«Une nuit dans la cour royale», premières impressions

Le tuông, ou théâtre classique vietnamien, est une forme de théâtre basé sur les paroles, la musique, le chant, la danse et les costumes. Mais les paroles sont prépondérantes, ce qui pose un réel problème lorsqu’il s’agit de s’adresser à un public étranger et que la barrière de la langue se dresse comme un obstacle.

Le tuông, ou théâtreclassique vietnamien, est une forme de théâtre basé sur les paroles, lamusique, le chant, la danse et les costumes. Mais les paroles sontprépondérantes, ce qui pose un réel problème lorsqu’il s’agit des’adresser à un public étranger et que la barrière de la langue sedresse comme un obstacle.

Alors qu’est-ce qu’afait le Théâtre national de tuông pour résoudre cette question? Il amonté un spectacle interactif intitulé «Une nuit dans la cour royale»spécialement destiné aux touristes étrangers. Il se tient tous leslundis, jeudis et dimanches soirs au Théâtre Hông Hà, à Hanoi.

Le programme se compose de deux parties. La première présente letuông: les costumes, les accessoires, le maquillage... Grâce à cela, lepublic peut contempler le maquillage des personnages comme le roi, lareine, les mandarins et soldats ...

La secondepartie comprend des spectacles de Tuông avec des numéros célèbres commela danse du drapeau, la danse du lion, la danse «La licorne donne aumonde un petit», la danse «Liêm Cuong apprivoise un cheval», «Le vieuxmari portant sa femme sur son dos pour aller voir la fête». Lesdialogues sont traduits en anglais pour aider les visiteurs étrangers àsaisir le contenu du programme.

La pièce «Cinqvariables » plaît particulièrement à ce public cosmopolite. On y voitXuân Trân, la fille de l’insurgé Lê Loi (1384 - 1433), qui se déguisecinq fois pour passer l'encerclement de l'envahisseur Ming. Cinq fois enutilisant les costumes, la voix de cinq personnages différents : unjeune gardien de buffle, une jeune fille folle, un bûcheron, un mendiantlépreux, un diseur de bonne aventure ...

L’extrait«Hô Nguyêt Cô se transforme en renard» captive les spectateurs par lacombinaison du théâtre, de la danse, de la musique.

La danse dans la pièce «Liêm Cuong apprivoise un cheval» estconsidérée comme exemplaire. Avec un fouet à cheval et des mouvements dedanse très stylisés, l'artiste est capable de restituer à la fois laposture caractéristique du cavalier et l’apprivoisement d’un chevalfurieux.

Le tuông est considéré comme l’opéradramatique du Vietnam, proche de l'opéra chinois et du nô japonais. Sousla dynastie des Nguyên (1802-1945), il était considéré comme l'opéranational. Durnat cette période sont apparus beaucoup de célèbrescompositeurs d'opéras tels que Dào Duy Tu (1572 - 1634) avec sa «Dansede l’ancienne opéra Son Hâu», Dào Tân (1845 - 1907) avec des dizaines descènes classiques dont certaines intemporelles telles que «Troisreines», «Dào Phi Nhung », «Ho Sanh Dan» ...

Autrefois réservé à la Cour royale, le tuông est devenu un produittouristique comme un autre. Centré sur un jeu d'acteur à la foisspectaculaire et codifié, il se distingue par le maquillage élaboré desacteurs. Devant un public étranger, pour que la différence linguistiquene soit plus une barrière, les auteurs du spectacle ont décidé deprivilégier la musique, la danse et l’expression corporelle, typique duTuông.

«Une nuit dans la cour royale», de 15 pièces,a lieu tous les lundis, jeudis et dimanches soirs au Théâtre Hông Hà, àHanoi, spectacle considéré comme le plus abouti des efforts consentispar le théâtre de Tuông du Vietnam depuis 6 ans pour séduire le publicétranger. /. – VNA

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