Zó Project pour le meilleur et pour la préservation du dó

Entreprise sociale, Zó Project est engagée depuis six ans dans la préservation et le développement du papier dó, une matière traditionnelle et populaire du Vietnam.
Hanoi (VNA) – Entreprise sociale, Zó Project est engagée depuis six ans dans la préservation et le développement du papier dó, une matière traditionnelle et populaire du Vietnam.
Zó Project pour le meilleur et pour la préservation du dó ảnh 1Préparation des matières premières pour la confection du papier. Photo : VNP

Jadis, le papier dó, produit à partir de l’écorce de Rhamnoneuron, était utilisé pour imprimer livres et décrets royaux notamment. Aujourd’hui, ce papier est la matière principale pour créer des... cadeaux colorés.

Originaux, raffinés, à la fois traditionnels et modernes. Les souvenirs de la boutique de Zó Project, située dans la ruelle 5A de la rue Trân Phú, à Hanoï, charment les visiteurs. Dans ce modeste espace, ils peuvent trouver des produits fabriqués à partir du papier dó comme lanternes, carnets, albums photo, lampes décoratives, calendriers de bureau, étuis pour téléphone mobile, bijoux… Ces objets artisanaux finement travaillés, qui magnifient l’amour pour les valeurs traditionnelles, sont appréciés pour l’originalité de leurs motifs et la délicatesse de leurs coloris.

Le magasin de Zó Project n’est pas seulement un lieu de présentation des produits, c’est aussi un atelier d’expérience artisanale où les clients peuvent s’essayer à la confection d’articles en papier dó. Pendant deux heures environ, ils auront l’occasion d’écouter l’histoire de cette matière spéciale et de mettre la main à la pâte. Malgré son espace modeste, cet établissement accueille toujours de nombreux visiteurs, venus non seulement du Vietnam mais aussi d’Australie, des États-Unis, d’Inde, du Japon...

"À côté des visiteurs individuels qui viennent faire une expérience artisanale, plusieurs agences de voyages telles que Exotissimo Travel, Buffalo Tours, Indochina Trail emmènent aussi des touristes ici", informe Pham Thùy Chi, membre de Zó Project. Selon elle, ce dernier a également reçu de nombreuses propositions d’écoles nationales et étrangères souhaitant organiser des programmes d’initiation à la confection de produits d’artisanat. "Nous aménagerons un espace plus grand pour servir les clients", assure-t-elle.

Expérience passionnante
Zó Project pour le meilleur et pour la préservation du dó ảnh 2Touristes mettant la main à la pâte. Photo : VNP
 
Trân Hông Nhung, fondatrice et directrice du projet, a commencé à s’intéresser au papier dó à travers la... calligraphie. Il y a dix ans, un de ses amis est rentré dans le pays après ses études en Allemagne. "Il m’a exprimé son souhait de rétablir l’art de la calligraphie au Vietnam, où le papier traditionnel dó est un des outils indispensables. J’ai donc commencé à y accorder une plus grande attention", raconte-t-elle.

De peur que ces traditions se perdent peu à peu, c’est alors qu’une idée a germé dans son esprit : comment faire pour préserver ce papier vietnamien ? Ainsi, en 2013, Trân Hông Nhung et ses collaborateurs ont-ils lancé Zó Project.

Pour que les visiteurs puissent voir de leurs propres yeux et toucher au papier, cette entreprise sociale organise deux fois par mois des visites dans le village de Suôi Co, commune de Hop Hoà, district de Luong Son, province de Hoà Binh (Nord).
 
L’artisan Nguyên Van Chúc, chef du groupe de fabrication artisanale du papier dó de Suôi Co, est chargé de présenter aux visiteurs le jardin de matières premières, les étapes et les méthodes de traitement de l’écorce pour avoir enfin une feuille de papier simple mais durable.

Pham Hai Vân, de l’arrondissement de Tây Hô, à Hanoï, ne peut pas cacher son enthousiasme d’avoir expérimenté un nouveau modèle de décoration du papier dó par des fleurs. "Ce sont des créations nouvelles et originales qui permettent de donner au papier plus de nuances et de motifs", estime-t-elle. Les circuits à Suôi Co offrent aux touristes des moments inoubliables où ils peuvent profiter de l’air pur de la montagne et découvrir la vie des Muong.

Petits souvenirs, grands messages

Depuis sa création, Zó Project se concentre sur la préservation des arbres de Rhamnoneuron et l’établissement d’une communauté de fabriquants de ce papier. L’entreprise coopère avec des artistes afin de créer des produits modernes à partir du papier traditionnel. Elle s’attache aussi à intégrer cet artisanat dans des activités éducatives et touristiques.
Zó Project pour le meilleur et pour la préservation du dó ảnh 3Dans la boutique de Zó Project. Photo : VCT

Nichée dans l’une des rues les plus animées de la capitale, la boutique de Zó Project attire beaucoup de touristes étrangers. Nombreux sont ceux qui choisissent ses articles comme  souvenirs ou cadeaux pour leurs proches et amis. Ces objets créatifs s’écoulent également dans de grands sites touristiques tels que le Vieux quartier de Hanoï, Dà Nang, Hôi An (Centre), Phu Quôc (Sud)...
 
Ayant reçu des produits de Zó Project offerts par ses amis qui avaient voyagé au Vietnam, Marian Le, une Viêt kiêu de Russie, a décidé, lors de son retour au pays, de se rendre au magasin afin de chercher éventails en papier, colliers, boucles d’oreilles, comme cadeaux pour sa grand-mère, sa mère et ses amis. "Ces objets sont vraiment beaux et originaux. Ils me permettent de présenter à mes amis mon pays d’origine et sa culture, ça me plaît beaucoup. Je pense que ma mère et ma grand-mère seront très émues lorsqu’elles découvriront ces petits cadeaux qui rappellent leur pays natal", partage-t-elle.

C’est aussi la volonté des membres de Zó Project de développer des gammes de produits de marque vietnamienne, créés par des artisans et bien appréciés par les touristes internationaux. Ces articles portent non seulement l’empreinte de l’entreprise, mais sont également des images reflétant l’identité culturelle vietnamienne. Que ce soit un petit produit tel qu’une boîte d’allumettes, un étui de téléphone ou une peinture, tous sont frappés du label "made in Vietnam".

"Afin de faire mieux connaître ce papier qui existe depuis des siècles, nous créons de petits objets souvenirs qui attisent la curiosité et l’envie de découvrir la culture vietnamienne. C’est à travers ces initiatives que nous souhaitons préserver durablement les valeurs traditionnelles du pays", affirme Hông Nhung. – CVN/VNA

Voir plus

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier événement au Japon entièrement consacré au banh mi vietnamien, le festival organisé les 26 et 27 septembre à Tokyo a invité le public japonais à découvrir, à travers la gastronomie, la culture vietnamienne et les liens qui rapprochaient les deux peuples.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien Tô Lâm (3e à partir de la gauche) lors de la cérémonie. Photo: VNA

Le Vietnam lance le chantier de conservation et de restauration du palais Kinh Thiên

Kinh Thiên était le palais principal de la cité interdite de Thang Long sous la dynastie des Lê. Selon le “Dai Viêt su ky toàn thu” (Annales complètes du Dai Viêt), sa construction débuta en 1428, sous le règne de Lê Thai Tô, et s’acheva sous celui de Lê Thanh Tông, sur les fondations des palais principaux des dynasties des Ly et des Trân.

L’œuvre puise sa source dans le reflet de la lune sur l'eau, capturant le paradoxe d'une image à la fois figée dans l'instant et animée d'un mouvement éternel. Photo : thethaovanhoa.vn

Quand l’ikebana japonais fait onduler la lune au cœur de Hanoi

Au Musée des beaux-arts du Vietnam, l’exposition Sazanami Vol. 1 («Vagues de lune») transcende la simple démonstration technique. En faisant dialoguer l’Ikebana avec le paysage culturel et créatif vietnamien, elle ouvre une voie d’une résonance universelle où l’humanité et la nature s’unissent par la grâce des fleurs.

Le spectacle « La Patrie dans nos cœurs » est organisé par le journal Nhan Dan en collaboration avec le Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville. Photo : https://nhandan.vn/

Construire des marques nationales dans l'industrie culturelle

Le 7 janvier 2026, le Bureau politique a promulgué la Résolution n° 80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne dans la nouvelle ère. Celle-ci fixe notamment l’objectif de porter, d’ici 2030, la contribution de l'industrie culturelle à 7 % du PIB et de créer entre 5 et 10 marques nationales dans les secteurs culturels à fort potentiel, tels que le cinéma, les arts du spectacle, le tourisme culturel, le design et la mode.

De nombreux Japonais au festival. Photo : VNA

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier événement au Japon entièrement consacré au banh mi vietnamien, le festival organisé les 26 et 27 septembre à Tokyo invite le public japonais à découvrir, à travers la gastronomie, la culture vietnamienne et les liens qui rapprochent les deux peuples.