Un don japonais marquant pour le Musée des beaux-arts de Dà Nang

Toyokichi Itoh, un Japonais octogénaire, vient d’offrir à la ville de Dà Nang 238 œuvres de peintres vietnamiens et de lui prêter 49 autres. Une collection inédite baptisée Houei (Prospérité).
Dà Nang (VNA) –  Toyokichi Itoh, un Japonais octogénaire, vient d’offrir à la ville de Dà Nang 238 œuvres de peintres vietnamiens et de lui prêter 49 autres. Une collection inédite baptisée Houei (Prospérité).
Fin mars dernier, la collection Houei de Toyokichi Itoh, un Japonais de 80 ans, a été remise à Dà Nang lors d’une cérémonie organisée dans cette ville du Centre.
Un don japonais marquant pour le Musée des beaux-arts de Dà Nang ảnh 1"Chân dung nguoi phu nu" (Portrait de la femme) de Duong Bích Liên. Photo: TN

Par procuration du Comité populaire municipal, le Musée des beaux-arts de Dà Nang se charge désormais de conserver et valoriser ce don précieux comprenant 238 tableaux signés de peintres renommés vietnamiens.

En outre, il a réceptionné 49 autres peintures (qui font partie aussi de la collection Houei) que le collectionneur japonais prête à long terme à la partie vietnamienne.

Les peintures vietnamiennes collectionnées par Toyokichi Itoh sont variées en termes de genres (paysage, portrait, nature morte…) et de techniques (huile, gouache, peinture sur soie, aquarelle, tempera, xylographie…). Dans l’ensemble, elles ont été créées de 1944 à 1993.

Selon Nguyên Thi Trinh, directrice adjointe du Musée des beaux-arts de Dà Nang, l’accord sur la remise de cette collection a été conclu en 2020 entre le collectionneur japonais et le maire de Dà Nang, Lê Trung Chinh.

Des peintures ensorcelantes

La collection devait être rapatriée début 2021. Mais, à cause de la crise sanitaire covidienne, l’événement avait dû être ajourné. Auparavant, l’ensemble de ces 287 œuvres avait été conservé et exposé dans un musée sud-coréen.

Né à Asakusa, un quartier de Tokyo (Japon), Toyokichi Itoh a passé son enfance à la campagne durant la 2e guerre mondiale. Une période difficile qui reste néanmoins "inoubliable" dans sa mémoire. "En 1986, lors de mon premier voyage touristique au Vietnam, en visitant le Musée des beaux-arts de Hanoï, j’ai été ensorcelé par la beauté des tableaux. En les contemplant, j’avais l’impression de revivre ma vie d’autrefois à la campagne. Ces images levaient en moi des souvenirs inoubliables", confie le Japonais.
Un don japonais marquant pour le Musée des beaux-arts de Dà Nang ảnh 2L'œuvre "Jardin" de l'artiste Pham Viêt Hông Lam réalisée en 1987. Photo : TN

Désireux de faire une collection d’œuvres vietnamiennes, Toyokichi Itoh s’est rendu beaucoup de fois au Vietnam. Sa collection de peintures vietnamiennes totalisant 287 tableaux, il l’a nommée Houei. "Houei veut dire prospérité. Un beau nom qui illustre mon souhait ardent d’ouvrir une nouvelle période, celle du développement et de la prospérité", confie avec émotion le collectionneur.

Depuis 2005, il a organisé de multiples expositions de ses œuvres vietnamiennes dans divers musées du Japon et à l’étranger. "Je l’ai fait avec ardeur. À travers ces tableaux précieux  je souhaitais transmettre mon amour pour le Vietnam, présenter sa  beauté, son histoire et sa culture", explique-t-il.

Au crépuscule de sa vie, l’octogénaire a désiré  renvoyer ces œuvres dans leur pays d’origine. "Ma collection, j’en fais don au Vietnam, avec le désir de voir se renforcer l’amitié et les échanges culturels entre nos deux pays", éclaire-t-il.   

Mais pourquoi Dà Nang ? "J’aime  cette ville, aussi bien ses beaux paysages que ses gens sympathiques. Plus d’une fois, je me suis rendu à Dà Nang et Hôi An où j’ai été témoin d’un développement vigoureux année après année. Et j’ai voulu faire quelque chose pour cette région".
Un don japonais marquant pour le Musée des beaux-arts de Dà Nang ảnh 3"Cho quê" (Marché campagnard) de Duy Vu. Photo: doanhnghiepvn.vn

Pour Ha Vy, directeur adjoint du Service de la culture et des sports de Dà Nang, ce don revêt plusieurs significations importantes : il contribue à renforcer les échanges culturels nippo-vietnamiens et aussi à l’enrichissement des beaux-arts du Vietnam.

Cette collection réunit nombre d’œuvres de peintres vietnamiens formés à l’École de beaux-arts de l’Indochine (1925 - 1945) (*), entre autres Nguyên Gia Trí, Trân Van Cân, Tú Duyên, Tô Liên, Duong Bích Liên, Nguyên Tiên Chung, Linh Chi, Trân Ðình Tho, Trân Ðông Luong, Nguyên Sy Ngoc et Duong Huong Minh…

Le Musée des beaux-arts de Dà Nang compte présenter progressivement au public ces anciennes peintures. "Dans l’immédiat, 22 tableaux seront choisis", révèle sa directrice adjointe Nguyên Thi Trinh. "Nous avons un seul regret, c’est qu’à cause de la pandémie, notre généreux donateur Toyokichi Itoh ne pourra malheureusement pas être présent lors du vernissage". – CVN/VNA

Voir plus

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.