Une Vietnamienne met le grand braquet en Belgique

Nguyên Thi Thât rejoindra l’équipe féminine belge de cyclisme Lotto Soudal Ladies à partir de la saison 2019. Elle deviendra donc la première cycliste vietnamienne à courir pour une équipe étrangère.

Hanoi (VNA) – Nguyên Thi Thât rejoindra l’équipe féminine belge de cyclisme Lotto Soudal Ladies à partir de la saison 2019. Elle deviendra donc la première cycliste vietnamienne à courir pour une équipe étrangère.

Une Vietnamienne met le grand braquet en Belgique ảnh 1La coureuse N°1 du Vietnam, Nguyên Thi Thât. Photo: ST/CVN

Nguyên Thi Thât, 25 ans, fait partie des 70 meilleures coureuses du monde. Récemment, elle a reçu une invitation à courir en Belgique, sous le maillot de l’équipe Lotto Soudal Ladies. C’est une vraie reconnaissance pour cette jeune fille originaire de la province d’An Giang (delta du Mékong), car jusqu’alors, aucun cycliste vietnamien ne s’était vu offrir une telle opportunité à l’étranger.

Du talent à revendre

La performance de Nguyên Thi Thât lors de la course cycliste féminine internationale Dwars door de Westhoek 2018 a "tapé dans l’œil" des scouts (personnes chargées de repérer les jeunes espoirs, ndlr) de la Lotto Soudal Ladies. Le 3 juin, avec une vitesse moyenne de 38,59 km/h et en coupant la ligne d’arrivée après 3h14’20’’ de course, elle a remporté la première étape de cette compétition disputée autour de Boezinge (Flandre occidentale), sur une distance de 125 km. La Néerlandaise Wiebes Lorena a occupé la deuxième place, suivie par l’Italienne Balsamo Elisa.

Auparavant, Thât avait décroché l’or en course sur route individuelle féminine au Championnat asiatique de cyclisme 2018, qui s’est déroulé en février au Myanmar. Il s’agissait de la première médaille d’or remportée par une coureuse vietnamienne dans l’histoire de ce championnat.

Une Vietnamienne met le grand braquet en Belgique ảnh 2La saison 2019 du Tour de Belgique verra évoluer Nguyên Thi Thât (1er plan) sous les couleurs de l’équipe Lotto Soudal Ladies. Photo: CTV/CVN

L’équipe Lotto Soudal Ladies avait contacté Nguyên Thi Thât, avant les ASIAD 2018. Mais à cette époque, le plus important pour la coureuse était de se consacrer à ces Jeux d’Asie. "J’ai dit au scout de la Lotto Soudal Ladies que je donnerais ma décision après les ASIAD 2018. J’ai pensé que je risquais de gâcher une occasion unique dans ma vie. Mais après les ASIAD, il m’a de nouveau contactée et je n’avais plus aucune raison de tergiverser", a confié Thât.

Elle a également fait savoir que sa décision avait reçu l’approbation totale des responsables du club Hat Ngoc Troi pour lequel elle court actuellement.

Objectif: se qualifier pour les JO de Tokyo

Aux termes du contrat signé avec la Lotto Soudal Ladies, le salaire de Thât sera de 2.500 euros par mois, plus les primes en fonction de ses performances. L’équipe cycliste belge prendra également en charge son hébergement, ses billets d’avion et ses frais de déplacement lorsqu’elle participera à des compétitions en Europe. Par ailleurs, Thât sera autorisée à retourner au Vietnam pour prendre part aux grandes compétitions sous le maillot de l’équipe d’An Giang. Elle a également déclaré que sa plus grande ambition était de se qualifier pour les Jeux olympiques (JO) d’été de 2020 à Tokyo (Japon), où elle souhaite rivaliser avec des coureuses de classe mondiale.

"Le fait d’avoir cette opportunité à l’étranger ne présente que des avantages pour Thât. En plus d’accumuler des points en vue des JO 2020, elle pourrait acquérir plus d’expériences en affrontant des adversaires puissants. Nous espérons qu’elle sera pionnière de l’engagement des coureurs vietnamiens dans des clubs étrangers", a souligné Ngô Quang Vinh, vice-président de la Fédération vietnamienne du cyclisme et de la moto sportive.

Pour l’heure, Thât a encore des difficultés à s’exprimer autrement qu’en vietnamien. Si elle peut entendre et comprendre ce que ses entraîneurs et ses coéquipières disent, elle manque de vocabulaire pour la vie et les activités quotidiennes. Elle espère donc que ces séjours en Belgique lui permettront d’améliorer sa maîtrise de langues étrangères. – CVN/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.