Un festival du film francophone au Vietnam

Un festival du film francophone aura lieu du 17 au 31 mars à Hanoi, Hue (province de Thua Thien-Hue, Centre) et Ho Chi Minh-Ville.
Un festival du film francophone au Vietnam ảnh 1Le film vietnamien Les fleurs jaunes sur les herbes vertes sera projeté lors du prochain Festival du film francophone au Vietnam. Photo : affiche du film
 

Hanoi (VNA) – Un festival du film francophone aura lieu du 17 au 31 mars à Hanoi, Hue (province de Thua Thien-Hue, Centre) et à Ho Chi Minh-Ville.

Cet événement sera organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en collaboration avec le Département de cinématographie du ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Neuf œuvres seront projetées à cette occasion, que sont le long-métrage « Timbuktu » du réalisateur Abderrahmane Sissako, le film d’animation « Le jour des corneilles » de Jean-Christophe Dessaint, « Belle et Sébastien » de Nicolas Vanier, « Kinshasa Kids » de Marc-Henri Wajnberg, « Les oiseaux de passage » d’Olivier Ringer, « Tapis rouge » de Frédéric Baillif et Kantarama Gahigiri, « Asmaa » d’Amr Salama, « Les fleurs jaunes sur les herbes vertes » de Victor Vu, et le documentaire « Le chœur d’une culture : au-delà de la survivance » de Marie-France Guerrette.

Les cinéphiles peuvent lire ci-dessous les synopsis de ces oeuvres (Source : festivaldufilm.francophonie.org.vn).

« Timbuktu » : non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s'en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

« Le Jour des corneilles » : Au cœur de la grande forêt, peuplée de bêtes sauvages et d'esprits à tête animale, vit un jeune sauvageon de dix ans, le Fils Courge. Il est élevé par son père, un sévère colosse à la barbe géante, grand chasseur et mangeur de chair fraîche, qui lui a toujours dit que le monde s'arrêtait à la lisière de la forêt. Un jour pourtant, pour sauver son père blessé, le garçon tente le tout pour le tout et s'aventure hors de la forêt. C'est ainsi qu'il découvre un village voisin, où il fait la rencontre de Manon, la fille du docteur qui a accepté de soigner son père. Avec Manon, le fils Courge apprendra tout de ce nouveau monde dit civilisé, où les fantômes n'existent pas mais les ogres oui. Car ici l'on raconte que le père Courge est un ogre... Et les ogres, c'est bien connu, ne sont pas des pères comme les autres...

« Belle et Sébastien » : c'est l'aventure d'une amitié indéfectible. C'est le récit extraordinaire d'un enfant débrouillard et attendrissant au coeur de la Seconde Guerre mondiale. C'est l'odyssée d'un petit garçon à la recherche de sa mère, d'un vieil homme à la recherche de son passé, d'un résistant à la recherche de l'amour, d'une jeune femme en quête d'aventures, d'un lieutenant allemand à la recherche du pardon. C'est la vie de Belle et Sébastien...

« Kinshasa Kids » : Kinshasa, Congo. Environ 30.000 enfants sont accusés de sorcellerie et expulsés de la maison. Vivre dans la rue, Emma et ses amis collègues - tous considérés comme des enfants de sorcellerie - décident de former un groupe de musique pour conjurer le mauvais sort avec un musicien fou appelé Benson. Ensemble, ils vont balancer Kinshasa!

« Les oiseaux de passage ». Pour son anniversaire, le 29 février, Cathy reçoit de son père une noix de coco. A l'intérieur, elle trouve un oeuf de canard. Ce dernier s'ouvre quand Cathy est en compagnie de Margaux, son amie en fauteuil roulant. L'oisillon prend d'emblée Margaux pour sa mère. Mais étant donné que la petite fille doit bientôt partir en institution, ses parents refusent d'élever seuls l'animal. Ils envisagent alors de le tuer. Cathy et Margaux ne peuvent accepter la situation. Elles décident donc d'aider le petit canard en l'accompagnant au paradis des oiseaux. Pour cela, elles partent en secret à l'aventure.

« Asmaa ». Le film raconte l'histoire d'Asmaa, une égyptienne d'âge moyen qui vit avec son père et sa fille dans une banlieue pauvre du Caire. Ayant besoin d'une simple opération de la vésicule biliaire pouvant sauver sa vie, les médecins refusent de la traiter à cause de sa séropositivité. Asmaa a des difficultés à payer le loyer et élever sa fille adolescente, et ne sait plus que faire jusqu'à ce qu'elle soit approchée par un charismatique présentateur de télévision qui tente de la convaincre de lancer un appel à l'aide sur la télévision nationale. Déchirée entre son désir de vivre et sa peur de divulguer son secret à sa fille et à une société qui juge et associe le VIH à la promiscuité, Asmaa est catégorique : sur le principe, elle ne divulguera pas comment elle a attrapé cette maladie.

« Tapis rouge ». Dans un quartier des hauts de Lausanne, des jeunes écrivent un scénario avant de prendre la route vers Cannes pour réaliser un rêve : décrocher auprès d’un producteur la signature de leur court-métrage. Accompagnés du travailleur social de leur quartier, ils vont vivre une expérience unique et mouvementée.

« Les fleurs jaunes sur les herbes vertes ». L’histoire a lieu dans un village au centre du Vietnam au milieu des années 80. Le film porte sur l’enfance difficile de Thieu, âgé de 12 ans, et de son jeune frère Tuong de 8 ans. Tuong idolâtre son frère aîné et cherche en permanence son approbation alors qu’en réalité son excès de confiance dénote une insécurité profonde. De son côté, Thieu est constamment jaloux des qualités, des talents de son cadet ainsi que de l’affection que lui porte la petite voisine, Man.

« Le chœur d’une culture : au-delà de la survivance ». Court métrage documentaire sur le périple mémorable de la Chorale Saint-Jean d’Edmonton, invitée à participer aux festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. Ponctué par les témoignages des protagonistes, dont ceux de Laurier Fagnan, le chef de chœur, et de l’auteure-compositrice France Levasseur-Ouimet, le récit de ce « retour aux sources » nous réjouit et nous interpelle. Avec émotion et humour, le film démontre que l’avenir du français hors Québec n’est pas nécessairement sombre. Ainsi, la culture franco-albertaine s’épanouit au-delà de la survivance et vient enrichir notre patrimoine à tous. (Source : Office national du film du Canada).-VNA

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Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.