Un autel à My Son candidat au titre de Trésor national

La province de Quang Nam (Centre) a récemment déposé un dossier concernant un autel au sein du sanctuaire de My Son en vue de demander sa reconnaissance en tant que Trésor national.

Hanoi (VNA) - Les responsables de la gestion du patrimoine de la province de Quang Nam (Centre) ont récemment déposé un dossier concernant un autel au sein du sanctuaire de My Son en vue de demander sa reconnaissance en tant que Trésor national.

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Le sanctuaire de My Sonest inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Photo : VNA/CVN

Le sanctuaire de My Son, dans la province de Quang Nam (Centre), est le complexe archéologique le plus important de l’ancien Royaume du Champa, avec une soixantaine d’ouvrages et une trentaine de stèles construits de la fin du IVe au XIIIe siècle.

Symbole de l’énergie créatrice

Daté du IXe ou Xe siècle, l’autel A10 est niché dans la tour A10 du complexe des tours A de la zone centrale du sanctuaire de My Son. Haut de 2,26 m, long de 2,58 m et large de 2,58 m, il se compose de 17 blocs de grès, disposés en cinq couches superposées.

Particulièrement, sur cet autel se trouve un linga et un yoni. Le premier mesure 2,25 m de long et 1,69 m de large, le deuxième 57 cm de haut avec un diamètre de 55 cm. L’ensemble linga-yoni représente un symbole de la masculinité et de la féminité, autrement dit de l’énergie créatrice.

Découverts par des experts vietnamiens et indiens lors de travaux de restauration du sanctuaire de My Son, l’autel A10 est presque intégral. Le linga présente une fêlure mais, en général, sa qualité reste bonne.

Selon la stèle la plus ancienne retrouvée sur le site, datant de la fin du IVe siècle, le roi Bhadravarman fit bâtir un temple afin de rendre le culte au dieu Bhadresvara, alias Shiva.

Depuis le milieu du VIIIe siècle, en raison de l’essor du bouddhisme au Vietnam, le sanctuaire de My Son et les dieux auxquels on rendait le culte n’étaient plus populaires. Il fallut attendre le Xe siècle pour que l’hindouisme retrouve une place dans la vie religieuse des membres de la famille royale du Champa. Le sanctuaire de My Son retrouva par la même occasion son utilité. Néanmoins, sa superficie se restreignit pour être de nouveau oublié durant le XIe siècle.

Une découverte mise en lumière

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L’autel A10dansle sanctuairede My Sonest composéde 17 blocsde pierre.

Photo :VNA/CVN

C’est à la fin du XIXe siècle que le site fut redécouvert par un érudit français et attira tout de suite l’attention des chercheurs de l’École française d’Extrême-Orient. Six ans plus tard, en 1904, les documents les plus fondamentaux portant sur les stèles et l’art d’architecture du sanctuaire de My Son furent publiés.

Pendant les années de guerre contre les colonialistes français (1945-1954) et les impérialistes américains (1954-1975), le sanctuaire de My Son fut bombardé à plusieurs reprises. Ainsi, le site ne comptait plus qu’une vingtaine de temples et tours, contre une cinquantaine avant 1945. À noter que tous les ouvrages sont plus ou moins endommagés. En 1979, le sanctuaire de My Son a été reconnu site national.

Dans les années 1980, des experts vietnamiens ont procédé à sa restauration en vue de redonner vie à une partie du sanctuaire. Ce dernier fut placé en 1999 dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

"En fonction de l’architecture, on peut imaginer la vitalité du Royaume du Champa d’autrefois. My Son bénéficia de la croissance des arts locaux, surtout l’architecture et la sculpture", souligne Nguyên Thi Trinh, directrice adjointe du Musée des beaux-arts de Dà Nang (Centre). Grâce à des styles architecturaux originaux et différentes œuvres sculpturales et stèles, My Son permet d’exprimer la transition et l’échange culturel entre les autochtones et les étrangers, notamment les populations indiennes.

La plupart des ouvrages installés dans le sanctuaire de My Son révèlent l’empreinte de l’hindouisme et le style architectural de l’Asie du Sud-Est. Cette fusion dévoile les influences de l’histoire et des pensées artistiques de l’époque mais aussi de l’acculturation lors des étapes de transformation de l’art du Champa.

À la différence de la décoration des temples d’Angkor Wat (Cambodge) s’articulant sur la sculpture sur pierre ou à celle d’Inde consistant à décorer sur le mortier du mur, la gravure sur briques a rendu la sculpture au Champa originale et unique. -CVN/VNA

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Photo : VNA

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