Vers un Vietnam sans pollution plastique

La pollution plastique, également appelée « pollution blanche » en raison de l'omniprésence des plastiques à usage unique, représente un défi environnemental majeur pour de nombreux pays à travers le monde, y compris le Vietnam.

Un modèle de poisson géant collecte des déchets plastiques sur la plage de My Khe (Da Nang). Photo : VNA
Un modèle de poisson géant collecte des déchets plastiques sur la plage de My Khe (Da Nang). Photo : VNA

Hanoï (VNA) - La pollution plastique, également appelée « pollution blanche » en raison de l'omniprésence des plastiques à usage unique, représente un défi environnemental majeur pour de nombreux pays à travers le monde, y compris le Vietnam. Il est alarmant de constater que ces déchets ont un impact dévastateur sur la faune, les écosystèmes et la santé humaine. Face à cette menace croissante, des mesures plus rigoureuses et plus rapides sont nécessaires pour atténuer leurs effets néfastes.

Selon les statistiques du ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, le Vietnam rejette chaque année environ 1,8 million de tonnes de déchets plastiques dans l’environnement, dont seulement 27 % sont recyclés.

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Un point de collecte des déchets plastiques. Photo : VNA

Le pays fait face à de sérieux défis liés aux déchets plastiques. Chaque foyer consomme en moyenne 1 kg de sacs en nylon par mois. À elles seules, Hanoï et Ho Chi Minh-Ville déversent quotidiennement environ 80 tonnes de plastique et de sacs en nylon dans l’environnement. Pourtant, les capacités de traitement et de recyclage restent limitées : 90 % de ces déchets sont éliminés par enfouissement ou incinération, et seulement 10 % sont recyclés. Cette situation fait peser un lourd fardeau sur l’environnement, menaçant de transformer la « pollution blanche » en véritable catastrophe écologique.

Les experts en environnement alertent sur les dangers des déchets plastiques mal gérés, qui polluent l’air et l’eau, entraînent des intoxications, perturbent le système endocrinien, affaiblissent le système immunitaire et augmentent le risque de cancer. Les répercussions ne se limitent pas aux humains : les animaux et les micro-organismes subissent également les conséquences de cette pollution.

Face à cette crise, le Vietnam a mis en place plusieurs politiques visant à réduire les déchets plastiques. Parmi elles, la Loi sur la protection de l’environnement de 2020 et le décret n° 08/2022/ND-CP détaillent des mesures concrètes pour encadrer la gestion des déchets et promouvoir des alternatives durables.

Les spécialistes recommandent aux autorités nationales et locales d’accélérer la mise en œuvre de réglementations et de mécanismes incitatifs pour encourager la production et le recyclage écologiques. Il est crucial d’intensifier la recherche et le développement de technologies avancées pour le recyclage, d’améliorer les infrastructures de collecte et de traitement des déchets plastiques, et d’instaurer un tri sélectif dès la source.

Par ailleurs, les collectivités locales doivent multiplier les initiatives de collecte et de traitement des déchets plastiques, tout en récompensant les organisations, entreprises et individus se démarquant par leurs actions en faveur de l’environnement. Ces efforts conjugués seront essentiels pour enrayer la crise des déchets plastiques et construire un avenir plus durable. - VNA

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