Un musée centenaire qui préserve la sculpture cham

Situé au cœur de la ville de Dà Nang (Centre), le Musée de la sculpture cham abrite la plus grande collection au monde d’objets cham.
Un musée centenaire qui préserve la sculpture cham ảnh 1Le Musée de la sculpture cham à Dà Nang (Centre) a été inauguré en 1919.
Photo: internet

Situé au cœur de la ville de Dà Nang (Centre), le Musée de la sculpture cham abrite la plus grande collection au monde d’objets cham. Devenu une destination touristique incontournable, ce musée fêtera cette année son 100e anniversaire.

Sur initiative de l’École française d’Extrême-Orient, le Musée de la sculpture cham a été mis en chantier en 1915. Le but était de collecter, de préserver, d’exposer et de mener des recherches sur les objets cham. Inspiré de l’architecture cham, le musée a été inauguré en 1919. L’archéologue français Henri Parmentier a contribué largement à la création de cet espace culturel original.

Les premiers objets exposés sont datés du VIIe au VIIIe siècles. Ils ont été découverts lors de fouilles à Nam Giap, Hà Trung, Thach An et Da Nghi (province de Quang Tri, Centre), dans les années 1918 -1935.

«En 1936, le musée a été élargi avec trois nouvelles salles d’exposition. La cérémonie d’inauguration de ces salles a vu la présence du roi Bao Dai et de René Robin, gouverneur général de l’Indochine, a rappelé Vo Van Thang, directeur du musée. En 2000, Dà Nang a investi pour la construction d’un nouveau bâtiment, de deux étages».

Trois objets classés «objets précieux nationaux»

Ces 100 dernières années, les fouilles archéologiques ont contribué à faire revivre plus de 1.500 ans d’histoire des Chams. Les quelque 500 objets exposés dans le musée sont le fruit de découvertes incessantes menées depuis le début du XXe siècle. Pourtant, ces derniers représentent seulement un tiers du trésor préservé par le musée, parmi lesquels huit objets classés dans la liste des objets précieux nationaux : les autels de Trà Kiêu et de My Son E1, la statue du bodhisattva Laksmindra Lokesvara.

L’autel de Trà Kiêu est daté des VIIe – Xe siècles. L’objet a été découvert en 1918 dans l’ancienne capitale cham Trà Kiêu (commune de Duy Son, district de Duy Xuyên, province de Quang Nam). L’autel est en grès, entouré par quatre bas-reliefs qui racontent l’histoire d’amour entre Rama et Sita dans l’épopée du Ramayana (Inde). L’autel est un chef-d’œuvre de la sculpture cham.

Daté des VIIe-VIIIe siècles, l’autel de My Son E1 a été trouvé à My Son (district de Duy Son, province de Quang Nam). Cet autel reflète des scènes de la vie quotidienne et des paysages, et marque le début de l’art sculptural cham il y a près de 1.500 ans.

La statue du bodhisattva Laksmindra Lokesvara a été découverte par hasard par des chiffonniers à l’Institut bouddhique de Dông Duong (district de Thang Binh, province centrale de Quang Nam), en 1978. D’une hauteur de 1,2 m, cette statue en bronze a été exposée au musée Guimet (France). À cette occasion, la statue, classée parmi les plus précieuses d’Asie du Sud-Est, était assurée à hauteur de 5 millions de dollars.

Projet de restauration

Le musée est de plus en plus étroit face à l’augmentation des collections. Les murs s’écaillent, se lézardent. D’autres zones comme l’entrepôt, la bibliothèque… sont également surchargées et détériorées. Le musée figure toujours parmi les musées les plus attrayants du pays, avec 200.000 visiteurs par an, dont 90% d’étrangers.

Face à cette situation, la ville injectera quelque 45 milliards de dôngs pour le restaurer et le moderniser. Ce projet sera déployé en novembre prochain à l’occasion du 100e anniversaire de l’inauguration du musée (1915-2015) et de la Journée du patrimoine culturel du Vietnam (23 novembre). - CVN/VNA

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