officiellement reconnu en tant que géoparc mondial de l’UNESCO. Ce lieu constitue une destination idéale où se mêlent des décors gigantesques avec la culture locale qui s’exprime par les us et coutumes des communautés ethniques du Vietnam. - CVN/VNA
 



source

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.