Un Professeur consacre sa vie à la lutte contre le cancer

Le Professeur américain d’origine vietnamienne Nguyên Dang Hùng est connu pour sa passion pour la médecine et sa curiosité insatiable dans la recherche sur le traitement contre certains cancers du sang.

Hanoï (VNA) - Le Professeur américain d’origine vietnamienne Nguyên Dang Hùng est connu pour sa passion pour la médecine et sa curiosité insatiable dans la recherche sur le traitement contre certains cancers du sang via les thérapies géniques.

Un Professeur consacre sa vie à la lutte contre le cancer ảnh 1 Nguyên Dang Hùng et Chrystal Paulos, l’une des meilleurs cancérologues aux États-Unis. Photo: NVCC/CVN

Depuis trois ans, Nguyên Dang Hùng, 36 ans, poursuit des études sur la thérapie génique CAR-T cells et T cells, qui a pour principe d’éduquer certaines cellules immunitaires du patient, les lymphocytes T, afin qu’elles reconnaissent spécifiquement les cellules tumorales et s’attaquent à elles. La spécificité de cette thérapie tient dans son adaptation à chaque patient: les lymphocytes T du malade sont modifiés en laboratoire afin de les munir d’un récepteur qui luttera contre les cellules cancéreuses.

"Mes études visent à augmenter la capacité anticancéreuse des cellules CAR-T et T. J’ai acquis les fondements des premières données mais ce n’est pas encore publiable. Mes études ne sont pas pour aujourd’hui, mais plutôt pour les 20 prochaines années", confie Nguyên Dang Hùng.

Cent trente-sept types différents

Selon lui, il existe environ 137 types de cancers du sang et d’affections connexes. Le traitement par la thérapie génique CAR-T cells et T cells a déjà été testé aux États-Unis. Beaucoup de patients atteints de cette maladie ont vu leur vie se prolonger d’une quinzaine d’années avec l’aide des CAR-T cells. Des résultats inattendus par rapport au traitement classique.

Nguyên Dang Hùng est un ancien étudiant de l’Université de pharmacie de Hanoï. En 2007, après avoir obtenu une bourse de doctorat du gouvernement sud-coréen, il s’est envolé pour ce pays afin de faire des études de médecine.

Un Professeur consacre sa vie à la lutte contre le cancer ảnh 2 Les recherches et l’application des cellules souches ont constitué une avancée majeure de la médecine. Photo: CTV/CVN

Quelques années plus tard, il obtient une autre bourse, cette fois-ci aux États-Unis, afin de poursuivre ses recherches sur de nouvelles formes de traitement du cancer, grâce en partie aux recommandations du Professeur Sok Dai Eun, qui avait supervisé la thèse de Hùng.

"En République de Corée, je suis surnommé Hùng Sok parce que je suis souvent dans le laboratoire comme le Professeur Sok Dai Eun. Quand j’ai soutenu avec succès ma thèse de doctorat, j’ai reçu des invitations à continuer mes études en Europe et aux États-Unis. En pensant que les conditions de recherches aux États-Unis me conviendraient mieux, le Professeur Sok Dai Eun m’a conseillé d’y aller", se souvient-il.

Aux États-Unis, Nguyên Dang Hùng et ses collègues chercheurs se sont heurtés à un obstacle lorsque leurs travaux sur un vaccin anticancéreux se sont soldés par un échec si catastrophique que lui et sa famille ont envisagé de quitter ce pays.

L’équipe a ensuite décidé de passer à la recherche sur l’immunité contre le cancer, un domaine sous-développé à cette époque-là.

Heureusement, il a reçu un parrainage de l’Université de Floride centrale (UCF) et a travaillé avec succès à la création de cellules corporelles immunisées contre le cancer qui pourraient lutter contre la maladie.

Banques de cellules souches


Nguyên Dang Hùng souhaite pouvoir octroyer des bourses d’études supplémentaires aux États-Unis à deux médecins vietnamiens lors de sa prochaine visite au Vietnam.

"Très peu de Professeurs d’origine vietnamienne se voient octroyer de l’argent pour diriger un laboratoire aux États-Unis. Mais Hùng est parvenu à le faire. Aujourd’hui, il veut faire quelque chose pour les Vietnamiens. Je veux le soutenir  pour qu’il puisse réaliser ce souhait", partage l’un des collègues de Nguyên Dang Hùng.

"Je veux ce qu’il y a de mieux pour le Vietnam", dit Hùng à propos de son plan.

Outre son projet de développement du système médical vietnamien, il a également mis en place des banques de cellules souches et de nouvelles méthodes de traitement du cancer.

Son travail et ses efforts ont reçu les éloges de la part d’amis et de collègues, car il a toujours désiré aider le Vietnam. "Il a bon cœur, il est né pour guérir les gens", estime l’un de ses collègues.

Le médecin s’est marié en République de Corée avec une Vietnamienne. Quand il a reçu la bourse aux États-Unis, Hùng a demandé à son épouse, Huong Ly, de le suivre.

Lorsqu’il vivait aux États-Unis, le couple partageait une maison avec un ami sud-coréen, ce qui rendait leur vie beaucoup moins confortable.

Sa femme a aussi confié que leur temps ensemble avait diminué depuis leur déménagement à l’étranger, ajoutant qu’elle avait même dû donner naissance à leur enfant sans son soutien, car il était très impliqué dans son travail.

Un dévouement unanime pour son métier et ses recherches, qui permettront peut-être d’ici quelques années de trouver un remède contre le cancer du sang. -CVN/VNA

Voir plus

L'équipe médicale de de la province de Khanh Hoa assure des consultations médicales au profit des personnes âgées. Photo: VNA

Premier semestre 2026 : plus de 94 millions d’actes médicaux couverts par l’assurance maladie

Le Vietnam a enregistré près de 94,4 millions de consultations et d’hospitalisations prises en charge par l’assurance maladie au cours des six premiers mois de 2026, pour des dépenses avoisinant 84.766 milliards de dôngs. Face à la hausse continue des coûts médicaux, les autorités entendent renforcer le contrôle des dépenses tout en garantissant les droits des assurés.

La première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. Photo: VNA

Le Vietnam réussit sa première greffe de pénis à partir d’un donneur en mort cérébrale

L’Hôpital d'amitié Viêt Duc à Hanoi a réalisé avec succès la première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. Cette intervention constitue une étape importante dans le développement des greffes de tissus composites complexes et témoigne de la maîtrise croissante des techniques chirurgicales de pointe par les équipes médicales vietnamiennes.

Le Docteur Nguyên Thanh Xuân réalise une opération chirurgicale crânienne. Photo: VNA

Le Vietnam veut développer un écosystème national de santé spécialisé

La transformation fondamentale en matière de santé spécialisée dans la période à venir consiste à passer d’une approche d’investissement dans certains établissements de santé spécialisés dans chaque localité à l’organisation d’un réseau de santé spécialisé multiniveau dont les acteurs assument des rôles bien définis, sont étroitement interconnectés et se soutient mutuellement.

Le prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay permet de sauver cinq patients. Photo: VNA

Cinq patients sauvés après un prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay

L’Hôpital de Bai Chay s’est coordonné avec le Centre national de coordination des greffes d’organes et des spécialistes afin d’assurer une prise en charge optimale du donneur, d’évaluer la qualité des organes et de préparer les interventions chirurgicales. Les équipes médicales ont prélevé avec succès le cœur, un foie et deux reins, tandis que les poumons ne répondaient pas aux critères nécessaires pour une transplantation.

Séance de travail entre des responsables de l'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia. Photo: VNA

Le Vietnam et la Bulgarie elargissent leur cooperation dans la formation, la recherche medicale et la pharmacie

L'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia ont signé un protocole d'accord de coopération. L'accord a été paraphé par le Professeur-Docteur Nguyen Huu Tu et le Professeur Boycho Landjov, recteur de l'Université de Médecine de Sofia, établissant un cadre de coopération à long terme dans la formation, la recherche scientifique et les échanges académiques.

Des habitants patientent pour le bilan de santé dans le quartier de Tan Binh. Photo : Journal "Tin tức và Dân tộc" (Informations et Minorité ethnique)

Hô Chi Minh-Ville veut achever le bilan de santé universel d’ici le 15 décembre

Hô Chi Minh-Ville accélère sa campagne de 150 jours pour offrir un bilan de santé à l’ensemble de la population. Plus de 732.000 habitants ont déjà été examinés et disposent d’un dossier médical électronique. Les autorités mobilisent 480 établissements de santé afin d’atteindre une couverture de 100 % avant le 15 décembre.

Des grappes de graines de ginseng Ngoc Linh à maturité. Photo : Do Truong/VNA

Da Nang : le berceau du meilleur ginseng au monde

Situé entre 1.500 et 2.000 mètres d'altitude, sous la canopée de la forêt primaire du mont Ngoc Linh, dans la commune de Tra Linh (ville de Da Nang), s'étend le terroir naturel du ginseng Ngoc Linh. Réputé pour sa richesse exceptionnelle en 52 composés de saponines, ce ginseng endémique à forte valeur économique est appelé à devenir une culture médicinale stratégique. La ville de Da Nang entend développer cette filière en misant sur une culture planifiée et une industrie de transformation à forte valeur ajoutée.

Le nombre de touristes étrangers visitant Hô Chi Minh-Ville pour des séjours touristiques combinés à des soins médicaux est en hausse. Photo : VNA

Le Vietnam fait du tourisme médical le nouveau fer de lance de sa stratégie nationale

Le Vietnam dispose de tous les leviers nécessaires pour devenir un segment à haute valeur ajoutée de l'industrie touristique mondiale. La stabilité politique du pays, combinée à un environnement sécurisé et à un réseau aérien en pleine expansion et de diverses attractions touristiques attrayantes, offre un socle idéal pour le déploiement de soins de santé de classe mondiale.