To he, des figurines en pâte qui n’en finissent plus d’enchanter

Fabriquer des figurines en pâte est un art à Xuân La, un village situé dans la banlieue de Hanoi. Une activité qui se perpétue de génération en génération pour le plus grand bonheur des enfants vietnamiens

Hanoi (VNA) - Contrairement à ce qu’on pourrait être tenté de croire, fabriquer des figurines en pâte, c’est tout un art, notamment à Xuân La, un village situé dans la banlieue de Hanoi dont c’est l’activité artisanale numéro un. Une activité qui se perpétue de génération en génération pour le plus grand bonheur des enfants vietnamiens, qui sont toujours aussi fascinés par ces to he, ces fameuses figurines en pâte à côté desquelles jeux vidéos et autres gadgets électroniques ont bien de mal à tenir le choc… 

To he, des figurines en pâte qui n’en finissent plus d’enchanter ảnh 1Dang Van Hau et ses to he. Photo: tuoitrethudo.com.vn

À chaque fois que Dang Van Hâu se prépare à fabriquer des to he, l’effervescence s’empare des enfants du village. Il faut dire que Dang Van Hâu est passé maître dans l’art des figurines en pâte et que le voir à l’œuvre est un spectacle qui ravit les plus jeunes, à commencer par la petite Yên Chi, qui lui voue une admiration sans borne…     

«Ici, tout le monde sait confectionner les to he. Mais Hâu, c’est vraiment le meilleur!», dit-elle.  

Du rouge, du jaune, du vert, du bleu, du marron, du noir, du blanc… Les pâtes sont prêtes. Pour un peu, on aurait envie d’en manger tant elles paraissent appétissantes…  

To he, des figurines en pâte qui n’en finissent plus d’enchanter ảnh 2Les matériaux de base sont on ne peut plus simples: de la pâte de riz gluant colorée, des tiges de bambou, un petit couteau et un peigne… Photo: VOV

«Je suis né dans un village où les to he font partie des traditions locales», raconte Dang Van Hâu. «Mon grand-père,  mon père… Ils étaient des artisans, tous les deux, et en général, ils se taillaient de beaux succès dans les fêtes de villages. Moi, je les suivais et je trouvais tout ça formidable. Alors forcément, j’ai eu envie, moi aussi, de me mettre à fabriquer des figurines pour apporter un peu de joie autour de moi, surtout aux enfants qui en raffolent… Ce que vous voyez, là, c’est une pâte faite à base de riz gluant. Quant aux colorants, ce ne sont que des produits naturels… C’est comestible, en fait!» 

Ludique et comestible… Que demander de plus? Ah, oui… Je vous entend d’ici: «C’est bien joli, ces figurines en pâte, mais à notre époque, c’est les jeux vidéos qu’aiment les enfants »… Et bien sachez, esprits chagrins, qu’il n’y pas que les jeux vidéos, dans la vie (heureusement, d’ailleurs!), que les fabricants de to he ne sont pas des êtres égarés en plein 21e siècle et qu’ils savent faire moderne quand il faut faire moderne!...

«La demande va crescendo au moment des fêtes traditionnelles comme la mi-automne ou le nouvel an lunaire», poursuit Dang Van Hâu. «Et pour ce qui est des figurines elles mêmes, il n’y a pas que des animaux! On peut tout à fait faire  la princesse Elsa, les super-héros de Marvel ou bien les Pokémon... Les enfants adorent ça, et leurs parents aussi!»   

To he, des figurines en pâte qui n’en finissent plus d’enchanter ảnh 3Photo: VOV

Les matériaux de base sont on ne peut plus simples: de la pâte de riz gluant colorée, des tiges de bambou, un petit couteau et un peigne… Ajoutez-y une bonne dose d’habileté et de savoir-faire, un temps d’exécution qui n’excède pas les deux minutes pour les artisans chevronnés - pour les amateurs, c’est bien évidemment une autre histoire! - et vous obtenez donc une figurine en pâte qui peut très bien faire office de cadeau ou de bibelot décoratif, comme  l’explique Thuy Linh, une cliente fidèle de Dang Van Hâu.

«Moi, j’achète les to he pour décorer mon intérieur et ma maison d’hôtes. Mes clients aiment bien ça, en général. Certains en rapportent chez eux, d’ailleurs. Et c’est bien, parce que comme ça, ils font connaître au monde entier cet aspect-là de notre artisanat», confie-t-elle. 

De nos jours, l’École Française d’Extrême-Orient et différents musées en France conservent plusieurs modèles de to he datant du début du 20e siècle, signe, s’il en fallait un, de l’intérêt, aussi bien esthétique qu’artisanal, de ces petites figurines qui n’en finissent plus d’enchanter les enfants, générations après générations. – VOV/VNA

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